Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française constitué en 1914 avec les bataillons de réserve du d'infanterie.

À la mobilisation, chaque régiment d'active crée un régiment de réserve dont le numéro est le sien plus 200.

Création et différentes dénominations : d'infanterie.. : dissolution.

Chefs de corps : lieutenant-colonel Bigeard - : colonel Messimy - : colonel Galbrüner

Historique des garnisons, combats et batailles du Première Guerre mondiale Affectations : casernement Autun, d'infanterie, , de réserve. d'infanterie d'août à . d'infanterie jusqu'en . d'infanterie de à .

1914 Le , le régiment se rassemble à Saales et est dirigé vers Steige, où il prend contact avec l’ennemi, tout près de Steige. Du 21 au , le régiment prend part aux combats de Bataille de la Haute Meurthe, vers La Salcée, à Coinches, à Taintrux et à Saulcy-sur-Meurthe. Le , le régiment conquiert le col d'Anozel à l'ennemi. Le , le régiment se bat vers Saulcy-sur-Meurthe. Les pertes sont sévères : 1 chef de bataillon, 7 capitaines, la moitié de ses officiers et les trois cinquièmes de l'effectif sont hors de combat. Le , ce qui reste du d'infanterie coloniale est incorporé au et suffit à peine pour former un bataillon. Le , le régiment relève dans les tranchées le d'infanterie au Hohneck et à Hohrodberg, Hohrod et Stosswihr. Le , après un bombardement allemand, le du est attaqué, vers 17 heures, par un bataillon allemand qui a pris pied dans la position. Il est immédiatement refoulé par une contre-attaque faite par le du régiment et une compagnie de chasseurs à pied. Tout le terrain est repris. Le , le laisse le en ligne, le est placé en réserve à Longemer et à Xonrupt. Le , le va remplacer en première ligne le . Le , le se porte sur Fraize, en réserve. Le , le occupe le secteur du lac Blanc, Creux d’Argent et Hancelle. Le , le est relevé par un bataillon du et va cantonner à Plainfaing. Le , une attaque par le se déclenche sur la Tête des Faux, les Allemands progressent mais le , aidé par des éléments du de chasseurs à pied, contre-attaque et reprend le terrain perdu. Les pertes du s’élèvent à et blessés.

1915 Opération Alsace. thumb|320px|droite|Thann, vue de bâtiments bombardés en 1915. Le , avant le lever du jour, une reconnaissance offensive allemande d’une compagnie a commencé à cisailler les fils de fer des tranchées, en avant du hameau Le Beu, elle est repoussée avec pertes. Le , le régiment occupe les ouvrages de la , à au nord-est de Thann. Du au , le régiment restera à Thann et durant cette période de sept mois il exécute des travaux d’organisation défensive très importants. Les bataillons alternent entre eux pour l’occupation des positions. Grâce à leur aménagement bien organisé, les bombardements journaliers n’occasionnent que des pertes minimes. Le , le régiment relève le d'infanterie dans les tranchées du ravin du Fauxshil et au sommet de la Roche-Sermet, il est soumis à des violents bombardements qui occasionnent des pertes importantes. Le ravitaillement s’opère très difficilement. Jusqu’au , les travaux sont poussés activement, en vue d’une attaque française à grande envergure. Le froid est intense et la neige abondante. Le , l’attaque générale française se déclenche, à , sous les ordres du général de division Marcel Serret. Le tient les tranchées de départ au sommet de l’Hartmannswillerkopf. Vers , l’avance française était de en moyenne et faisait plus de allemands. Le , l’attaque se heurte à des renforts ennemis considérables, la progression est arrêtée et les troupes sont contraintes de revenir à leur point de départ, sous les poussées incessantes de contre-attaques allemandes. Les chasseurs à pied et le subissent des pertes extrêmement importantes. Du au , le régiment maintient sa position dans les tranchées et exécute intégralement sa mission, il maintient toutes ses positions et les améliore. Il repousse sans cesse les contre-attaques allemandes et malgré les lourdes pertes qu’il éprouve par un bombardement presque ininterrompu, il ne cède pas un pouce de terrain.

1916 Le , le régiment est envoyé à Thann. Le , le régiment est relevé et gagne Bussang. Le , le régiment va occuper les casernes de Raon-l'Étape. Du 17 au , le régiment stationne au camp de Saffais et exécute des exercices et des manœuvres. Les 30 et , le occupe les tranchées près de Curlu, les tranchées des Cariatides et les carrières d’Eulembourg) et subit de violents bombardements. Le , le du commandant Sutter, franchit la Somme (fleuve), et occupe le ferme de Monacu et supporte sans broncher un bombardement très violent et subit des pertes sévères. Le , vers 3 heures, la , qui occupe la ferme de Monacu, repousse une attaque allemande venant du bois Gachette, laissant sur le terrain la valeur d’une compagnie. Aussitôt après, le est relevé par le et va occuper les carrières d’Eulembourg. Le , le régiment attaque les bois et et les positions comprises entre ces deux bois (nord du bois de Hem), mais il leur est impossible de progresser sous la violence des tirs de barrage d’artillerie et de mitrailleuses. Le , le régiment est renforcé par un bataillon du du commandant Varaigne et renouvelle l’attaque de la veille, qui réussit pleinement, malgré des pertes sérieuses. Dans cette affaire, la , qui a pris une partie de la tranchée de la Lipa et le bois , résiste à de fortes contre-attaques. Le , le régiment est relevé par le d'infanterie et se rassemble à l’Eclusier. Le , Le remplace le d'infanterie au nord de la Somme. Le , le organise ses tranchées et aménage les boyaux et les tranchées de départ. Le , le régiment attaque la tranchée de Mossoul. Plusieurs contre-attaques se déclenchent dans la nuit, mais soutenue par le barrage des mitrailleuses et de l’artillerie, la position conquise est intègrement conservée. Le , le est relevé de ses positions, il va occuper le bivouac de l’Éclusier. Le , le régiment relève le dans le secteur de la Mitte. Le , le est relevé par le . Le , le relève le dans le secteur du Four de Paris, des Meurissons et de La Mitte. Le , le régiment exécute un coup de main heureux où il capture des prisonniers et fait sauter des entrées de mines ennemies en ne subissant que des pertes minimes. Le , le relève le , qui va cantonner à Sainte-Menehould.

