LÉcole nationale supérieure de techniques avancées, de son nom de marque ENSTA, est l'une des françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur., membre fondateur de l'Institut Polytechnique de Paris. et fruit de la fusion entre les deux écoles du groupe ENSTA.
Fondée en 1741 par Henri Louis Duhamel du Monceau sous le nom d'École des ingénieurs-constructeurs de vaisseaux royaux, il s'agit de la plus ancienne grande école française et l'une des plus prestigieuses. L'ENSTA assure la formation des ingénieurs du corps des ingénieurs de l'armement depuis sa création, en tant qu'école d'application de l'École polytechnique. Elle forme également les Ingénieurs des Études et Techniques de l’Armement. L'école demeure civile bien qu'elle soit sous la tutelle du ministère des Armées par l'intermédiaire de la direction générale de l'Armement (DGA).
Membre du groupe IP Paris, c'est une grande école d'ingénieurs généraliste française membre de la conférence des grandes écoles. Elle forme aujourd'hui plus de 2000 étudiants. Elle dispense également des masters, mastères spécialisés, et accueille de nombreux doctorants dans ses six laboratoires.
L'école s'est installée en à Palaiseau, au sein du technopôle Paris-Saclay. Elle était par ailleurs membre fondateur de l'université Paris-Saclay, qu'elle a quittée depuis. En , l'école est devenue membre fondateur d'un nouveau groupement d'écoles : l'Institut Polytechnique de Paris.. Dans le cadre de cette nouvelle entité, elle quitte le groupe ParisTech le Communiqué de Presse de l'École polytechnique, https://www.ensta-paristech.fr/sites/default/files/fichiers/actus/19_06_03_cp_statuts_ip_paris_v16.pdf.
On compte parmi ses anciens élèves et professeurs de nombreux serviteurs de la défense nationale française, des ingénieurs de la société civile, des personnalités militaires et politiques ainsi qu'un prix Nobel de physique.
Depuis le , l'ENSTA est répartie sur deux campus (Palaiseau et Brest). Désormais, elle recrutera ses élèves ingénieurs généralistes sur le concours commun Mines-Ponts à partir de la rentrée 2026 (diplomation 2029). Elle propose également une formation d’ingénieur en Défense et Sécurité délivrée conjointement avec l’ISAE SUPAERO dont le recrutement est sur le concours commun Mines-Telecom sous 2 statuts : civils ou militaires (IETA).
Historique
Origines
L'origine de l'École remonte à 1741., date à laquelle Henry-Louis Duhamel du Monceau, inspecteur général de la Marine, créa une école à Paris destinée aux maîtres-charpentiers de marine.. À ses débuts l'école est installée dans l'hôtel particulier de Henry-Louis Duhamel du Monceau sur l'Île Saint-Louis. Lors de la Révolution française l'école va fermer ses portes avant d'accueillir de nouveau des étudiants à partir de 1793. À l'époque l'école est installée au palais du Louvre et après des changements de noms successifs (École des ingénieurs-constructeurs de Vaisseaux royaux, École d'application du Génie Maritime...), est appelée École nationale supérieure du génie maritimeENSTA ParisTech : École Nationale Supérieure de Techniques Avancées.
L'école deviendra une école d'application de l'École polytechnique et prendra à sa charge la formation du corps des ingénieurs du génie maritime qui restera au début du le plus prestigieux des corps en sortie de Polytechnique. Ses membres furent appelés les . L'école s'occupera aussi de la formation du corps des ingénieurs de l'aéronautique, les . Elle fusionne en 1940 avec l'École d'application de l'artillerie navale.
En 1951, le drapeau de l’École Nationale Supérieure du Génie Maritime reçoit la Croix de Guerre des mains de Jacques Gavini, secrétaire d’Etat chargé de la Marine. L'ENSTA Paris en devient l'héritière en 1970, date de sa création.
