La d'infanterie est une unité de l'armée de terre française qui a participé aux Première et Seconde Guerre mondiale.
Création et différentes dénominations
1873 : création de la d'infanterie 1923 : dissolution 1939 : nouvelle formation 1940 : dissolution
Chefs de corps - : Général Arnaudeau . - : Général Heintz : Général Sonnois - : Général Duchesne . : Général Lucas - : Général Godart . : Général Laurent - : Général Picard : Général Outhier : Général Verrier : Général Bonnier - : Général Maud'Huy . : Général de Montdésir : Général Vandenberg : Général Rouquerol - : Général Le Gallais . - : Général Tranié . - : Général Mordant
Avant 1914
Première Guerre mondiale Mobilisée dans la Région, la division appartient au d'armée de la française.
Composition à la mobilisation
Le JMO de l'unité fait état d'un effectif de répartis en 306 officiers et de troupe et sous-officiers. En outre la division est dotée de 2464 chevaux, 299 voitures et 36 canons. À la mobilisation la division comprend : État-major (commandant Chauvet) d'infanterie (colonel Reibell) d’infanterie (colonel Rabier) d’infanterie (colonel Tourret) d'infanterie (colonel Marie) d’infanterie (lieutenant colonel Frontil) d’infanterie (colonel Delaunay) Cavalerie de chasseurs (1 escadron) Artillerie divisionnaire (colonel Seguine) d'artillerie de campagne (trois groupes 75) Génie divisionnaire (capitaine Prétat) Compagnie 8/2 du du génie Services Service de santé Sous intendance Trésorerie et Postes Gendarmerie
Principales évolutions d'organisation et de composition À la fin de l'année 1916, le GQG décide de porter à 3 le nombre de divisions du d'armée. Ainsi, le , la est détachée de la DI et vient former, avec le RI, la DI commandée par le général Serot-Almeras. Pour constituer le troisième régiment de la division, le RI est transféré de la à la DI.
Ainsi, les principales unités d'infanterie seront affectées à la division pendant les périodes suivantes :
RI d’ à RI d’ à RI d’ à RI d’ à RI de à d'infanterie territoriale d'août à
Historique Mobilisée dans la Région
1914 5 - : transport par V.F. à Charmes, et concentration dans la région Châtel-sur-Moselle, Portieux. 10 - : mouvement vers la Meurthe, vers Glonville et Flin ; stationnement. 14 - : offensive, par Blâmont, en direction de Sarrebourg : , combats à Domèvre-sur-Vezouze et à Blâmont. , occupation de Sarrebourg. 19 et , combats vers Réding et Hoff (Bataille de Sarrebourg) 21 - : repli à l'ouest de la Mortagne, vers Haillainville. - : engagée dans la Bataille de la Mortagne : Combats vers Mattexey et Deinvillers ; puis stabilisation vers Saint-Pierremont. , progression jusqu'à la Meurthe. 13 - : retrait du front et transport par V.F. dans la région de Saint-Mihiel. 17 - : mouvement vers le nord-est, sur les Hauts-de-Meuse, puis en Woëvre : combats dans la région Woël, Doncourt-aux-Templiers. 20 - : retrait du front et transport par V.F. de Lérouville, dans la région de Sainte-Menehould ; les 23 et 24, transport par V.F. à Lérouville, et retour au sud de Saint-Mihiel. - : engagée dans la Bataille de Flirey : combats vers Apremont et le bois d'Ailly ; puis stabilisation et occupation d'un secteur dans cette région : vives actions locales répétées.
1915 - : engagée dans la Bataille de la Woëvre : 5 - , et du 22 au , violentes attaques françaises vers le bois d'Ailly. Puis stabilisation (guerre de mines). - : légère réduction du front, à gauche. 7 et : violentes attaques allemandes en forêt d'Apremont. : extension du front, à gauche, jusqu'à la Meuse.
1916 - : retrait du front ; repos vers Commercy et travaux. À partir du , instruction au camp de Belrain. - : mouvement vers la région de Pierrefitte-sur-Aire ; repos. À partir du , occupation d'un secteur vers les Paroches et Woimbey. - : mouvement de rocade et occupation d'un secteur vers le village des Éparges et Bonzée-en-Woëvre, étendu à droite, le , jusqu'au sud-ouest du village des Éparges. 3 - : retrait du front vers Rosnes ; repos, instruction. – : mouvement vers le front. Engagée dans la Bataille de Verdun, vers le sud de Damloup et le bois Fumin. : attaque allemande. - : retrait du front ; regroupement dans la région de Chaumont-sur-Aire ; repos. - : mouvement vers le front, et à partir du , occupation d'un secteur vers les Éparges et Bonzée-en-Woëvre. - : retrait du front vers Ligny-en-Barrois ; repos. À partir du , transport par V.F. au camp de Saffais ; instruction. - : transport par V.F. dans la région de Crèvecœur-le-Grand. À partir du , des éléments de la D.I. participent à l'occupation d'un secteur vers Berny-en-Santerre et Belloy-en-Santerre, sous les ordres des 3 et D.I.. 23 - : occupation d'un secteur vers Fresnes et Berny. - : retrait du front. À partir du , mouvement vers la région d'Aumale, puis, le , vers celle de Poix ; repos et instruction. : transport par V.F. de Crèvecœur-le-Grand, à Sainte-Menehould.
