Blonde Vénus () est un film américain réalisé par Josef von Sternberg, sorti en 1932. Cinquième film pour le couple Marlene Dietrich / Sternberg après L'Ange bleu, Cœurs brûlés, Agent X 27 et Shanghai Express.

Synopsis Helen, une ancienne danseuse de cabaret venue d'Allemagne est mariée à un chimiste américain, Edward Faraday, malheureusement gravement irradié par du radium. Pour gagner de l'argent dans le but de soigner son mari en Europe, Helen retourne sur scène, dans le rôle de « la Vénus blonde », et obtient chaque nuit un vif succès. Elle se sent aussi très attirée par un fringant homme politique : Nick Townsend captivé par la Vénus blonde, qui va lui offrir un soutien financier...

Fiche technique Titre : Blonde Vénus Titre original : Réalisation : Josef von Sternberg Scénario : Jules Furthman et S. K. Lauren d'après une histoire de Josef von Sternberg et Jules Furthman Photographie : Bert Glennon Musique (non crédités) : W. Franke Harling, John Leipold, Paul Marquardt et Oscar Potoker Montage : Josef von Sternberg Direction artistique : Wiard Ihnen Costumes : Travis Banton Production : Josef von Sternberg Société de production : Paramount Pictures Pays de production : Genre : mélodrame Format : Noir et blanc - 35 mm - 1,37:1 - Son : Mono (Western Electric Noiseless Recording) Durée : 93 minutes Dates de sortie : États-Unis : France :

Distribution vignette|Marlene Dietrich

Marlène Dietrich (VF : Henriette Marion) : Helen Faraday Herbert Marshall (VF : Alain-Durthal) : Edward Faraday Cary Grant (VF : Paul Lalloz) : Nick Townsend Dickie Moore (VF : Pierre Riscaldino) : Johnny Faraday Gene Morgan : Ben Smith Robert Emmett O'Connor : Dan O'Connor Sidney Toler : l'inspecteur Wilson Morgan Wallace : Docteur Pierce Clarence Muse : Charlie Hattie McDaniel : Cora Cecil Cunningham : la directrice du Norfolk Elsa Janssen : une commère Marcelle Corday : la servante d'Helen en France Rita La Roy : « Taxi Belle » Hooper Larry Steers : le directeur de l'hôtel à Baltimore Davison Clark : un barman

Critiques

À la sortie du film

Le New York Times : Homer Dickens, Marlene Dietrich, éditions Henri Veyrier, 1974, p.107.

Rétrospectives

Homer Dickens :

Thierry de Navacelle : Thierry de Navacelle, Sublime Marlene, éditions Ramsay, 1982, p. 57.

Jean Tulard : Jean Tulard, Guide des films, collection Bouquins, éditions Robert Laffont, 2002, tome 1, p. 356.

Juliette Michaud : in Juliette Michaud, Il était une fois Hollywood, éditions Flammarion, 2013, .

Autour du film Pendant la préparation du film, la Paramount refusa la première fin que le réalisateur lui proposait. Sternberg abandonna le projet, et par solidarité, Marlene aussi. Elle fut suspendue par le studio le , pour non-respect de son contrat, et remplacée par Tallulah BankheadMaria Riva, Marlene Dietrich par sa fille, éditions Flammarion, 1992, p. 141..

À ce même moment (entre le 15 et le ), l'actrice reçut des lettres menaçant d'enlever sa fille, menaces qu'elle prit très au sérieux : le bébé du couple Lindbergh venait d'être enlevé et retrouvé mort le . Menaçant de retourner à Berlin où elle se sentait plus « en sécurité », son mentor trouva un arrangement avec le studio et le tournage de Blonde Venus put commencer.

Sternberg écrit dans son autobiographie :

C'est le seul film dans lequel Marlene Dietrich joue le rôle d'une mère de famille. Elle y chante, comme dans L'Ange Bleu et Cœurs brûlés.

Marlene porte dans une scène de ce film un frac blanc, dont les revers blancs également, ne ressortaient pas assez à son goût. Sa fille de huit ans lui suggéra de les faire briller un peu, idée que Dietrich et Sternberg reprirent dans le film.

Marlene chante trois chansons dans ce film : Hot Voodoo et You Little So-and-so de Sam Coslow et Ralph Rainger, et I Couldn't Be Annoyed de Leo Robin et Richard A. Whiting.

Le numéro du gorille est un moment marquant du film, et il va inspirer la chanteuse Madonna lors de sa tournée The Girlie Show World Tour en 1993, au cours de laquelle elle apparaît également vêtue d'une immense perruque blonde afro.

Le film fut un échec retentissant, le premier du duo artistique, peut-être parce que Dietrich y joue une femme d'intérieur. Son film suivant ne se fera d'ailleurs pas avec Sternberg, mais avec Rouben Mamoulian (Le Cantique des cantiques).

Cary Grant joue ici dans l'un de ses premiers films.

L'affiche du film, sur laquelle Marlene Dietrich pose de face le visage levé vers la lumière sur un fond noir, inspirera notamment David Bowie pour la pochette de son quatrième album (Hunky Dory, 1971) ou encore Freddie Mercury pour celle du second album de Queen (Queen II, 1974).

Notes et références

Liens externes

Blonde Vénus sur Carygrant.net Blonde Vénus, Histoires d’eau sur le blog d'Olivier Eyquem

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