Nissim Merkado est un sculpteur français né le à Sofia (Bulgarie).
Biographie Nissim Merkado est né le à Sofia, en Bulgarie. Il émigre en Israël en 1948 pour s'installer à Tel-Aviv.
En 1953, Nissim Merkado obtient le diplôme de l'école technique mécanique de construction. De 1954 à 1956, il mène des activités littéraires (écriture de poèmes) et suit des cours d'économie politique. puis, de 1957 à 1959, les cours de l'École des beaux arts de Tel-Aviv et travaille dans son atelier de Tel-Aviv.
En 1962, il arrive à Paris et entre à l'École nationale supérieure des beaux-arts dans l'atelier Collamarini. Il s'installe et travaille à Paris.
En 1963, il présente deux œuvres au 74 Salon des indépendants : Un oiseau avec socle adapté (bois) et Torse (marbre noir belge).
En 1964, il présente une grande sculpture en bois au Salon de la Jeune Sculpture : Disharmonie. Il effectue sa première exposition personnelle en 1967 à la galerie Zunini : il y présente 21 œuvres (19 en bois, 2 en pierre).
Entre 1968 et 1971, il enseigne les arts plastiques à Sèvres. En 1969, il obtient la nationalité française et reçoit un prix du Salon de la Jeune Sculpture pour la sculpture Tentative d'échappement.
En 1970, Merkado crée le groupe Action-Analyse-Art (abrégé en : ANAL) constitué de toutes les disciplines artistiques et scientifiques. Ce groupe comporte deux sections : la section Fonctionnelle : un sculpteur, un peintre ; un architecte, un décorateur ; la section Analytique : un mathématicien, un physicien ; un sociologue, un psychologue.
En 1972, il devient membre du comité d'organisation du Salon de la jeune sculpture.
En 1973, il reçoit le prix Bourdelle. Cette année-là, le jury est composé d'Emmanuel Auricoste, Robert Couturier, Émile Gilioli, Étienne Hajdu, Étienne-Martin, Alicia Penalba et Antoine Poncet. Ce prix est doté d'une somme de et donne droit à une exposition personnelle au musée Bourdelle. Cette exposition a lieu du au ; Merkado y présente 30 œuvres. Michel Dufet écrit la préface du catalogue de cette exposition dans laquelle il estime que Merkado et qu'il propose à notre jugement.
En 1973, il participe au concours pour le monument du camp de Drancy, remporté par Shelomo Selinger, et participe au concours pour l'hôtel de ville de Bobigny que Victor Roman remporte avec L'Aigle.
En 1974, il élabore un projet pour une rencontre cosmique au sommet du mont Lycabette : il s'agit de couper le sommet d'une montagne et de le remplacer par un sommet-cône. Il réalise plusieurs dessins et photographies à ce sujet, comme le dessin de 1974 ou encore un report photographique de la maquette du projet.
En 1978, Merkado expose plusieurs œuvres à la galerie Roger d'Amécourt. Philippe Fresco réalisera quatorze photographies différentes de cette exposition.
En 1981, il remporte l'appel à projet parmi 11 projets d'environnement autoroutier pour le viaduc des Égratz (Haute-Savoie)., son projet se nommait Point final mais il ne sera finalement pas réalisé : la sculpture devait mesurer 42 mètres de hauteur et 70 mètres de longueur. Cette même année, l'Union des peintres Bulgares accueille un important ensemble d'œuvres de Merkado à la galerie Chipka de Sofia. Il participe également à l'exposition 20 ans de prix Bourdelle au cours de laquelle il expose quatre œuvres (œuvres 37 à 40).
En 1984, il devient professeur à l'École nationale supérieure des beaux-arts..
En 1987, il présente l'œuvre Centre Bi-Centre au musée Rodin.
En 1988, il réalise une étude pour la Ville d'Amiens concernant une sculpture en verre, mais celle-ci ne sera pas réalisée..
En 1989, il présente un projet pour le quartier 5 de Cergy-Pontoise.. Il présente son jardin bio-acoustique la même année.
Entre 1996 et 1998, il réalise plusieurs œuvres en lien avec le journal Libération : Un an de Libération (1996), Trois ans de Libération (1997) et Journaux Libération (journaux enroulés autour d'un bâton de bois, vers 1997-1998).
En 1997, l'UNESCO, dans le cadre de son projet d'un tribunal de l'eau, demande à sept sculpteurs, dont Merkado, d'imaginer une sculpture-fontaine fonctionnant en circuit fermé pour symboliser la nécessité d'économiser l'eau.