1917 Au Chemin des Dames. Le , le le d'infanterie territoriale dans le secteur de Moulin-Malot, à l’ouest de Reims, devant le fort de Brimont, il y séjourne jusqu'au février. Le , le régiment relève le d'infanterie territoriale vers Chauffour et Villers-Franqueux. Le régiment occupe ce secteur jusqu’au , il y exécute des travaux d’aménagement et de préparation d’attaque. Cette période est relativement calme. Le , le est relevé par le russehttp://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Sites-et-vestiges-de-la-Grande-Guerre/monument-regiment-russe-sujet_1100_1.htm.. Le , le relève le d'infanterie, au secteur de Moulin-Malot. Le , le est relevé par le d'infanterie territoriale. Le , le occupe ses emplacements de combat aux centres F.F1.G et H., le même jour, l’attaque française se déclenche. À 6 h 35, le colonel est prévenu que les tranchées du Godat, que le régiment doit occuper, sont libres. Immédiatement, suivant l’ordre donné, les deux bataillons s’élancent, au pas de gymnastique, pour passer le canal avant que les tirs de barrage le rendent infranchissable. Le , à 7 h 20, les bataillons est en place, n’ayant subi que des pertes légères. Le de tirailleurs, à la droite de la DI et en liaison avec la DI, qui avait atteint ses premiers objectifs, fut ramené, par des contre-attaques violentes, dans ses tranchées de départ en subissant des pertes très élevées. Le du est porté en avant et gagne bientôt les emplacements du ; il réussit à s’y maintenir, malgré les furieuses contre-attaques venant du bois de Faing. À 10h35, le du était chargé d’étayer la gauche de la d’infanterie. À 15h45, ce bataillon faisait face au bois du Seigneur, sur la lisières sud duquel débouchaient les contre-attaques allemandes qui venaient de refouler des éléments des et d’infanterie. À partir de ce moment, le seul en première ligne, en avant du et du RI, consolide les positions et résiste avec succès, l’après-midi et la nuit du 16 au 17, aux contre-attaques ennemies. Le , à 15 h 10, le une attaque, le et le , s’élancent à l’assaut des positions ennemies sur les bois en Potence et de Séchamps. À droite, le est arrêté, à de son point de départ, par des tirs de mitrailleuses partant de la Corne sud-ouest du bois du Champ du Seigneur, du bois Clair et du bois en Potence. Néanmoins, il réussit à progresser et s’accrochant au terrain, qu’il organise aussitôt, il s’y maintient. À gauche, le atteint ses objectifs malgré un violent tir de barrage de 150, engage un vif combat à la baïonnette et à la grenade avec l’ennemi occupant une tranchée dont les réseaux sont intacts. Subissant de très grosses pertes, sur le point d’être débordé sur sa gauche, ne recevant pas les renforts déjà demandés, le bataillon doit se replier sur la tranchée de départ. Le est en réserve de brigade, placé dans les anciens ouvrages allemands du saillant du Canal. Le , le régiment est relevé. Le , le relève le de bataillons de chasseurs alpins et un bataillon de la dans les tranchées de Cologne, le boyau de Berméricourt et la tranchée de Trèves. Le , le régiment est relevé par le . Le , le dans les tranchées, le du d’armée et occupe le secteur sud de la Dormoise, dans la région de Tahure. Il est en liaison, à droite, avec le RI, et à gauche avec le du d’armée. Le , le est relevé par le . Le , le régiment relève le dans le secteur Hamon et occupe les quartiers du Voussoir, de Soury-Lavergne et camp F. Le , le régiment est relevé par les et de chasseurs à pied. Le , la , à laquelle appartient le , est mise à la disposition de la . La bataille de Verdun. Le , il relève le en K1, K2, K3, sous-secteur de Mormont-Ouest, il y séjourne jusqu’au , il subit des pertes importantes. Le , le résiste à un coup de force allemand, sur la . Le , le régiment est relevé par le et est placé en réserve. Le , le régiment relève le dans le secteur de Mormont. Il l’occupe jusqu’au inclus. Le régiment fut soumis à une rude épreuve pendant ces deux périodes en avant de Verdun. Ses pertes ont été importantes. Malgré les privations de toutes sortes, le ravitaillement insuffisant et la boue qui nivelait les tranchées, le résiste à toutes les attaques allemandes. Le , le est relevé par le et va au repos .

Le , à 10 heures, à Grimaucourt, le régiment est dissous.

Le , les unités du d’infanterie sont versées aux , , , , et d’infanterie coloniale. Le , les officiers rejoignent les régiments d’infanterie de la , où ils ont été affectés. Le , l’officier de détails embarque, à la gare de Loxéville, le drapeau, les archives et le matériel du corps à diriger dans le dépôt, à Autun.

Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : La Somme 1916 Verdun 1916 400px

Décorations décernées au régiment Aucune citation au régiment, mais nombreuses citations de bataillons et de compagnies.

Devise Le , le colonel Galbrüner quitte le régiment, avec regret, pour aller prendre le commandement du d’infanterie. Avant son départ, il fait l’ordre suivant :