La d'infanterie () est une division d'infanterie de l'Armée de terre française qui a participé à la Première et à la Seconde Guerre mondiale, ainsi qu'à la guerre d'Algérie. Elle est formée d'unités majoritairement originaires de Bretagne.

Création et différentes dénominations

: formation de la d'infanterie : dissolution : nouvelle formation de la d'infanterie : dissolution : nouvelle formation de la d'infanterie début 1955 : la division devient une unité de réserve : reconstitution de la d'infanterie : dissolution

Les chefs de la division d'infanterie vignette|Le général Langlois à la fin de son commandement à la , en 1932. - : Général Lacretelle . - : Général Lambert Général Charles de Contamine - : Général d'Aubigny . - : Général Grisot . : Général Groth - : Général Sauret . : Général Maud'Huy - : Général Bonnier - : Général Bailly - : Général Trouchaud - : Général Giraud . - : Général Guillemin . - : Général Duchêne . - : Général Barbier - : Général Payot . 1929 - 1930 : Général René Madelin 1930 - 1932 : Général Langlois - : Général Leroy . : Général d'Arbonneau : Général Toussaint - : Général Lenclud. - : Général Borgnis-Desbordes539 - : général Dufourt - : général Giraud - : général Géliot ...

De 1873 à 1914

Première Guerre mondiale

Composition Infanterie : régiment d’infanterie d’ à régiment d’infanterie d’ à régiment d’infanterie d’ à régiment d’infanterie d’ à régiment d’infanterie de à (dissolution) Un bataillon du régiment d’infanterie territoriale d'août à Cavalerie :

Un escadron du de hussards d' à Un deuxième escadron de janvier à

Artillerie :

d'artillerie de campagne (3 groupes de 75) d’ à Un groupe de 155 C du d'artillerie lourde de à

Historique 1914 Mobilisée dans la . 5 - : transport par dans la région de Vouziers et des Alleux stationnement et couverture sur la Meuse, vers Sedan. 13 - : mouvement vers le nord, par Philippeville, en direction de la Sambre, atteint dans la région de Ham-sur-Sambre. 22 - : engagée dans la Bataille de Charleroi : combats vers Fosse et Arsimont. - : repli sur Florennes et Hirson, vers la région de Guise. : engagée dans la Bataille de Guise, combat de Sains-Richaumont. À partir du , continuation du repli, par Guignicourt et Épernay, en direction de Sézanne. 6 - : engagée dans la bataille de la Marne. 6 - : Bataille des Deux Morins : combats dans la région de Sézanne, le , combat de Boissy-le-Repos ; le 9 combat de Fromentières. À partir du 10, poursuite par Damery, en direction de Cormontreuil. 13 - : engagée dans la Bataille de l’Aisne : combat dans la région nord de Cormontreuil. - : retrait du front, mouvement vers le nord-ouest de Reims ; stationnement. : mouvement vers la région de Verberie. : transport par V.F. dans la région d’Amiens, puis mouvement vers le nord. - : engagée dans la Bataille d’Artois : combats vers Neuville-Vitasse, Boisleux et Monchy-le-Preux, puis stabilisation du front et occupation d’un secteur vers Agny et Berles-au-Bois : actions locales fréquentes. , front réduit, à droite, jusqu’au nord et Bretancourt.

1915 - : retrait du front et à partir du , occupation d’un secteur vers la Maison-Blanche et Écurie. : mouvement de rocade et occupation d’un nouveau secteur vers Saint-Laurent-Blangy et Roclincourt. , : engagé dans la Bataille d’Artois. : nouvelle rocade et occupation d’un secteur entre le sud de Neuville-Saint-Vaast et le Labyrinthe. - : retrait du front et repos au sud d’Amiens. À partir du , transport par V.F. dans la région de Revigny, repos. – : mouvement vers le front et occupation d’un secteur entre l’Aire et la haute Chevauchée. À partir du , mouvement de rocade et occupation d’un nouveau secteur vers le ravin de la Houyette et la Fontaine aux Charmes (guerre des mines). : violente attaque allemande sur la Harassée.

