L'Union sportive de Créteil Football est un club de football français fondé en 1936 et situé à Créteil (Val-de-Marne), dans la banlieue sud-est de Paris.
Le club est créé en 1936 et s’inscrit dans une démarche pluridisciplinaire. Le plus haut niveau atteint par la section football du club est la deuxième division. À la suite de huit saisons consécutives en Ligue 2, le club est relégué en National en 2007 et en reste pensionnaire jusqu'à la saison 2012-2013 qui voit le club remonter en Ligue 2. Il reste seulement trois ans à ce niveau et retombe en troisième division lors de la saison 2015-2016.
Après avoir évolué au stade Desmont, l'USC s'installe au stade Dominique-Duvauchelle en début de saison 1983-1984. Le club, présidé par Anthony Maarek et l'équipe première, entraînée par Jérôme Arpinon depuis 2025, évolue depuis la saison 2022-2023 en National 2, soit le quatrième niveau dans la hiérarchie du football français.
Le , le club est racheté par l'homme d'affaires français Xavier Niel au travers de sa holding personnelle NJJ.
Le , pour les 90 ans de l’US Créteil, le club décide de changer de logo et de nom. L’US Créteil Lusitanos Football se renommera l’US Créteil Football.
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Histoire Genèse du club : une lente ascension (1936-1988)
À la fin des années 1920, des passionnés par le football décident de former ensemble le Club Sportif de Créteil, club omnisports comprenant des sections football, cyclisme et natationParis-Soir, janvier 1929 sur Gallica. Le principal but de la création du club est d'imiter les autres congrégations que sont le Club français, le Red Star, le RC Paris et le CA Paris qui jouent alors en première division française. Sans grand succès, ces passionnés décident de partir vers ces clubs voisins, laissant de côté l'association. M. Hémont prend alors la décision, en 1936, de fonder l’Union Sportive de Créteil. Club de football à ses débuts, il devient omnisports par la suite avec l'ouverture plusieurs autres sections sportives : cyclisme depuis 1938, basket-ball depuis 1945, athlétisme depuis 1963 et handball depuis 1964, notamment. L'USC omnisports compte 28 sections en 2015.
Le club récupère le stade de la route d'Alfort situé au nord de la ville de Créteil. Cette enceinte construite au début des années 1920 est utilisée comme camp d'entraînement du club de football du Cercle athlétique de Paris de 1926Chronologie / sports : avant 1930 sur le site de la ville de Créteil à 1936. La ville met fin à cette location au CAP afin de le mettre à la disposition des sportifs cristoliensChronologie / sports : de 1930 à 1949 sur le site de la ville de Créteil. Stade principal de l'USC jusqu'en 1983, il est rénové et, entre-temps, baptisé « Stade François Desmont » le ( assises)Chronologie / sports : de 1950 à 1969 sur le site de la ville de Créteil.
Leurs premiers succès dans ce stade est la montée en CFA, l'élite amateur, en 1962-1963 sous la houlette de l'entraîneur M. Hainque. Ce séjour en CFA se limite à une seule saison, puis le club chute en 1965 en Division Honneur Régionale, un niveau au-dessous de la Division Honneur à l'époque.
Sous la présidence de M. Périnelle, l'USC retrouve pied en DH en 1973 puis profite de la création de la Division 4 en 1978 pour retrouver les compétitions nationales. Les débuts à ce niveau sont catastrophiques avec seulement une victoire, trois nuls et six défaites lors des dix premières journées. Créteil bat ensuite le leader Senlis par 2-0 et signe une belle deuxième partie de saison, lui permettant pour la première fois de son histoire de se maintenir dans un championnat national. Cette joie est de courte durée : affublé de la lanterne rouge dès la cinquième journée du championnat de Division 4 1979-1980, Créteil ne parvient pas à redresser la situation et est logiquement relégué en DH.
En 1983, l’USC se dote d'un nouveau stade, le stade Dominique-Duvauchelle, qui porte le nom d’un journaliste sportif cristolien décédé peu avant l’inauguration de l’enceinte. Le stade ne comprend alors qu'une tribune d'honneur de assises.