En 1998, il rend hommage à Monique Faux dans un livre collectif.
En 2000, il participe aux jardins vivants du musée promenade de Marly-le-Roi : il présente une installation jouant avec les reflets d'un grand miroir et ses abords.
En 2005, Merkado et Cavalier forment une des huit équipes participant au concours du parc d'Éole. Ils proposaient de condenser l'image et le son dans leur projet. Chaque équipe dans ce concours devait être composées d'au moins un sculpteur et un paysagiste.
En , son œuvre Meta, avec d'autres œuvres de Montigny-le-Bretonneux, est labellisée Patrimoine d'intérêt régional..
La vente de son atelier sur autorité de justice a lieu le à l'hôtel Drouot à Paris par l'étude Vermot et associés.
Œuvres
Œuvres dans l'espace public Au moins 20 œuvres de Nissim Merkado sont répertoriées dans l'espace public : 1972 : Perspective va-et-vient (reproduite au catalogue de l'exposition de 1973), sculpture en pierre, musée de Sculptures, forêt de Sénart. 1972 : sculpture dans un collège, Darnetal (Rouen) (architecte : Raymond Barbé) : une première commission a lieu le et une seconde commission le . 1973 : représentation monumentale d’Entre parenthèses II. 1974 : sculpture fontaine, Bobigny (architecte : Marius Depont). 1975 : Circuit, collège Jean Vilar, Villetaneuse (architecte : M. Tissier) : il s'agit de la reproduction monumentale d'une sculpture en duralium plus petite (Circuit Za ou Circuit Zb) qui a été vendue en 2021 durant la vente de l'atelier (lot n°39). Cette sculpture a également été réalisée en bois et métal, Merkado l'a exposée au musée Rodin dans l'exposition Collamarini : son atelier (, œuvre reproduite au catalogue). 1975 : sculpture, Yvetot (architecte : Raymond Barbé). 1977 : Cône, acier inoxydable (H. 2,40m, L. 9m, P. 2m), lycée national technique de Beauvais, actuel lycée Paul-Langevin (architectes : Mesnil et Noël): il s'agit d'une reproduction monumentale de l’œuvre Cône II (1973, bois), la commission a eu lieu le . 1977 : sculpture, collège d'enseignement technique, Neufchâtel-en-Bray (architecte : Raymond Barbé) : la commission a eu lieu le avec un arrêté en date du . 1977 : sculpture, collège Paul Fort, Reims-les-Châtillons (architectes : Masse et Roy) : la commission a lieu le . 1977 : sculpture, Troyes (architecte : R. Sonrier). 1979 : sculpture, Yvetot. 1986 : fontaine, en verre-néon, acier inoxydable et eau, Fismes (reproduite au catalogue de 1988) : la surface d'eau mesure , chaque plateforme carrée de béton mesure , deux surfaces de verre verticales () entourent un jet d'eau et un néon, un cône en acier couché est présent. 1987 : sculpture, Marnes-la-Vallée. 1987 : Degré, avenue de la Touraudais, Rennes-Atalante. 1989 : Acta, Garges-lès-Gonesse. 1989 : Ode, collège Victor Hugo, Noisy-le-Grand : sculpture de 9 mètres de hauteur et 24 mètres de longueur : la commission a eu lieu le concernant cette sculpture. Une maquette de cette sculpture a été vendue en 2021 dans la vente d'atelier (lot ). vignette|redresse|Meta (1992), Saint-Quentin-en-Yvelines. 1987-1992 : Meta, Saint-Quentin-en-Yvelines (architectes : Euvé, Blisson, Saint-Gealme et Lully) : disque incliné de béton armé habillé de granit noir poli de 25 mètres de diamètre et 30 centimètres d'épaisseur, posé sur douze colonnes, à Saint-Quentin-en-Yvelines, symbolisant la source de la Bièvre. Au sujet du titre, Merkado déclare : Cette sculpture a été réalisée à partir des anciens plans d'eau canalisés qui alimentaient autrefois les bassins du château de Versailles. La maquette du projet date de 1985 et est reproduite dans le catalogue de l'exposition Transit de 1988. Cette sculpture symbolise la chute d'une météorite qui donne naissance à la Bièvre et au canal du centre-ville. À l'extérieur, il y a une cage de verre et un rayon laser qui font le lien avec la voie ferrée et le passage des trains (en effet, la voie ferrée et les trains se reflètent sur la paroi vitrée). Merkado précise : À l'intérieur, il y a une crypte et un bassin d'eau dont l'acoustique est exceptionnelle : sur une photographie, on voit Merkado en train de photographier une violoncelliste dans cette crypte.
