Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française constitué en 1914 avec les bataillons de réserve du d'infanterie.

À la mobilisation, chaque régiment d'active crée un régiment de réserve dont le numéro est le sien plus 200.

Création et différentes dénominations : d'infanterie. : dissolution.

Chefs de corps Lieutenant-colonel Ripert

Historique des garnisons, combats et batailles Première Guerre mondiale Affectation d'infanterie d'août à d'infanterie de à

Le est à deux bataillons de chacun.

Il fait partie de la : général Grand d'Esnon.

Cette brigade comprend : le , lieutenant-colonel Ripert. le d'infanterie, lieutenant-colonel Grillot. le d'infanterie coloniale, lieutenant-colonel Bourgeron.

1914 Le quitte en Avignon pour le front. Ne quittant jamais le département de la Meuse, les hommes du d'infanterie de ligne d'Avignon y sont restés jusqu'en . De Buzy-Darmont au désastre du bois de Malancourt, en passant par Vigneulles, Hattonville, le Malinbois et Vauquois, l'unité de réserve du perdit 849 de ses membres.

1 – : à Avignon, à la caserne Chabran, se forme la RI. : le Régiment part d'Avignon par voie de terre et va cantonner à L'Isle-sur-la-Sorgue. 8 au : le régiment stationne à L'Isle-sur-la-Sorgue. : le régiment cantonne à Châteauneuf-de-Gadagne. 18 – : le régiment se rend en manœuvrant de Châteauneuf-de-Gadagne à Montfavet où il cantonne jusqu'au . : le () s'embarque en 2 échelons en gare d'Avignon à 3 h 25 ( Bataillon) et 9 h 29 ( Bataillon) du matin 22 aout 1914 : le débarque à 12 h 00 ( bataillon) et à 20 h 00 ( bataillon) à Dugny ( au sud de Verdun). : le bataillon du cantonne à Rupt-en-Woëvre. : le se cantonne à Mont-sous-les-Côtes, dans la Woëvre, au pied des côtes de Meuse. 24 - : Buzy-Darmont : 66 tués 25 aout 1914 : (4 h 30) « déboucher Buzy et atteindre Aucourt » : 100 tués ; 300 blessés : le revient avec sa division sur sa position de défense des Hauts de Meuse, Combres-sous-les-Côtes : 6 tués 27 - : Trésauvaux ( bataillon) : 3 tués 30 aout 1914 : Manheulles : 1 tué : le cantonne à Fleury. - : Fleury-devant-Douaumont : 4 tués : Le est à Vigneulles-lès-Hattonchâtel. 2 - : Mesnil-sous-les-Côtes, Bonzée : 2 tués : marche vers la région de Souilly (rive gauche de la Meuse au sud-ouest de Verdun) en faisant sauter les ponts derrière elles : 1 tué 6 - : une série d'opérations de détail vers Souilly, Ippécourt. Le tient la vallée boisée de la Cousances, face à Ippécourt, Bois de Fréty : 35 tués, 120 blessés : repos dans le village de Nicey : Tilly-sur-Meuse : 1 tué : ordre général du 14 - : Sommedieue : 2 tués : Hauts de Meuse : secteur Hattonville - Vigneulles. 20 – : secteurs Hattonville, Vigneulles, Chaillon : 400 tués : Rouvrois-sur-Meuse : les crêtes à l'ouest de Spada, puis les lisières au nord de la cote 322. 22 - : Spada, Lamorville : 19 tués : position sur la cote 322 : Chauvoncourt : 8 tués : campement à Malinbois : attaque de Chauvoncourt : Rupt-devant-Saint-Mihiel 29, , , 2 et : le régiment bivouaque dans les bois autour de Fresnes. - : Bois de la Haute-Charrière, Fresnes-au-Mont ( bataillon) : 11 tués Octobre : renforcement de 1914 : Régiment d'infanterie : le bataillon continue à améliorer l'organisation défensive de la position de Malimbois. : : le bataillon passe la nuit dans les tranchées pour appuyer 3 attaques conduites par : 1 bataillon du par les tranchées de la côte 277, le cimetière israélite de Mihiel et le port de cette localité, 1 bataillon du RI et 1 bataillon du sous les ordres du lieutenant colonel Juillet par Menonville et Mihiel, 2 bataillons de la DI partant de Les Paroches et prenant comme objectif Chauvoncourt et les casernes. La pendant ces opérations occupait les tranchées des carrières à au nord-est de la corne nord de Malimbois. : Le est relevé de sa position de premières lignes qu'il occupait à Malimbois par un bataillon du RI. Il est porté en réserve, en arrière du dernier bataillon à environ plus à l'ouest. à Bislée continue ses travaux de tête de pont. - : Malinbois, Chauvoncourt ( bataillon) : 65 tués - : Malinbois, Chauvoncourt ( bataillon) : 27 tués : le régiment est relevé par le (actif) de ces positions du Malinbois qu'il occupait depuis le . 2 – : Villotte-sur-Aire ( bataillon) : 1 tué 2 - : Ville-devant-Belrain ( bataillon) : 1 tué : le régiment en entier cantonne à Neuville-en-Verdunois : ordre d'opération de la Division. : Souhesme-la-Grande : 0 tué 7 - : Béthelainville : 4 tués : Chattancourt ( bataillon, 2 compagnies) : 0 tué (mercredi) : le cantonne à Esnes. : travaux du génie à Haucourt : occupation des tranchées de Malancourt - Haucourt (poste du lieutenant-colonel commandant le ) et les emplacements du Bois-Carré, de la cote 285 18 - : Esnes-en-Argonne : 2 tués 27 - : Esnes-en-Argonne : 0 tué 4 - : Esnes-en-Argonne : 2 tués 12 -: Esnes-en-Argonne : 2 tués 26 - : Esnes-en-Argonne : 0 tué

