Le d'infanterie ( RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française, actif pendant la Première Guerre mondiale. Il est constitué en 1914 avec les bataillons de réserve du d'infanterie. Il est dissout en 1919.
Création et différentes dénominations 2 au : création du d'infanterie, régiment de réserve issu du à Péronne. À la mobilisation, chaque régiment d'active créé un régiment de réserve dont le numéro est le sien plus 200.
Chefs de corps : lieutenant-colonel Malapert : colonel Charpentier
Historique des garnisons, combats et batailles du Affectations et constitution 2 au constitution à Péronne dans la Somme.
Le régiment fait partie de la d'infanterie de la division d'infanterie du corps d'armée, rattaché à la région militaire. Il reste avec la d' à .
Constitution en 1914 : 2 bataillons, le et le . Le , le est réorganisé et complété par un (le ) Le le régiment se reforme et reçoit des hommes pour la formation d’un (le ).
1914 Bataille des Frontières Août La mobilisation pour la constitution du d’infanterie s’effectue à Péronne du au .À cette date, l’effectif est le suivant : et soldats.Le régiment fait partie de la d'infanterie, une des deux brigades de la d'infanterie Le lieutenant-colonel Malapert prend le commandement du régiment qui est formé de deux bataillons (le et le ) : le régiment débarque à Aubigny-les-Pothées et va cantonner à Marlemont : le quitte ses cantonnements et entre dans la colonne de gauche de la 15 au : le régiment monte en ligne à Revin, et La Mazure (au nord de Mézières) pour tenir les ponts de la Meuse. : combat à Fumay où le régiment perd et . : le formant l’arrière-garde de la , à la mission de maintenir l’ennemi en gardant les passages de la Meuse entre Mézières et Boutancourt (ouest de Sedan). Il se retire en fin d’après-midi, et cantonne à Villers-le-Tilleul. : combat d’Ecordal : le appuie les 49 et de chasseurs à pied qui ont pour objectif Puiseux-le-Pas. Le s’empare de Chesnois-Auboncourt, mais il est vigoureusement attaqué par l’infanterie et les mitrailleuses allemandes. Le régiment se replie sur Allanduy. combat d’Echil-Annelles
Bataille de la Marne Septembre : appliquant les ordres du général Foch, le régiment cesse son repli à Connantre, aux environs de Fère-Champenoise et se porte immédiatement au mont Août. C’est le début de la bataille de la Marne : le se trouve à Allemant, à gauche des marais de Saint-Gond et occupe les crêtes 169 et 185, face au nord-ouest, l’ennemi venant de Saint-Prix à l'ouest de Fère-Champenoise. : le régiment occupe également sur le mont Août. Les 8 et , le supporte une violente canonnade, repousse des vagues déferlantes d’ennemis et ne perd pas de terrain. : la retraite des Allemands est générale. Le régiment poursuit l’ennemi en direction du nord, traverse la Marne à Condé-sur-Marne. : le régiment arrive à arrive à Sept-Saulx, sur la Vesle. L’ennemi maintenant arrêté, s’organise défensivement entre l’Oise et la Meuse. De violents combats se livrent sur ce front. Chaque parti consolide ses points d’appui, approfondit ses tranchées, multiplie ses défenses. À la guerre de mouvement succède la guerre de position.
Devant Reims : le régiment part pour Reims et s’établit face à Bétheny : la cathédrale, certains quartiers de Reims sont bombardés. Le vient au secours de la population, terrorisée par les incendies. : de violents combats se livrent au nord et à l’est afin d’expulser les envahisseurs des forts à partir desquels ils lancent leurs projectiles. : la attaque Betheny tenue par les Allemands. le de chasseurs à pied, de la s’empare de Betheny. Le reçoit l’ordre d’appuyer le RI qui attaque la position du Linguet. Partant de Betheny le régiment est pris sous un feu violent d’artillerie et les compagnies du ne peuvent pas progresser sur les pentes du Linguet. L’ordre de repli est donné et les compagnies reprennent leurs emplacements dans les tranchées.