1916 - : retrait du front et repos vers Sainte-Menehould (éléments employés aux travaux à Avocourt). À partir du , instruction à Sivry-sur-Ante. - : mouvement vers Dombasle-en-Argonne et à partir du occupation d’un secteur vers le pont des Quatre Enfants et Avocourt. 26 - : retrait du front et repos à l’ouest de Clermont-en-Argonne. - : transport par camion dans la région de Verdun. Engagée à partir du dans la Bataille de Verdun, vers Chattancourt et Marre. : attaque française sur le Mort-Homme. - : retrait du front, transport par camions dans la région de Chevillon ; repos. - : transport par camions dans la région de Verdun et occupation d’un secteur vers le bois d’Haudromont et l’ouvrage de Thiaumont : du 17 au , combats vers Thiaumont (Bataille de Verdun). 2 - : retrait du front et regroupement vers Revigny. À partir du , transfert par camions en Champagne. - : occupation d’un secteur vers Auberive-sur-Suippe et l’est de l’Épine de Védegrange.

1917 8 – : retrait du front, repos vers les Grandes-Loges ; travaux de . - : transport par V.F. de la région de Châlons-sur-Marne, dans celle de Mailly-le-Camp et d’Arcis-sur-Aube ; instruction au camp. : transport par V.F. vers Beauvais et Montdidier ; puis mouvement par étapes vers le front. - : occupation d’un secteur vers Dancourt et Popincourt. À partir du , poursuite vers Saint-Quentin (Repli allemand). 21 - : retrait du front ; travaux vers Roye. À partir du , repos vers Breteuil. – : mouvement par Senlis, Montmirail et Épernay vers le camp de Châlons ; repos et instruction. - : occupation d’un secteur vers le mont Cornillet et le mont Blond. 4 et : attaque des positions ennemies du mont Blond et du mont Cornillet (Bataille des Monts). 15 - : retrait du front : repos et instruction vers Mairy-sur-Marne. - : mouvement vers la région de Triaucourt-en-Argonne, puis le vers celle de Les Souhesmes-Rampont ; repos et instruction. - : mouvement vers le front et occupation d’un secteur vers Haudromont et Damloup. - : retrait du front ; transport par camions dans la région de Condé-en-Barrois ; repos. – : occupation d’un secteur vers la ferme Mormont et la cote 344 : Le , attaque de la cote 344 et de la tranchée de Trèves ( Bataille offensive de Verdun). - : retrait du front ; repos vers Vanault-les-Dames. - : mouvement vers le front et occupation d’un secteur vers la tranchée de Calonne et les Éparges : , action locale sur les positions ennemies de la tranchée de Calonne.

1918 - : retrait du front et repos vers Nettancourt. : mouvement par la Champagne vers la région de Saint-Paul-aux-Bois. : organisation d’une position de sur l’Ailette, vers Champs et Manicamp (secteur de la DI) ; puis occupation d’un secteur dans cette région. 27 mai - 14 juillet : engagée dans la de l’Aisne : résistance puis repli depuis l’Ailette jusque vers Hautebraye ; stabilisation dans la région d’Autrêches, le plateau à l’ouest de Vingré ; combats incessants sur Hautebraye. : attaque du plateau de Sainte-Léocade ; puis progression jusque dans le village d’Autrêches. - : Retrait du front et repos vers Fresnoy-la-Rivière. À partir du au soir, engagée dans la de la Marne : attaque vers Longpont et Villers-Hélon ; progression par Contremain jusqu’à la Vesle, franchie le . 5 - : retrait du front ; puis transport par camions vers La Ferté-sous-Jouarre. À partir du , transport par V.F. dans la région de Ligny-en-Barrois ; repos et instruction. : transport par camions dans les Vosges. - : occupation d’un secteur entre la haute vallée de la Weiss et la vallée de la Fave. - : retrait du front et repos vers Corcieux. À partir du , transport par V.F. vers Compiègne et Rethondes ; repos et instruction. 7 - : mouvement vers la région de Crécy-sur-Serre atteinte lors de l’Armistice.