1999 : Fragments, V symposium, Museu Internacional de Escultura Contemporânea, Santo Tirso. Vers 2002 : Mémoire-Illusion, L'Albereta (Italie). Une maquette de cette sculpture a été vendue en 2021 lors de la vente d'atelier (lot n°227). 2012 : Parcours d'Hippocrate, UFR des sciences de la santé, Saint-Quentin-en-Yvelines : Merkado a imaginé de petits espaces paysagers dont le jardin ADN mais aussi des paravents végétaux. Le projet est déjà évoqué en : une enveloppe de avait été votée le pour le réaménagement artistique de cet espace (dont destinés à Merkado par décision du ), cette enveloppe est augmentée le .. L'espace prévu pour le Parcours d'Hippocrate est libéré le pour une fin de travaux le . Merkado a d'ailleurs profité de ces travaux pour planter un arbre symbolisant la philosophie au pied de l'escalier construit en face du centre commercial..
Œuvres référencées Abréviations : R pour : "œuvre reproduite au catalogue" ; NR pour "œuvre non-reproduite au catalogue" 1966 : Sculpture en inox composée de plusieurs éléments, réalisée en 50 exemplaires. c. 1962-1966 : Guerrier, bois ; 21 Salon des Réalités Nouvelles en 1966 (R), galerie Zunini en 1967 (œuvre n°1, R). c. 1962-1964 : Disharmonie (ou Désharmonie), bois ; 16 Salon de la Jeune Sculpture en 1964 (R), galerie Zunini en 1967 (œuvre n°6, NR). c. 1962-1965 : Orphée, bois ; 17 Salon de la Jeune Sculpture en 1965 (R), galerie Zunini en 1967 (œuvre n°7, R). c. 1962-1963 : Colonne à Pablo Casals, bois ; 15 Salon de la Jeune Sculpture en 1963 (R), galerie Zunini en 1967 (oeuvre n°8, NR). c. 1962-1967 : Couple (pierre) ; galerie Zunini en 1967 (œuvre n°9, R), cette œuvre est reproduite sur l'affiche de l'exposition (photographie de l'affiche). c. 1962-1965 : Couple allongé (pierre) ; galerie Zunini en 1967 (œuvre n°10, NR), vendue en 2021 (lot n°1). c. 1962-1967 : Couple I, bois ; galerie Zunini en 1967 (œuvre n°11, R), vendue en 2021 (lot n°16). c. 1962-1967 : Coup de poing II, bois ; galerie Zunini en 1967 (œuvre n°17, R) et vendue en 2021 (lot n°23). 1967 : Maquette pour l'affiche de l'exposition à la galerie Zunini ; sur cette maquette, Merkado dessine l’œuvre n°9 de l'exposition : Couple (pierre), la maquette est vendue en 2021 (lot n°25). 1967 : Tentative d'échappement I, bois ; exposée 24 Salon des Réalités Nouvelles en 1969 (R). 1968 : Horizontale, bois polychromé, métal et formica ; galerie Arcanes en 1973 (reproduite avec une notice explicative), musée Bourdelle en 1975 (œuvre n°11, NR), vendue en 2021 (lot ). c. 1968-1969 : Tentative d'échappement, bois ; cette sculpture obtient un prix du Salon de la Jeune Sculpture en 1969 (R). Un élément de cette sculpture a été vendu en 2021 (lot n°24). 1967-1968 : Tentative d'échappement I, acier chromé ; galerie Arcanes en 1973 (œuvre n°7, NR), il s'agit d'une sculpture réduite en acier de l'œuvre monumentale Tentative d'échappement 0. Elle a été vendue le (lot n°29) puis le (lot n°26) par la Jaffa Gallery. 1968 : Tentative d'échappement 0, bois teinté ; galerie Arcanes en 1973 (œuvre n°9, R), un élément de cette sculpture monumentale a été vendu en 2021 (lot n°293). 1968 : Particule, bois ; Salon des réalités nouvelles en 1971 (R), galerie Arcanes en 1973 (œuvre n°15, R), Musée Ingres en 1974 dans l'exposition Bourdelle et la sculpture moderne (NR). 1969 : Fuite I, bois et dural ; galerie Arcanes en 1973 (œuvre n°2, R). 1969 : Planification I, bois polychromé ; galerie Arcanes en 1973 (œuvre n°5, R), vendue en 2021 (lot n°37). 1970 : Projection B, bois et acier chromé ; salon de la Jeune Sculpture et galerie Arcanes en 1973 (œuvre n°11, R).