1915 Janvier – : Esnes, Haucouty, cote 304, Mort-Homme : le Ministre de la guerre décide une distribution supplémentaire comme suit : 3 - : Esnes-en-Argonne : 0 tué 11 - : Esnes-en-Argonne : 3 tués : Mamelon H d'Haucourt : tranchée Étoilée : Esnes : citation à l'ordre du Corps d'armée. 12 - : Esnes-en-Argonne : 3 tués : Décès du Caporal Jean-Baptiste Robin, blessure de guerre 20 - : Esnes-en-Argonne : 3 tués 25 – : Bois de Malancourt, Attaque de la tranchée enflammée vignette|Lazare Peyron, soldat français du RI au printemps 1915 dans le secteur du bois de Malancourt (Meuse) : Esnes-en-Argonne : le régiment qui était en position depuis le est relevé par 2 bataillons de la Division.

Ordre du Régiment félicitant la Compagnie :

Mars – : Le cantonne à Parois. Le et le d'Infanterie occupent un secteur qui longeait la petite rivière Buante et les tranchées allaient de Vauquois, ferme de la Hardonnerie, pont des quatre enfants, la Cigalerie, secteur de la Buanthe, tranchée de la Fonderie. 17 - : Vauquois, est (sous-secteur de la Buanthe) : 5 tués 27 - : Vauquois, est (sous-secteur de la Buanthe) : 7 tués 4 – : Vauquois : attaques sur les Éparges. 9 - : Vauquois, est (sous-secteur de la Buanthe) : 11 tués : Le Régiment a pour mission d'occuper le sous-secteur du bois de Malancourt (sous-secteur de droite). Les tranchées occupées par le Régiment étaient celles de la Canonnière-Basse, dans le vallon entre les mamelons d'Haucourt, les tranchées S, sur le mamelon sud-ouest d'Haucourt, et le groupe R à la lisière du bois de Malancourt.

Cette période de tranchées du bois de Malancourt a été marquée par des bombardements très violents et des explosions de mines très fréquentes principalement en avant des tranchées R. Lors de l'explosion d'une des premières mines, le , le Lieutenant-Colonel Perrier, commandant le secteur du bois de Malancourt, écrivait au Général de Brigade la note suivante : « de 4/7 15. « J'ai le devoir de vous signaler la rapidité avec laquelle les hommes du , qui s'étaient repliés par ordre dans la tranchée R, ont repris leur poste de combat après l'explosion de la mine française. « Sans la moindre hésitation et sans contrainte, ces hommes ont bondi vers l'avant et ont ouvert un feu violent quelques secondes après l'explosion. »

Cette opération ne réussit qu'en partie et la compagnie du ne put qu'occuper un entonnoir fait en avant des tranchées. Les Allemands contre-attaquèrent le , et un peloton de la compagnie du sous les ordres du capitaine Naquet, alla renforcer les occupants des tranchées I et J et de l'entonnoir qu'il fallait conserver à tout prix.

