Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française.

Une demi-brigade portant ce numéro est créée sous la Révolution, la de première formation. Le d'infanterie est en 1914 avec les bataillons de réserve du d'infanterie. Dissous après la fin de la Première Guerre mondiale, le est brièvement recréé en 1939-1940, au début de la Seconde Guerre mondiale.

Création et différentes dénominations : d'infanterie. 1919 : dissolution. 1939 : recréation du d'infanterie. 1940 : dissolution.

Chefs de corps - : lieutenant-colonel Fonssagrives ( du RI, du RI). - : lieutenant-colonel de Nerciat. - : lieutenant-colonel Baston. - : lieutenant-colonel HebmannPierre Abel Hebmann, . - : lieutenant-colonel Mougin.

- (cessez-le-feu) : lieutenant-colonel Rougier.

Historique des garnisons, combats et batailles du RI Première Guerre mondiale vignette|Le général Pétain décore le drapeau du le à Bergues.

Affectations division d'infanterie de à . 1914 Début de l'action le , dans la zone de concentration du C.A.

Le régiment compte 2 Bataillons : Bataillon réuni aux 2 bataillons du RI pour former un régiment de marche. Bataillon assure en Belgique la garde des convois.

Premier accrochage : le , le C.A. est engagé sur la Meuse. Ce jour-là, le régiment de marche est en réserve.

Le Corps est relevé par la Division du Général Mangin ; ce dernier prend le 201 sous son commandement avec le RI.

: Berry-au-Bac, la ferme du Choléra.

1915 Février - : moulin de Souain. le , à la suite du départ du (du ) pour Salonique, est amené à former une brigade avec son régiment d'active, le . Création du bataillon du à partir d'un bataillon du originaire de la région de Roanne. : Sapigneul. 1916 28 et : Début d'engagement dans la Bataille de Verdun ( Btn secteur de Thiaumont et Btn secteur de Froideterre et dans la redoute de Thiaumont). : violente défense à Douaumont. Relève du régiment le .

Faisant allusion aux combats du , le général Guillaumat, rendant hommage au régiment dit . 21 et , relève du RI dans le secteur, paisible, de Paissy. , le 201 est relevé par le RI , cantonnement et manœuvres au camp de Crèvecœur, dans le département de la Marne. , mouvement vers le camp de Gressaire et le 19, le Btn s'arrête à Maricourt et les et relèvent, à l'ouest de Maurepas, le Régiment mixte de Zouaves et de Tirailleurs. 21 et , le Btn monte en ligne avec les Britanniques à gauche. Le 23, le poste de secours du Btn. reçoit un obus tuant le médecin aide-major Roshem et blesse l'abbé Liénart et le médecin auxiliaire Férot. Le , à attaque des Btn. d'assaut vers les tranchées tenues par l'ennemi à l'ouest de Maurepas (Somme). Départ du secteur le ; le mouvement de vers Rancourt sous les mitrailleuses ennemis pour renforcer la brigade. Le régiment sera relevé le et retourne à Hardecourt aux mains de la DI. Le , le régiment est renforcé de dont 42 Sénégalais. Le régiment qui croit aller à Chantilly arrive le à Saint-Hilaire-au-Temple et s'installe à la ferme Navarin en pleine Champagne. La division est modifiée et compte désormais les régiments d'infanterie suivants : , 211, et 233. Les 43, 127 et 327 forment la Division.

1917 Le départ pour Saint-Germain-la-Ville ( de marche), arrivée à ; mise en alerte du régiment à et embarquement dans les camions vers Saint-Jean-sur-Tourbe. Engagement dans le secteur de Maisons-en-Champagne pour soutenir les et qui ont, sous le choc, perdu du terrain. Pour gagner les lignes, à partir de Minecourt, la progression est compliquée par le bombardement d'obus à gaz toxiques.

Après un important travail de préparation, la contre-attaque est prévue pour le ; le régiment sera relevé juste avant.

, arrivée à Condé-en-Brie et prise du cantonnement en remplacement du : Btn Montigny-lès-Condé. Btn Courboin et Confremeaux. Btn Celles-lès-Condé.

Le chanteur Polin chante devant le régiment et pour la première fois la célèbre chanson "la Madelon". Le 201 a été ainsi le premier à entendre et à chanter la fameuse chanson, reprise depuis, jusqu'à nos jours, par tous les corps de troupes.

, Départ des cantonnements ; arrivée sur les lignes le 25 : Btn Beaurieux. Btn Goussancourt et les Grottes de Romain. Btn Cuiry-lès-Chaudardes.

Les et Btn ont pour mission d'établir une tranchée dominant la vallée de la Craonnelle, au sud du Chemin des Dames.

Dans la nuit du 9 au , le Btn prend position dans les tranchées au sud-est de Craonne (Tranchées d'ouest en est : Belfort, Corbeil, Saget, Orléans) en relève du RI.