1917 - : mouvement vers le front, puis à partir du , occupation d'un secteur entre le Four de Paris, lieu-dit sur la commune de Vienne-le-Château, Marne et l'Aisne. À partir du , mouvement de rocade (transport par camions en Champagne) et occupation d'un nouveau secteur vers la ferme des Marquises et la route de Verzy à Nauroy. À partir du , engagée dans la Bataille des Monts : attaque du bois de la Grille. - : retrait du front, transport par camions dans la région Condé-en-Barrois, Vaubécourt ; repos. - : occupation d'un secteur vers Damloup et Haudiomont. - : retrait du front, mouvement vers Joinville-en-Vallage ; repos. À partir du , transport par V.F. vers Sainte-Menehould ; repos vers Dommartin-sur-Yèvre. - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Maisons de Champagne et l'Aisne. - : retrait du front ; instruction et travaux vers Dampierre-le-Château et vers Sainte-Menehould.
1918 - : mouvement vers le front, puis occupation d'un secteur vers Maisons de Champagne et l'Aisne : , front étendu, jusqu'au bois de Beaurain. À partir du début de juillet, front réduit, à gauche, jusqu'à la Main de Massiges, et à droite, jusqu'à Ville-sur-Tourbe. 15 - : engagée dans la de Champagne : combats vers la Main de Massiges et repli sur le front Virginy, bois d'Hauzy. - : retrait du front, repos vers Herpont, puis, à partir du , transport vers Ay. Engagée dans la Bataille de la Marne vers Sainte-Euphraise et l'Ardre. Progression jusqu'à la Vesle, puis organisation des positions conquises vers Jonchery-sur-Vesle et l'ouest de Muizon. : front étendu, à droite, jusqu’à Muizon. - : engagée dans la Bataille de Saint-Thierry : (Bataille de Champagne et d'Argonne) et dans son exploitation : franchissement de la Vesle, du canal de l'Aisne à la Marne, de la Suippe, de la Retourne, et, le , de l'Aisne ; puis organisation et défense des positions occupées vers le Thour et Nizy-le-Comte. – : engagée dans la Bataille de la Serre, à l'est du Thour : combats vers Recouvrance. - : retrait du front ; repos dans la région Ay, Saint-Imoges.
Rattachements Affectation organique : Corps d’Armée, d’ à
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16 – – 22 – –
19 -
20 – – – –
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– D.A.L. – Région Fortifiée de Verdun 20 –
Entre-deux-guerres En garnison à Bourges après guerre, la division est constituée en 1920 des , et d’infanterie et du d'artillerie de campagne. Elle est dissoute le et rectificatif : .
Seconde Guerre mondiale Composition Le la DI, sous les ordres du général Mordant, est rattachée au Corps d'Armée, intégré à la Armée du général Altmayer.
À cette date, elle comprend : Régiment d'Infanterie Régiment d'Infanterie Régiment d'Infanterie Régiment d'artillerie divisionnaire Régiment d'artillerie lourde divisionnaire groupe de reconnaissance de division d'infanterie Et tous les services (Sapeurs mineurs, télégraphique, compagnie auto de transport, groupe sanitaire divisionnaire, groupe d'exploitation etc.)
1940 - : Bataille d'Amiens (1940) La division d'infanterie participe à la Bataille au sud d'Amiens en tenant le village de Saint-Fuscien.
La division pendant la bataille détruisit plus de 136 panzers III et IV sur 196 chars engagés dans le combat par la Wehrmacht.
Elle résista avec l'aide de la d'infanterie et le Bataillon de chars de combat (BCC), aux 9 et Panzerdivision, puis à la Panzerdivision de Rommel. Cette résistance fut payée chèrement car les pertes humaines furent nombreuses, des prisonniers furent assassinés de façon effroyable : 86 corps furent retrouvés au saut de loup du parc du château à Dromesnil, et une centaine de soldats africains furent brûlés vifs dans une grange par des troupes allemandes non encore identifiées à ce jour.
La résistance des divisions françaises suscita l'admiration de responsables politiques étrangers : le président américain Roosevelt envoya un télégramme de félicitation à Paul Reynaud, Président du Conseil français. Charles de Gaulle s'appuya de ce télégramme pour créer après l'annonce de la demande d'armistice par Pétain, la France librePierre Rocolle, La Guerre de 40. La Défaite:10 mai-25 juin 1940, Paris, Armand Colin, 1990.Jacques Riboud, Souvenir d'une bataille perdue, Paris, J.R.S.C. 1990, réed. 2006..
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . JMO, accessible dans les liens externes et disponibles sur le site Mémoire des Hommes publié par le ministère de la Défense.
Liens externes JMO du août au 11 octobre 1914 JMO du 12 octobre 1914-23 avril 1915 JMO du 24 avril 1915 au 31 décembre 1916 JMO du au 23 août 1918 La 16° DI dans la bataille de l'Aisne (1917) Articles connexes
Liste des brigades françaises de la Première Guerre mondiale Liste des divisions françaises de la Première Guerre mondiale Liste des divisions françaises de la Seconde Guerre mondiale
Catégorie:Division d'infanterie de l'Armée de terre française Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute 16e division d'infanterie