En 1985, le député-maire de la ville, Laurent Cathala, décide de doter l’USC d’une équipe de premier plan. L’USC récupère ainsi cinq ex-pros du Stade français en pleine décomposition et signe rapidement des résultats probants avec trois promotions consécutives permettant aux Béliers de rejoindre la Division 2 dès 1988 sous l'impulsion de Jean-Marc Komano, alors entraîneur principal de l'USC, et à la suite de la double victoire contre le Matra-Racing Club. La lutte pour la promotion en 1987-1988 est acharnée avec le Red Star, mais c'est finalement Créteil qui décroche le billet vers l'antichambre de l'élite pour un point d'écart sur le rival et voisin audonien. En parallèle à cette belle saison en championnat, l'USC réalise un parcours honorable en Coupe de France, atteignant le stade des huitièmes de finale après avoir écarté les professionnels du Matra Racing Paris en matches aller-retour avec deux victoires cristoliennes 1-0. Créteil tombe au tour suivant face à SO Châtellerault aux tirs au but. Abdeljalil Aïd et Michel Milojević signent au Matra à la fin de la saison.
Début du professionnalisme et relégations (1988-1999)
Créteil assure son maintien sans problème en 1989 et en 1990, accrochant la dixième puis la neuvième places au classement. Début ensuite des allers-retours entre la Division 2 et la Division 3 : descente en 1991, montée en 1992 et descente en 1993. Les entraîneurs Marc Collat, Michel Milojević puis Robert Buigues se relaient pour faire remonter le club en D2, sans succès.
En 1996, Alain Afflelou rejoint l’équipe dirigeante. Sous sa présidence, l’USC fait signer Claude Barrabé et Didier Sénac et dispute les quarts de finale de la Coupe de France en 1997 face à l'En Avant de Guingamp au Parc des Princes () après avoir fait sortir le RC Strasbourg au tour précédent. Créteil s’incline en prolongation 1-3.
Lors de la saison 1998/1999, les Cristoliens sont récompensés d'une deuxième place en National, qui leur permet d'accéder à la deuxième division française. Afflelou, fort du succès de l'équipe, fait entre autres signer Anthony Bancarel, Franck Histilloles et Nicolas Huysman .
Maintien en Ligue 2 (1999-2007)
vignette|gauche|130px|Adrien Rabiot. commence le football à l'US Créteil en 2001. Créteil retrouve la D2 en 1999 et son stade de est alors doté d'une nouvelle tribune latérale assise ainsi que de tribunes derrière les buts, portant la capacité du Stade Duvauchelle à . La première saison est très difficile et le club doit se contenter d'une , au bord de la relégation. L'année qui suit voit le club finir à la .
Afflelou injecte encore de l'argent dans le club et fait signer quelques joueurs renommés comme le portier Stéphane Cassard ou encore Ghislain Anselmini. Le club termine cette fois-ci à la . Avec le passage de la première division de 18 à 20 clubs, cette place est synonyme de maintien. Afflelou jette l'éponge et quitte la présidence de l'USC en fin de saison.
En 2002, Armand Lopes devient président du club qui modifie son nom en « US Créteil-Lusitanos » malgré les refus, en assemblée générale, de l'USC et des Lusitanos de Saint-Maur (créé et historiquement supporté par la communauté portugaise de la commune voisine de Saint-Maur-des-Fossés) de fusionner. Le club va finir cette quatrième saison dans la deuxième division par une maigre .
La saison 2003-2004 est marquée par une honorable . L'équipe est alors entraînée par Jean-Michel Cavalli. La saison qui suit voit l'équipe finir à une arrachée en fin de championnat.
La capacité du stade Dominique-Duvauchelle est portée à en . Durant cette saison 2005-2006 et sous la direction d'Hubert Velud, l'USC réalise une bonne première moitié de saison en accrochant une place en haut de tableau. La seconde moitié de saison est plus difficile mais l'USC termine en huitième position du classement général. C'est le meilleur résultat pour le club en championnat de L2. Ces bons résultats furent salués par un public plus nombreux que jamais : en 19 rencontres, soit une moyenne de par match.
