Henri Le Floch c.s.s.p., né au Caouët-en-Kerlaz et mort le au manoir de Barbegal près d'Arles, est un spiritain et professeur catholique français.
Biographie Henri Le Floch est le fils d'un cultivateur de Kerlaz, Mathurin Corentin Le Floch, originaire de Trévigodou. Il a dans sa famille quatre grands oncles prêtres fidèles, réfractaires au serment révolutionnaire (emprisonnés, trois sont déportés en 1793 et un tué en 1794) qui seront Henri Le Floch, Mémorial familial . Lorsqu'il a neuf ans, sa mère, née Le Joncour, meurt à l'âge de trente-trois ans en soignant des malades de la variole. À onze ans, il est envoyé en pension chez les lassalliens, au Likès. Il a déjà la vocation sacerdotale. Il fait ensuite son petit séminaire à Pont-Croix et puis en 1878 son scolasticat à Langonnet, chez les spiritains. Il entre ensuite au séminaire de Chevilly. Il est ordonné prêtre le et fait profession le . À cause de sa santé fragile, il n'est pas envoyé dans l'outremer, mais comme enseignant à MervilleProfesseur de rhétorique, puis directeur des petits scolastiques.. En 1889, il passe au collège d'Épinal, en tant que professeur de philosophie, puis préfet des études. En 1895, il est nommé supérieur du collège du Saint-Esprit de Beauvais et il fait de ce nouvel établissement une maison d'enseignement de grande qualité. Le (fête de la Nativité de Marie), il devient supérieur du séminaire de Chevilly et directeur du grand scolasticat. Cette époque est celle de la volonté de la Troisième République de limiter le pouvoir des congrégations catholiques, mais la congrégation du Saint-Esprit parvient à échapper à la suppression, grâce en partie à l'action du R.P. Le Floch. Il passe ensuite son doctorat de philosophie à l'université de Louvain, puis en 1905 son doctorat de théologie à la Grégorienne.
À quarante ans, il est nommé recteur du Séminaire français de Rome d'où il a formé une soixantaine de futurs évêquesNotice biographique. Lorsque la France n'avait plus d'ambassadeur auprès du Saint-Siège, il a été chargé de missions secrètes entre Rome et le gouvernement de la République française.
Défenseur de positions antimodernistes, antilibérales et antidémocratiques, il est proche des idées de Charles Maurras et de l'Action française. Après la condamnation du quotidien nationaliste et de son directeur par le Vatican en 1926, le R.P. Le Floch est poussé par le pape Pie XI à quitter sa charge de recteur du Séminaire français en , à la requête du gouvernement français David Allen White, The Horn of the Unicorn, Arlington, Angelus Press, 2006.
Il s'installe à son retour en France au noviciat d'Orly. En 1939, il est reçu en audience privée par le pape Pie XII. En 1940, rattaché à la communauté de Marseille, il déménage en zone libre. Il missionne et poursuit un ministère de prédication en Provence autour d'Aix-en-Provence ; il termine ses jours dans la famille du Roure près d'Arles. Ses obsèques sont célébrées dans la chapelle familiale du manoir de Barbegal par Gabriel de Llobet, archevêque d'Avignon, en présence de nombreux anciens élèves. Il est enterré dans la chapelle du manoir.
Quelques publications
, prix Juteau-Duvigneaux de l’Académie française en 1914
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Liens externes
Catégorie:Naissance en juin 1862 Catégorie:Naissance dans le Finistère Catégorie:Décès en février 1950 Catégorie:Décès dans les Bouches-du-Rhône Catégorie:Prêtre catholique traditionaliste français Catégorie:Écrivain religieux catholique français Catégorie:Spiritain Catégorie:Personnalité de l'Action française Catégorie:Prêtre catholique français du XIXe siècle Catégorie:Prêtre catholique français du XXe siècle Catégorie:Décès à 87 ans