Au nord de la tranchée de Belfort, se situe l’orgueilleuse tranchée du Balcon, tenue par l'ennemi. C'est le premier objectif. Au nord encore, et parallèle au Balcon : le Chemin des Dames. Entre Belfort et le Chemin des Dames, 800 à . Au milieu de ces deux lignes : le "Ravin sans Nom".

Plus au nord du Chemin des Dames : la tranchée de la Sapinière. À l'est du dispositif: le saillant du Jutland, tenu par l'adversaire. À l'ouest : le plateau de Vauclerc.

, les et Btn rejoignent le dans les tranchées de départ.

L'assaut est donné à du matin par les et Btn. Le est en réserve au pied du Jutland. Après une courte progression, les mitrailleuses ennemies du Balcon et du Jutland prennent le régiment dans un feu croisé meurtrier. Des éléments du Btn. qui ont réussi à arriver au pied du Balcon se terrent.

Le médecin du Btn. (le docteur Lebecq) est mortellement touché ; celui du Btn. (le docteur Lorentz) est obligé de ramper pour porter secours aux blessés. Les hommes sont bloqués dans le « Ravin sans Nom ». La situation est critique. Elle sera débloquée grâce à l'action du Btn., commandé par le capitaine Battet, qui traverse tout le champ de bataille, du Jutland au plateau de Vauclerc, pour infiltrer la tranchée du Balcon par l'ouest, à partir du plateau de Vauclerc. Par cette manœuvre le Btn. permet au et au d'occuper la tranchée du Balcon.

Le 17, prise de la tranchée de la Sapinière puis, à la suite d'une contre-attaque, le régiment est rejeté à la tranchée du Balcon. La compagnie, qui avait été au-delà de la Sapinière, perd tous ses officiers (blessés ou prisonniers) et le capitaine Battet est tué ; la consternation est totale.

Le régiment est relevé dans la nuit du 17 au 18 par le RI, ses débris constituaient un bataillon de marche, emmené en camions jusqu'aux environs de Montmirail. Incorporation de la classe 17.

: transport vers Elsendamme en Belgique avec pour objectif de participer à l'offensive britannique pour libérer Ostende ; dans la nuit du 30 au : mise en place de l'attaque qui débutera à .

Relève le par le RI ; : annonce de la remise de la Fourragère (Croix de Guerre ? ), tant de fois désirée, au drapeau du régiment.

Le , le maréchal Douglas Haig remet des décorations britanniques à certains, en remerciement des services rendus.

Le : attaque en direction de la forêt de Houthulst en liaison avec l'armée britannique. Fin des opérations le .

Défilé à Amiens le puis le le régiment se trouve en Seine-et-Marne à Crouy-sur-Ourcq.

1918 Oise (mars à mai), Noyon, Crisolles, Tartefesse. Aisne (juin à juillet), Marne Grand Rosoy, combats de Plessier-Huleu, ferme Martinpré du 18 au , Alsace Suldekopf, (septembre à octobre), Roppe, Darney.

1919 Dissous le .

Seconde Guerre mondiale Formé le dans le secteur d'Arras sous les ordres du lieutenant-colonel Rougier composé de trois bataillons puis de la compagnie de pionniers, il appartient à la division d'infanterie sous les ordres du général Boell, division qui est rattachée au corps d'armée, au sein de la armée.

La division combat en Lorraine lors de la bataille de France et est capturée le .

Traditions et uniformes Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007: La Somme 1916 Flandres 1917 L'Ourcq 1918 Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918|left|90px 400px|Drapeau du régiment d'infanterie de l'armée française, avec ses batailles.

Décorations décernées au régiment Sa cravate est décorée de la croix de guerre 1914-1918 avec quatre citations à l'ordre de l'armée puis deux citations à l'ordre du corps d'armée.

Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire.

Insigne L'insigne régimentaire est fabriqué par l'artisan Mellerio, dit Meller, en 1939-1940.

Écu crénelé argenté chargé d'un cœur émaillé rouge. Sur le cœur, le beffroi d'Arras et le lion des Flandres font référence à la ville de formation du régiment, Arras. En pointe, quatre souris font référence à la devise écrite sur les portes d'Arras avant sa capture par les Français en 1640 : .

Personnalités ayant servi au Maurice Sautai (1868-1915), officier et historien détaché à la section historique de l'état-major de l'armée, capitaine de la compagnie du régiment d'infanterie tué à Souain. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale. Achille Liénart (1884-1973), aumônier militaire du RI de 1915 à 1919, sera évêque de Lille de 1928 à 1968 et cardinal.

Raymond Defosse (1897-1956), Compagnon de la Libération.

Notes et références

Sources et bibliographie Archives militaires du château de Vincennes. À partir du Recueil d'historiques de l'infanterie française (Général Andolenko - Eurimprim 1969). , .

Voir aussi Liens externes

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Articles connexes Liste de régiments français Grades de l'Armée de terre française

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