La saison suivante est très difficile et voit le club val-de-marnais se classer à une synonyme de descente en National. Ce fiasco s'explique notamment par le départ en début de saison de nombreux joueurs cadres tels que Eugène Ekobo, Christophe Aubanel ou David Amadou M'Bodji, mais surtout du milieu de terrain béninois Stéphane Sessègnon. L'entraîneur Artur Jorge, champion d'Europe avec le FC Porto en 1987, venu secourir le club en , quitte alors son poste.
Des difficultés en National (2007-2013)
Il est remplacé par Thierry Goudet, qui ne parvient pas à faire de Créteil un prétendant sérieux à la remontée en Ligue 2. Lors de la deuxième partie de saison, le club est même souvent proche de la zone de relégation. C'est pourquoi Goudet est limogé le , après la sixième défaite à domicile de la saison en championnat (contre Calais, 0-1, ). Il est remplacé par Olivier Frapolli, son adjoint et ancien joueur de l'équipe. Le changement se fait sentir et lors de la journée suivante, les Béliers s'imposent à la surprise générale sur le terrain du Paris Football Club sur le score de à 2. Avec Frapolli à sa tête, l'équipe engrange sur 15 possibles lors des 5 dernières journées, terminant à la . C'est donc très logiquement qu'il est maintenu aux commandes de l'équipe pour la saison 2008-2009.
À la peine en milieu de tableau du classement à la mi-saison 2008-2009, Créteil s'arrête au stade des seizièmes de finale de Coupe de France contre l'AS Vitré. En Coupe de la Ligue, le parcours s'arrête en huitièmes de finale contre l'OGC Nice après avoir écarté Nantes, Brest et Chamois niortais Football Club. Lors de cette saison, Créteil termine du championnat avec (9V, 22N, 7D, 38BP, 28BC, +10).. Le contrat de Frapolli n'est pas reconduit, Laurent Fournier le remplace en sur le banc cristolienFournier entraînera Créteil, Le Parisien, 08.06.2009
L'effet Fournier se fait immédiatement sentir et les banlieusards accrochent tout de suite le bon wagon afin d'accrocher la montée. À la trêve, ils sont aux portes de l'accès à la L2 mais une série de quatre défaites durant le mois de mars, après l'annonce publique du départ de Laurent Fournier, met définitivement fin à leurs rêves. Ils termineront finalement .
La saison 2010-2011 voit le retour d'Hubert Velud à la tête de l'équipe, l'entraîneur avec lequel le club a réalisé sa meilleure saison (2005-2006). La saison est décevante sur le plan sportif pour des Cristoliens qui terminent le championnat à la , malgré la présence d'anciens joueurs de Ligue 1 comme Jean-Michel Lesage ou Rudy Carlier. L'année est notamment marquée par un événement extra-sportif : l'agression physique de Velud dans la nuit du 18 au au retour d'un match à Amiens (perdu 2-1).
thumb|right|Présentation des équipes lors du match US Créteil - Bordeaux en 1/16 de finale de la Coupe de France le 21 janvier 2012 À l'été 2011 et comme à chaque intersaison, les départs et les arrivées à l'USC sont nombreux. Parmi ceux-ci, on peut noter l'arrivée de Jean-Luc Vasseur au poste d'entraîneur, de plusieurs joueurs peu connus des spécialistes français tels qu'Aristide Bahin ou Rodolphe Amessan, ou encore de joueurs sur le déclin (Johann Chapuis). Le club profite également des déboires financiers de l'AS Cannes, relégué en CFA, pour recruter trois de leurs joueurs (Vincent Di Bartolomeo, déjà cristolien en 2008-2009, Grégory Tomas et Mathieu Lafon). L'international malien Sammy Traoré, au Paris SG la saison précédente et en fin de contrat joue quant à lui la plupart des matchs de préparation avec l'équipe première mais ne signe finalement pas.