En 1970, dans le but de rassembler tous les corps d'ingénieurs de l'armement, Gonzague Bosquillon de Jenlis va initier la fusion des écoles historiquement chargées de la formation des différents corps techniques : l'École nationale supérieure du génie maritime (fondée en 1741) ; ; l'École nationale supérieure des poudres (fondée en 1900) ; l'École nationale supérieure de l'armement (fondée en 1936). Cette fusion donnera naissance à l'École nationale supérieure de techniques avancées qui deviendra ENSTA Paris.
Initialement, la fusion devait intégrer l'École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace (aujourd'hui connue en tant que ISAE-Supaéro).
L’ENSTA comporte depuis ses débuts des liens très forts avec l’école polytechnique (X). L'ENSTA et l'École Polytechnique ont une relation étroite, formalisée par une convention d'association. Cette association, officialisée par un décret paru au Journal Officiel de la République Française le , met en commun plusieurs compétences entre les deux écoles, notamment dans les domaines de la formation initiale et continue, la recherche, l'entrepreneuriat, les relations internationales et le soutien aux étudiants et à la recherche. Une telle relation entre l’X et l’ENSTA est unique parmi toutes celles avec les écoles d’application.
Le décret d'association entre l'ENSTA et l'École polytechnique a été abrogé par le décret du . Ce décret a créé l'établissement public expérimental "Institut Polytechnique de Paris" et a approuvé ses statuts, supprimant ainsi l'association précédente entre les deux écoles.
L'ENSTA est également membre fondateur de l'Institut Polytechnique de Paris, une entité qui regroupe plusieurs grandes écoles d'ingénieurs et vise à créer un institut de sciences et de technologies de rang mondial. Cette association permet à l'ENSTA de collaborer étroitement avec d'autres écoles partenaires telles que l'ENSAE Paris, Télécom Paris, et Télécom SudParis, renforçant ainsi son positionnement académique et scientifique.
Le 1er janvier 2025, ENSTA Paris et ENSTA Bretagne ont fusionné pour former l’ENSTA, une école d’ingénieurs unique à 2 campus : Paris-Saclay et Brest.
Liste des directeurs
Les directeurs successifs ont été : Gonzague Bosquillon de Jenlis. (1970-1974), X1936 GM ; Raymond Servières (1974-1976) ; René Francès (1976) ; Henri Boucher. (1976-1982), X1945 GM ; Jean-Marie Buscailhon (1982-1987) ; Jacques Waser (1987-1990), X1954 ; Pierre Jampy. (1990-1994), X1954 ; Pierre Sintès (1994-1998), ingénieur général de l'armement ; Hubert Pasteau. (1998-2003), X GM ; Dominique Tixeront. (2003-2008), X-Supaéro ; Yves Demay (2008-2012), X1977 ; Élisabeth Crépon. (2012-2025), X1983 ; Estelle Iacona (depuis ), diplômée de Polytech Nantes.
Groupements et Statut L'école est aujourd'hui un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel placé sous la tutelle du ministère des Armées devenu les articles et suivants du code de la Défense. En pratique, cette tutelle est exercée par la direction générale de l'Armement (DGA) et le directeur de l'école ou le directeur délégué est un ingénieur général de l'armement. Elle a plusieurs liens avec les écoles de ministère des Armées et des Anciens Combattants : elle est associée à l'École polytechnique et fait partie du Groupe des écoles nationales supérieures de techniques avancées avec l'école nationale supérieure des ingénieurs des études et techniques d'armement devenue École nationale supérieure de techniques avancées Bretagne.
Entre 2007 et 2019, elle est membre du Pôle de recherche et d'enseignement supérieur ParisTech qui réunit douze grandes écoles implantées en région Île-de-France : avant de rejoindre la Communauté d'universités et établissements Université Paris-Saclay à l'été 2014. Elle quitte officiellement cette dernière à l'été 2018, en rejoignant l'IP Paris (connu alors sous le nom de NewUni), et quitte ParisTech le .
Campus
Depuis , l'école est installée à Palaiseau juste à côté de l'École polytechnique dans des bâtiments construits pour l'occasion. Certains laboratoires étaient néanmoins implantés à Palaiseau, dans le pôle technologique de Paris-Saclay : « centre de l'Yvette ».
