Jean-Pierre Grallet, né le à Rozelieures en Meurthe-et-Moselle, est un évêque catholique français, franciscain, et archevêque émérite de Strasbourg depuis le .
En , il reconnait des abus sexuels sur une femme majeure.
Biographie Jean-Pierre Grallet est le fils de Jean Grallet, agriculteur, et de Jeanne GuyonBiographie sur le site de la Conférence des évêques de France..
Formation
Après être entré au Grand séminaire de Nancy, Jean-Pierre Grallet poursuit sa formation au scolasticat franciscain d'Orsay. Il est titulaire d'une licence de théologie et d'une maîtrise d’histoire.
Il a fait profession solennelle dans l'ordre des franciscains le à Épinal et est ordonné prêtre le .
Principaux ministères Prêtre Après son ordination, Jean-Pierre Grallet est envoyé pendant 3 ans comme aumônier de lycée à Phalsbourg en MoselleLouis Schlaefli, « Jean Pierre Grallet », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 45, p. 4630, .
Il est ensuite envoyé à Besançon où il s'occupe de la pastorale scolaire et de la pastorale de pèlerinage avant de devenir aumônier du lycée de Besançon-Palente de 1974 à 1977.
Il est ensuite nommé responsable de l'aumônerie universitaire de Besançon jusqu'en 1985 tout en enseignant l'histoire de l'Église au séminaire de Dijon de 1980 à 1986.
En 1985, il rejoint Strasbourg comme aumônier universitaire et maître des étudiants franciscains.
De 1988 à 1996, il devient responsable de l'aumônerie universitaire à Metz, avant de revenir à Strasbourg en 1996 où il anime un foyer d'étudiants jusqu'en 2004 tout en étant responsable de la formation permanente franciscaine de 2002 à 2004.
Jean-Pierre Grallet a également été visiteur général franciscain au Canada (1984), pour la province de Lyon et Maroc (1987), Rwanda et Madagascar (1997) et Togo - Bénin - Côte d’Ivoire (2001).
Évêque Nommé évêque auxiliaire de Strasbourg par bulle du , Jean Pierre Grallet est consacré le suivant. Le , le président Jacques Chirac et le pape Benoît XVI le nomment archevêque de Strasbourg où il succède à Joseph Doré (décret présidentiel de réception le et annonce par le Saint-Siège le suivants). Il est installé officiellement le .
Au sein de la Conférence des évêques de France, il est membre du Conseil permanent et membre du Conseil pour les questions familiales et sociales, et représentant de la Conférence des évêques de France à la Commission des conférences épiscopales de la communauté européenne (COMECE)
Depuis , il est membre du groupe de travail « écologie et environnement » animé par Marc Stenger.
Étant atteint par la limite d'âge imposée par le droit canonique, il remet sa démission au pape François.
Il se retire au sanctuaire de Notre-Dame de Bonne-Fontaine en Moselle.
Affaires judiciaires
Faits d'agression sexuelle
Après avoir été accusé d'agression sexuelle par une femme en , Jean-Pierre Grallet reconnaît le , dans un message rendu public sur le site de la CEF, avoir eu à la fin des années 1980, alors qu'il était religieux franciscain, .
Dans un communiqué, son successeur, Luc Ravel, indique que ces faits remontent à l'automne 1985. Ils ont été portés à sa connaissance par la victime en et il les a signalés à la procureure de la République de Strasbourg en . Il précise aussi avoir saisi le Vatican et indique que les enquêtes sont en cours. Un enquête pénale est aussi ouverte par le parquet de Strasbourg.
Michel Laloux, des Franciscains de France et Belgique, précise avoir appris le l’existence d’une procédure canonique ainsi que d’une plainte pénale visant Jean-Pierre Grallet. Il avait confié la responsabilité d’une maison de frères aînés à Jean-Pierre Grallet et annonce avoir .
Pour Cécile Berne, de l’association de victimes Comme une mère aimante, Jean-Pierre Grallet minimise les faits en employant des termes inappropriés.
Le procureur de la République classe sans suite pour prescription la procédure en .
Non-dénonciation d'abus En 2011, une Alsacienne vient dénoncer les abus à son égard d'un prêtre du Bas-Rhin auprès de Jean-Pierre Grallet. Vraisemblablement, l'évêque n'a rien fait. Ce n'est qu'en 2018 que cette victime alléguée est convoquée par Luc Ravel, ce dernier lui indique que son dossier est vide. L'affaire en reste là.
Prise de position Avortement à la suite d'un viol En 2009, Jean-Pierre Grallet adresse une lettre de sympathie à la petite Brésilienne de 9 ans qui a dû avorter après un viol, estimant qu'elle était trop « peu présente dans les débats » autour de l'excommunication prononcée par José Cardoso Sobrinho, archevêque de Recife à l'encontre de sa mère et de l'équipe médicale qui a pratiqué l'opération.
Devise épiscopale « Avance au large ».
Décoration
Le , Jean-Pierre Grallet est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur, au titre d' .
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes Évêque Circonscriptions catholiques françaises depuis 2002 Liste des évêques français Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église Abus sexuels sur mineurs dans l'Église catholique en France
Liens externes
Catégorie:Naissance en Meurthe-et-Moselle Catégorie:Naissance en mai 1941 Catégorie:Archevêque de Strasbourg Catégorie:Évêque auxiliaire de Strasbourg Catégorie:Dialogue entre chrétiens et musulmans Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Franciscain français Catégorie:Évêque catholique français du XXIe siècle Catégorie:Abus sexuels sur les femmes dans l'Église catholique en France