La résistance des hommes du permit de briser l'attaque allemande, et la position fut maintenue et organisée.

Aucun événement important n'est à signaler jusqu'au . Les compagnies du alternent dans le service des tranchées du bois de Malancourt qui leur sont affectées et travaillent pendant les périodes de repos à l'organisation défensive du bois, à la construction de boyaux et tranchées, à la pose de fils de fer, au barrage établi près du layon d'Haucourt. Des travaux de nuit sont également exécutés sur les mamelons exposés aux vues de l'ennemi.

Le régiment subit plusieurs fois des bombardements qui lui causèrent quelques pertes. Le , commença de notre côté un bombardement très violent des tranchées allemandes. C'était la préparation de l'offensive qui allait se faire en Champagne, et dans le secteur du bois de Malancourt.

L'action se réduisit tout d'abord à de violents tirs de notre artillerie, semblant préparer une attaque, et en même temps des brèches étaient faites dans nos réseaux de fils de fer pour permettre à nos hommes de se porter en avant. L'artillerie allemande répondit avec vigueur et le subit des pertes assez sensibles par des obus de gros calibres et des torpilles. Du 22 au , le régiment eut dix tués et 50 blessés dont 3 officiers. L'offensive de Champagne n'ayant malheureusement pas réussi, l'attaque projetée pour le qui devait se porter à l'assaut des tranchées du bois de Malancourt, et des tranchées situées sur la route de Malancourt à Avocourt ne se fit pas. Le , les Allemands font exploser 2 mines en avant des tranchées R sans résultat (3 tués, 8 blessés à la Compagnie du ). Le même jour, le génie français riposte et fait exploser une mine qui ensevelit le petit poste allemand.

De violents bombardements eurent lieu et le pendant plusieurs heures, la « tranchée de l'Observatoire », occupée par une section de la Compagnie sous les ordres du Lieutenant IMBERT, fut l'objet d'un tir par obus de gros calibre pour démolir le blockhaus de mitrailleuses. La tranchée fut complètement bouleversée et 5 hommes furent tués, ensevelis dans les abris. Le 13 et , nouvelle explosion de mines allemandes en avant des tranchées R. Le , les Allemands font de nouveau exploser un très gros fourneau de mine en avant des tranchées R (2 tués, 2 blessés). Le , les Allemands font exploser des mines, et le soir, lancent des obus asphyxiants dans le secteur du bois de Malancourt. Ces explosions se renouvelèrent ainsi fréquemment et, chaque fois, causaient des pertes aux compagnies qui occupaient les tranchées R.

L'année 1915 se termina dans un calme relatif et rien d'important n'est à signaler dans le secteur du . Les pertes du régiment de juillet à fin ont été de 60 tués et de 250 blessés. Jusqu'au jour de la grande attaque de Verdun, aucun fait saillant, à part des explosions de mines et quelques bombardements violents, ne se produisit dans le bois de Malancourt.

1916 La Bataille de Verdun fut déclenchée le au matin par le commandement allemand qui pensait - par la prise de Verdun - entraîner la rupture du front français et pouvoir ainsi opérer une marche foudroyante sur Paris. Le , lorsque les Allemands déclenchent la bataille de Verdun en rive droite de la Meuse, le RI - qui fait partie avec le RI d'Antibes de la brigade de la division de la Armée du général Humbert - est en et lignes dans le bois de Malancourt entre Avocourt et Malancourt. Le général Pétain - chef de la Armée - est alors chargé par Joffre du commandement de la région fortifiée de Verdun (RFV). Les 26-, Pétain organise en rive gauche de la Meuse, un « secteur ouest de Verdun » commandé par le « Groupement Ouest du général de Bazelaire » qui a sous ses ordres deux sous-secteurs : « gauche » avec le général Alby et « droit » avec le général Aimé. C'est ainsi que le Ri est intégré avec sa division (commandée par le général de Salins) en Position du Groupe du général Alby. N'ayant pas réussi à s'emparer de Verdun par la rive est, les Allemands attaquent en rive ouest de la Meuse à partir du mais dans le sous-secteur de droite à Forges dont ils s'emparent le jour même. Au soir du , n'ayant pas réussi à conquérir le sommet de la cote 295 (Mort-Homme), ils décident - le - d'attaquer par le bois de Malancourt pour s'emparer ensuite du plateau stratégique limitrophe de la cote 304.