Octobre : seconde tentative, l’objectif du est le pont des Cavaliers de Courcy, sans résultat. : troisième tentative, les vagues d’assauts françaises sont clouées sur place par les tirs de mitrailleuses. : quatrième tentative qui échoue, sauf une compagnie du qui se maintient à l’est des Cavaliers de Courcy. : avec le soutien du , le s’empare enfin du pont des Cavaliers de Courcy sur le canal. Le soir le régiment aura encore progressé de . À partir de maintenant les combats cessent, les adversaires restent sur leurs positions et s’y retranchent fortement.
Novembre Du au , aucun fait saillant ne caractérise cette période. La dont le fait partie, reste sur ses positions et effectue des travaux de terrassement.
1915 Septembre Jusqu’au , le régiment est occupé a creuser des tranchées et autres fortifications défensives. Du au le occupe l’ancien secteur du aux Cavaliers de CourcyLes Cavaliers de Courcy sont des levées de terre, bordées d'arbres, situées de chaque côté du canal de l’Aisne à la Marne, situés à au nord de Reims sur les communes de La Neuvillette et de Béthény.. Novembre : le régiment est relevé : le régiment cantonne à Verzenay et à Mailly-Champagne Du au , le relève le dans le secteur des MarquisesLes Marquises sont situés sur la commune de Val-de-Vesle au sud-est de Reims sur la RD 931.
1916 Janvier Jusqu’au le régiment reste en ligne dans le secteur des Marquises Février le régiment est relevé et cantonne à Mailly-Champagne le régiment quitte le secteur. Mars Du au il est mis en réserve à Ventelay. : le remonte sur Reims relever le dans le secteur de la voie ferrée de Laon. Du au , il reste sur ce secteur. Mai du au , le occupe le secteur de Bétheny : le régiment est définitivement relevé du secteur de Reims.
Verdun Juin : réorganisé et complété par un , le arrive en autos dans la région de Dugny sur Meuse et Nixéville d’où il est envoyé immédiatement dans les tranchées de première ligne du sous-secteur des Carrières (bois de Vaux-Chapitre), à l’ouest du fort de Vaux. Ce même jour après des bombardements et des attaques d’une violence inouïe, les Allemands sont très proches du fort de Vaux ; ils occupent Vaux devant Damloup, l’étang au nord du fort et sont aux lisières est de Damloup. Les 6 et le pilonnage de l’artillerie allemande rend les abords du fort de Vaux infranchissable aux troupes de secours. : le fort de Vaux tombe et les Allemands écrasent d’obus le front étendu entre la ferme de Thiaumont et le fort de Vaux, secteur occupé par l’extrémité sud du bois de la Caillette, le bois du Chapître et le bois de Fumin par la totalité de la (dont le partie). : les Allemands descendant de Douaumont attaquent les positions en contournant les redoutes de Thiaumont. Le flanc gauche du est momentanément découvert. , la liaison est rétablie et le . le régiment est relevé et installé à la caserne Anthouard à Verdun.Entre le 4 et le , en , le régiment perd soit 17 % de ses effectifs. À partir du , il est occupé à des travaux à l’ouest du fort de Souville, sous des bombardements incessants. Le : après une préparation d’artillerie intense, les Allemands attaquent violemment de La Lauffée à la cote 321. Le régiment est envoyé en position d’attente à la fourche des Quatre-Chemins à du fort de Souville. Malgré des pertes effroyables, les Allemands occupent le bois de Vaux-Chapître, grimpent sur les pentes du fort de Souville et se trouvent aux abords de Fleury. Le se porte en défense sur Fleury. : le régiment contre-attaque et dégage Fleury. : le régiment est relevé en pleine action. : le régiment embarque en autos à Landricourt et à Nixéville pour Nanteuil le Grand et Maulan.
Juillet Jusqu’au le régiment se reforme et reçoit des hommes pour la formation d’un .
L’Alsace – Le Sudel le régiment embarque à Ligny-en-Barrois et part en direction des Vosges, par Gérardmer, Cornimont et Xoulxe, afin d’occuper un secteur en Alsace. : le arrive en Alsace reconquise et cantonne à Oderen et Husseren-Wesserling. : le dans le secteur centre de la les 27 et de chasseurs alpins et occupe le Sudelkopf et Jufenhut.