En effet, le bâtiment qu'elle occupait boulevard Victor dans le de Paris (précédemment occupé par Supaéro jusqu'à son départ à Toulouse) a été intégré à l’« Hexagone Balard », opération immobilière destinée à regrouper à Paris, sur un même site, le ministère de la Défense, la plupart de ses services et l'ensemble des États-majors des forces armées françaises.. Les anciens locaux qui abritent notamment des vitraux Lalique, sont promis à l'accueil d'une crèche, d'un amphithéâtre et des bureaux..
L’Ecole dispose également d’un campus sur Brest intégrant notamment une résidence étudiante ainsi que des laboratoires de recherche.
Enseignement Formation d'ingénieur généraliste Recrutement Il y avait jusqu’à 2025 deux modes principaux de recrutement pour le cursus ingénieur généraliste : pour l'essentiel via le concours commun Mines-Ponts, et en admettant aussi sur titres des élèves français via le concours GEI Univ et étrangers.. À partir de la rentrée 2026, le recrutement pour le cursus civil se fera uniquement par le concours Mines-Ponts.
Par ailleurs, il est possible de rejoindre l'école plus en avant dans le cursus, ou pour des master ou mastères spécialisés. En effet, l'école : accueille des élèves de l'École polytechnique qui peuvent effectuer leur année d'application pour achever leur cursus d'ingénieur ; accueille des élèves des Écoles normales supérieures qui peuvent compléter leur formation à l'ENSTA; a pu accueillir des élèves de l'ENSTA Bretagne effectuant leur année d'application pour achever leur cursus d'ingénieur ; étant ancien membre de ParisTech, reçoit également à ce titre des élèves des autres écoles du groupe ; est l'une des deux écoles de formation initiale des ingénieurs de l'armement avec l'ISAE-SUPAERO ; elle propose également une formation en ingénierie aux officiers des armées ; a mis en place un cursus « offshore » : cursus ENIT-TA, avec l'École nationale d'ingénieurs de Tunis ; les élèves sont recrutés sur concours en Tunisie puis suivent trois semestres de cours à l'ENIT et trois semestres à ENSTA ; dispose également d'un offshore en Chine, à Shanghai Jiao-Tong..
Contenu de la formation La première année se concentre sur l’acquisition des connaissances fondamentales des sciences pour l’ingénieur. Ces cours représentent un tronc commun à tous les élèves et couvrent trois grands domainesÉcole Nationale Supérieure de Techniques Avancées - Paris : mathématiques appliquées ; sciences et technologies de l’information et des communications (STIC) ; physique et mécanique. À la fin de cette première année les élèves suivent un stage d'immersion en milieu industriel (ou « stage ouvrier »)Titre ingénieur : Titre ingénieur Ingénieur diplômé de l'École Nationale Supérieure de Techniques Avancées (ENSTA ParisTech).
Le tronc commun scientifique se poursuit en deuxième année. Celui-ci se divise en trois filières : mathématiques appliquées, STIC et mécanique. Des variantes, appelées mineures, sont proposées à l'intérieur des filières, selon les spécialités.
L'école propose aussi aux étudiants de poursuivre leur formation par apprentissage, dès le début de la deuxième année : une alternance entre un mois en entreprise et un mois à l'école..
La deuxième année s'achève par un stage de recherche (PRe) d'au moins 10 semaines que les élèves peuvent faire dans l'université ou le centre de recherche de leur choix, en France ou à l'étranger. Néanmoins la plupart des élèves choisissent d'effectuer ledit stage à l'étranger au vu de l'obligation qu'ils ont de passer au minimum 3 mois du cursus à l'étranger.
Filières de spécialisation
En troisième année, les étudiants doivent choisir dans un des pôles une des 18 filières de spécialisation suivantes :
Pôle « Énergie, transport, espace » : Mobilité durable ; Énergies durables ; Nucléaire ; Systèmes Pyrotechniques et propulsion. Pôle « Ingénierie mathématique » : Sciences de l'optimisation et des données ; Finance quantitative ; Modélisation et simulation ;