Rattachements Affectation organique : corps d’armée, d’ à

12 – 13 – 12 –

– – 26 – – – 8 – 2 –

– – – –

5 – – –

29 –

– 12 – 26 –

–

–

10 –

5 – – 8 – – – 24 –

L'entre-deux-guerres vignette|Le de la rend les honneurs au général Héring à Alençon, lors de manœuvres en Normandie en 1937. La loi du , sur l’organisation générale de l’armée, et la loi des cadres et effectifs du , fixent le nombre des divisions d’infanterie métropolitaines à vingt. Ces dernières sont considérées comme des forces de territoire affectées à la défense du sol métropolitain. Ces grandes unités d’infanterie sont de trois types, dix divisions d’infanterie de type « nord-est », sept divisions d’infanterie motorisées et trois divisions d’infanterie alpine.

La division d'infanterie est de type « nord-est ».

Composition régiment d'infanterie : Rennes régiment d'infanterie : Mamers régiment d'infanterie : Le Mans régiment d'artillerie divisionnaire : Rennes

Début de la Seconde Guerre mondiale Composition Le la DI, sous les ordres du général Toussaint, est rattachée au Corps d'Armée et en réserve du GQG.

Le , organisation des défenses. Le général remplace le général Toussaint à la tête de la DI.

À cette date la division d'infanterie se compose de : régiment d'infanterie régiment d'infanterie régiment de marche de volontaires étrangers (RMVE) régiment d'artillerie divisionnaire régiment d'artillerie lourde divisionnaire de reconnaissance de division d'infanterie et de sapeurs mineurs du du génie et tous les services (Sapeurs mineurs, télégraphique, compagnie auto de transport, groupe sanitaire divisionnaire, groupe d'exploitation etc.)

Historique

1939

1940 Le , la division contre-attaque les têtes de pont allemandes sur la Somme avec un régiment d'infanterie soutenu par des chars de la division cuirassée. L'assaut réussit et chasse la division d'infanterie allemande des ponts de Pargny et de Béthencourt-sur-Somme.

Le , le corps d'armée motorisé allemand du général Hoepner attaque la division depuis Péronne. Les trois régiments de la division sont déployés linéairement face à l'attaque menée par la Panzerdivision, soutenue par un régiment d'infanterie de la division d'infanterie et par 384 canons. Le RMVE tient Villers-Carbonnel à droite, le RI la zone d'Estrées-Deniécourt à gauche et le RI le centre. La division résiste aux Allemands, le RI a fait 216 prisonniers et 31 blindés allemands ont été détruits, même si les Allemands ont percé la ligne du RI sur . La droite de la division tient la zone jusqu'au et les lourdes pertes infligées par les unités de la armée, dont la DI, contraignent l'Oberkommando des Heeres à réorganiser l'organisation de ses corps blindés, évènement unique jusqu'à la fin de l'année 1941.

La division se replie sur l'Oise. Le , la division arrête une tentative de la division d'infanterie allemande sur Boran-sur-Oise en contre-attaquant avec la division cuirassée.

Reconstitution à la Libération

Composition régiment d'infanterie régiment d'infanterie régiment d'infanterie régiment d'artillerie divisionnaire régiment de dragons bataillon médical bataillon du génie compagnie mixte de transmissions des forces terrestres antiaériennes (formé le )

Historique La DI est la première division métropolitaine engagée dans les combats de la libération. Sa création a lieu dès à partir des unités FFI de Bretagne et il s'agit d'une des premières unités ex-FFI dont le numéro est officiellement attribué par le gouvernement provisoire.

Elle prend part à la libération de la Bretagne, positionnée face à la poche de Lorient depuis laquelle les troupes allemandes continuent de harceler les Alliés. La entre dans Lorient le , au côté de la d'infanterie américaine.

En , la DI est affectée aux troupes d'occupation en Allemagne (TOA), sur les bords du Neckar, en remplacement de la DIC. Après trois mois seulement, le , elle est dissoute.

Le des forces terrestres antiaériennes est dissous le , le bataillon médical le lendemain

Années 1950 et guerre d'Algérie