est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Indre, la Cité, le Malville, le Roulin et divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'un site Natura 2000 et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. La « vallée de l'Indre » est une zone spéciale de conservation avec la présence de deux plantes protégées au niveau national.
Palluau-sur-Indre est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1836.
Le patrimoine architectural de la commune comprend trois immeubles protégés au titre des monuments historiques. L'église Saint-Laurent, construite aux , puis remaniée au , est classée en 1945 (ancienne église Saint-Laurent) puis inscrite en 2013 (église du prieuré). Le château, construit sur un éperon rocheux et mentionné dès le , ruiné à la fin du et reconstruit aux , est classé en 1944 (façades et toitures du château ainsi que les parois décorées de peintures murales de la chapelle et de la tour ouest). L’église Saint-Sulpice, fondée au puis profondément remaniée aux , est classée en 2006.
Géographie Localisation La commune est située dans l'ouest, consulté le 3 septembre 2018. du département, dans la région naturelle du Boischaut Nord. Elle se trouve sur les escarpements de la vallée de l'Indre.
Les communes limitrophes sont : Saint-Genou (), Villegouin (), Arpheuilles (), Le Tranger (), Clion (), Saint-Médard () et Préaux ().
Les communes chefs-lieux et préfectorales sont : Buzançais (), Châteauroux (), Le Blanc (), Issoudun () et La Châtre ().
{"type": "ExternalData", "service": "geoline", "ids": "Q211643", "properties": { "fill": "#fc3", "stroke": "#ac6600" }}
Hameaux et lieux-dits Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : la Motte, Villebernin, Mont et la Vernelle, consulté le 17 septembre 2018..
Géologie et hydrographie La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible, consulté le 3 septembre 2018..
Le territoire communal est arrosé par les rivières Indre et Cité. Le confluent de ces deux cours d'eau est sur le territoire de la commune.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pellevoisin à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 15, 15E, 17, 28, 28F, 28K, 63, 63A et 943, consulté le 3 septembre 2018..
La ligne de Joué-lès-Tours à Châteauroux passe par le territoire communal, une gare (Palluau - Saint-Genou) desservait la commune. La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Châteauroux, à .
Palluau-sur-Indre est desservie par la ligne 2.4 du réseau d'autocars TER Centre-Val de Loire, consulté le 2 septembre 2018..
L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre, à .
Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée 46 et par le sentier de grande randonnée de pays de Valençay.
Urbanisme Typologie Au , Palluau-sur-Indre est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (83,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (53,9 %), prairies (20,1 %), forêts (15,2 %), zones agricoles hétérogènes (7,7 %), zones urbanisées (1,7 %), cultures permanentes (1,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Logement Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logementsSite de l'Insee : Palluau-sur-Indre, consulté le 6 septembre 2016. de la commune :
Date du relevé 2013 Nombre total de logements 557 Résidences principales 64,5 % Résidences secondaires 24,4 % Logements vacants 11,1 % Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 83,9 %
Risques majeurs Le territoire de la commune de Palluau-sur-Indre est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Cité, le Malville et l'Indre. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999 et 2016, partie 1 - chapitre Risque inondation..
Pour anticiper une remontée des risques de feux de forêt et de végétation vers le nord de la France en lien avec le dérèglement climatique, les services de l’État en région Centre-Val de Loire (DREAL, DRAAF, DDT) avec les SDIS ont réalisé en 2021 un atlas régional du risque de feux de forêt, permettant d’améliorer la connaissance sur les massifs les plus exposés. La commune, étant pour partie dans le massif de Saint-Médard, est classée au niveau de risque 3, sur une échelle qui en comporte quatre (1 étant le niveau maximal)..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Palluau-sur-Indre. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain..
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 98,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (84,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 560 sont en aléa moyen ou fort, soit 98 %, à comparer aux 86 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1992, 1998, 2011, 2017 et 2018 et par des mouvements de terrain en 1999.
Toponymie Ses habitants sont appelés les Palludéens..
Histoire La paroisse était située à l’origine à Onzay (au sud du centre-bourg de Palluau), jusqu’à la construction du château de Palluau. Le château a créé un pôle d’attraction, et le village s’est petit à petit presque entièrement déplacé, jusqu’à ce que le village d’origine ne soit qu’un simple hameau.. La résistance des autorités religieuses au changement fit que la paroisse ne fut déplacée à l’église du village principal qu’au .
Un château est mentionné à partir de 1073 (sous le comte d'Anjou et de Touraine, Foulques IV le Réchin). La famille noble de Palluau exerçait la seigneurie au Moyen Âge, depuis la fin du . Jouant un rôle important dans la région des confins de la Touraine et du Berry, elle eut aussi la Motte de Palluau (sur la rive droite/nord de l'Indre, à l'ouest du centre-bourg de Palluau ; voir ci-dessous), Montrésor, Luçay ; du au siècle, plusieurs seigneurs portent les noms de Geoffroy ou de Bouchard de Palluau (ou Paluau, Paluel). Les comtes d'Anjou Plantagenêts sont les suzerains, et entrent en conflit avec les Capétiens dans la moitié du siècle : le château de Palluau est alors disputé entre Henri II — puis ses fils Richard et Jean — et Philippe Auguste. L'Anjou et la Touraine sont perdus par les Plantagenêts en 1204 (traité de Chinon, 1214), et le Bas-Berry dès 1200 (traité du Goulet).
Pendant la Guerre de Cent Ans, la chevauchée du Prince Noir donne Palluau aux Anglais, qui l'occupent entre 1356 et 1360, le château étant incendié et démantelé.
Au , l'héritière Isabelle/Isabeau de Palluau transmit Palluau à son mari Jean (Jehan) Payen (Péan) (de Boussay), et leur fille Jeanne Payen(ne) ou Péan(ne) à son époux Huguenin (de) Tranchelion (famille limousine, de Pierre-Buffière), qui fit hommage au roi le ..
Jeanne et Huguenin ont pour héritier leur fils Claude Tranchelion (seigneur de Palluau vers 1384-1392). En 1400, Guillaume II (de) Tranchelion apparaît comme seigneur épouse sa cousine Isabelle/Isabeau de Menou (aussi descendante d'Isabeau de Palluau et Jean Payen) : ils sont les parents, entre autres enfants, de : Guillaume III († v. 1483 ; chambellan de Charles VI puis de Charles VII, marié vers 1425/1430 à Guillemette Horric ou Ouvoie, dame des Roches d'Avon qui vont prendre le nom de Roches-Tranchelion ; père d'Anne Tranchelion qui marie Pierre de Brilhac d'Argy vers 1449) ; et Jean Tranchelion (seigneur vers 1483).
A la génération suivante, on trouve comme enfants de Jean Tranchelion :
- Gilles, seigneur vers 1497 ; - Charles Tranchelion, seigneur de Palluau vers 1509/1511 († 1514), qui épouse Françoise de Silly : leur fille, autre Charlotte Tranchelion († 1536), marie en 1524 sans postérité Claude de Beauvilliers, comte de St-Aignan ; et leur demi-sœur - Charlotte Tranchelion, dame de Palluau vers 1514, mariée en 1470 à Gilles Brachet (les Brachet ont eu Peyrusse, Magnac, Salagnac, Montaigut...) : d'où Jean Brachet († 1530), père de Claude Brachet (seigneur de Palluau en 1536/1537), père lui-même de Claude II Brachet (seigneur en 1570 ; voir plus bas).
Les Tranchelion restaurent la forteresse et Charles Tranchelion la modernise.