vignette|Concert d'Ajoy Chakrabarty au Festival de Rajarani, organisé au temple de Rajarani à Bhubaneswar, Orissa (Inde).
La musique hindoustanie est jouée en Inde du Nord, au Népal, au Pakistan et en Afghanistan. C'est l'une des deux cultures musicales majeures de la musique classique indienne avec la musique carnatique, de l'Inde du Sud.
Histoire
Historiquement, il n'y a que peu de différence entre ces musiques jusqu'au . À la suite de l'arrivée des dynasties turciques du sultanat de Delhi, et de l'influence de la musique persane, peu à peu la scission va s'accentuer, et aujourd'hui ces genres sont cousins et comportent bien des similitudes, mais aussi bien des spécificités incontournables au point que les musiciens ne jouent habituellement pas ensemble. Il y a aussi des traditions musicales particulières et des instruments dédiés.
La musique hindoustanie devient rapidement une musique de Cour, jouée dans les darbars, les salles d'audiences des maharajahs. De ce fait, elle quitte l'orbe du temple et du service religieux, pour se concentrer sur un service plus complaisant, celui du charme. Les musiciens devaient plaire aux rajahs et à leurs auditoires. Ils se sont ainsi de plus en plus concentrés sur des histoires humaines, émotionnelles, chantées avec des mélismes et des arabesques inégalés. Les compositions se sont allongées, durant des heures, et les instruments de musique sont devenus plus grands et plus complexes (par l'ajout de cordes sympathiques), pour pouvoir être audibles dans de grands halls. C'est ainsi qu'est né en Inde la notion de concert et de salon de musique.
Les svaras (notes) et les râgas (modes), même s'ils portent encore des noms communs parfois, ne désignent plus du tout la même chose du Nord au Sud. À l'intérieur même de la musique hindoustanie, des évolutions ont eu lieu. Ainsi le style religieux dhrupad du Moyen Âge a-t-il laissé place depuis deux siècles au khyal, un style plus « romantique ». De plus, des styles semi-classiques, tels le thumri ou le ghazal, usant du persan et de l'ourdou, sont apparus. De même pour les instruments, la vînâ a cédé sa place au sitar, et le mridang aux tablas.
Style musical Une grande partie du style musical hindoustani se place dans le cadre mélodique des râgas.
La musique hindoustanie utilise comme instrument, entre autres, les tablas.
L'improvisation du ou des musiciens est courante dans la musique hindoustanie. D'un point de vue théologique, la musique improvisée permet de se rapprocher ainsi d’un dieu créateur de beauté universelle.
La musique hindoustanie possède différents genre musicaux :
Les ghazals (ou chants d'amour), sont des morceaux avec une forte influence arabo-persane (sultanat de Delhi). Le dhrupad, né au à la cour du raja Man Singh Tomar (Gwalior). Il s'agit d'un genre vocal accompagné par un tambour, le pakhavaj. Les mélodies chantées sont inspirées d'anciens poèmes initialement rédigés en sanskrit, mais traduits en langue vernaculaire. Le khyal Le thumri. Ce style est très populaire au , particulièrement à la cour du nabab Wajid Ali Shah de Lucknow. Il accompagnait les danses kathak et traitait souvent du sentiment amoureux.
Notation La musique hindoustanie utilise le système de notation svaralipī.
Principaux représentants et musicologues Représentants : Abdul Rashid Khan (1908–2016) Roshan Ara Begum (1917-1982) Gangubai Hangal
Musicologues : Patrick Moutal
Notes et références
Annexes Bibliographie Patrick Moutal, Hindustani Raga Sangita - Mécanismes de base de la musique classique du nord de l'Inde, 2012 (, éd. 1987) .
Articles connexes Rasa Râga Tâla
Liens externes
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