Octobre En octobre la neige fait son apparition dans les Vosges et la température baisse brusquement.
Novembre Vers la mi-novembre, les Allemands écrasent les tranchées de torpilles malgré le froid intense. On enregistre - au Ballon de Guebwiller, - au Sudel, le vin gèle dans les tonneaux.
Décembre : le régiment est envoyé au repos. Il traverse le col du Roseberg où il marche pendant dans la neige. Il quitte l’Alsace, en chemin de fer, dans les environs de Belfort. Il débarque près de Villersexel et passant par Baume-les-Dames il arrive au camp de Valdahon (entre Besançon et Morteau).
1917 Janvier : le régiment embarque à Avoudrey, débarque dans les environs de Belfort.Par Leval, Massevaux, le col du Roseberg, il regagne ses anciens emplacements, où il relève le de chasseurs alpins. Jusqu’aux premiers jours de mai, la température restera toujours aussi rigoureuse et la neige atteindra d’épaisseur.
Avril Dans la nuit du 15 au , une partie du régiment prend part à un coup de main. : le remplace le dans le secteur nord, devant Metzeral et à l’Hilsenfirtz (au nord du ballon de Guebwiller)
Mai Les 7, 8 et les Allemands avec un nombre considérable d’engin de tranchées, exécutent des tirs systématiques de destruction. Le à du matin, l’ennemi attaque. À l’Hilsenfirtz, les guetteurs français alertent l’artillerie qui déclenche un tir de barrage, faisant refluer en désordre l’assaillant. Sur Metzeral, l’attaque a surpris les soldats occupés à réparer les défenses, mais la situation se rétabliet vite et les Allemands battent également en retraite.
Juin Les 5 et , le régiment relève le dans le secteur sud. Les 26, 27 et , le est relevé par le RI
Juillet Du 18 au , le est en ligne dans les zones de Hizel, de Largitzen et des Étangs.
Août : le est définitivement relevé du secteur Alsace, et stationne à Chaux, Rougegoutte, La Capelle sous Chaux, et Sermamagny.
Verdun Septembre : le embarque en train à Bas d’Evette. : il débarque à Nançois-le-Petit et Longeville au sud-est de Bar-le-Duc, et cantonne dans les villages de Guerpont et de Silmont. Les 11 et le régiment est transporté en camions et autos à Verdun. : il relève des éléments du dans le quartier des Quatre-Chemins, dans la zone de Le Chaume, dans le bois des Caurrières. Dans la nuit du 13 au 14, le subit un violent bombardement. : à , il est assailli par des troupes spéciales. Le régiment résiste, mais refoulé par les forces ennemies, écrasé par l’artillerie allemande, il recule jusqu’au quartier des Quatre-Chemins où il réussit à se maintenir, à se réorganiser pour contre-attaquer. Vers , le et les éléments restant du contre-attaquent et rejettent l’assaillant du plateau des Caurrières.Les débris des bataillons les plus touchés se rassemblent dans les abris du ravin de l’Ermitage, en réserve. Du 16 au la zone de Le Chaume est soumise à de violents bombardements. : vers , les Allemands lancent une violente attaque, sur la zone Le Chaume. Le front fléchit mais ne rompt pas. Vers Les RI et contre-attaquent et reprennent le terrain perdu. Le positions sont confortées avec l’aide des RIT et . De cette journée vient le surnom, donné par les Allemands, de la « division des Tigres » Du 24 au , les bataillons sont encore soumis à des bombardements intenses, mais aucune attaque d’infanterie ne se produit. Dans la nuit du 27 au le est relevé. À partir du il cantonne à Guerpont et Silmont où il est recomplété par les officiers et les hommes du 245e RI dissous. La pointe de Saint-Mihel Octobre : le régiment relève les 86 et dans les zones du bois Mullot et Han-Beslay à Saint-Mihiel. , à Pont sur Meuse, le général Henrys commandant le d'Armée, remet la Croix de guerre au Drapeau du .
Novembre Le régiment participe à plusieurs coups de main en novembre et repousse plusieurs attaques ennemies.
1918 Janvier le régiment prend le secteur de Rouvrois-sur-Meuse et de Lacroix-sur-Meuse.
Avril