Charles Read, né le à Paris et mort le à Paris , est un érudit français.

Historien du protestantisme, au nombre des personnages les plus savants de Paris, il est connu pour avoir fondé la Société de l'histoire du protestantisme français, le musée Carnavalet et le journal l'Intermédiaire des chercheurs et curieux..

Biographie Fils d’Augustine Brulley et de l’Écossais, William Read, après avoir terminé ses études classiques au collège Louis-le-Grand, il a suivi les cours de la Faculté de droit de Paris. Reçu avocat, il se fait inscrire au barreau en 1841, et entre dans la magistrature, en 1843 comme substitut à Montélimar., devient, en 1845, substitut à Montargis. En 1848, le Gouvernement provisoire de la République le nomme sous-préfet à Blaye et à Villeneuve-d’Agen et, en 1849, il entre au ministère de l’Instruction publique et des cultes, comme chef du service des cultes non catholiques, et intervient, en cette qualité, dans la réorganisation des églises protestantes, prenant une part considérable dans le travail préparatoire qui a précédé les décrets de 1852 remplaçant les consistoires par les conseils presbytéraux..

Accusé par le ministre de l’Instruction publique Gustave Rouland de prendre le parti des protestants avant de défendre l’État., il quitte cette fonction, en 1857, et passe, à la préfecture de la Seine, comme directeur du service des contentieux.

En 1867, il est nommé chef de division des travaux historiques des archives, position qu’il occupait en 1871, lors des incendies de Paris pendant la Commune qui ont anéanti tous les services qu’il dirigeait, avec la plupart des documents et des livres précieux qu’il avait accumulés dans son cabinet. Il quitte alors la vie publique, pour s’occuper tour à tour d’histoire, de poésie, d’archéologie, de sciences pures et aussi de linguistique.

En réduisant en cendres les archives et l'état-civil parisien, le désastre des incendies de la Commune, ont provoqué, entre autres, la formation du musée des Collections historiques, destiné à abriter les documents relatifs à l’histoire de Paris, à laquelle il a pris une grande part, ainsi qu’à la restauration de l’hôtel Carnavalet, où il devait être installé.. Il a également pris part au sauvetage des arènes de Lutèce.

Très attaché aux principes de la foi réformée., il a été le président-fondateur, en 1852, de la Société de l'histoire du protestantisme français, reconnue d’utilité publique en 1870, dont il a dirigé le Bulletin historique et littéraire pendant quatorze ans, et la bibliothèque du 54 rue des Saints-Pères.

Il était membre de la Société nationale des Antiquaires de France.. Outre ses travaux dans le Bulletin de cette Société, qu’il a rédigé de 1852 à 1865, sa collaboration à l'Histoire générale de Paris, à la France protestante, aux Dictionnaires d'administration et de la politique, ses articles dans l’Intermédiaire des chercheurs et curieux, feuille spéciale qu’il a fondée, en 1864, et dont il a été le premier directeur., sous le pseudonyme anagrammatique de « Carle de Rash ». Il a également publié, sous ce pseudonyme et sous son nom, un grand nombre d’ouvrages historiques et littéraires. Il a aussi écrit sous les noms de plume de « A.-J. de Marnay » et de « C. R. »

Lors de l’affaire Dreyfus, il a été pour Dreyfus, contre les patriotards, les antisémites et les cléricaux de tous masques.. Il a collaboré, pendant quelques années, au Journal des débats.. À sa mort, il avait cessé, depuis quelque temps, de se présenter, comme il en avait l’habitude, à la candidature de l’Académie française..

Il est le père du poète , mort avant vingt ans, et de Mlle Read, exécutrice testamentaire et héritière des papiers de Barbey d’Aurevilly.. Il a traduit aussi quelques livres de l’anglais ; il a laissé d’intéressantes œuvres manuscrites et une bibliothèque de livres rares qui ont enrichi le musée Carnavalet..

À l’issue d’obsèques célébrées dans la plus stricte intimité, il a été inhumé, le , au cimetière du Montparnasse, où l’a rejoint, le , sa veuve, Françoise Henriette Cordier..

Publications Théâtre Vercingétorix, poème dramatique et lyrique en 4 actes, 1869.

Ouvrages Note de statistique sur les cultes non catholiques reconnus en France, 1851. L'Amiral Coligny, 1853. Bossuet dévoilé par un prêtre de son diocèse, 1864. Vercingétorix, pièce dramatique et lyrique, 1869. Les 95 thèses de Luther contre les indulgences, 1870. La Satyre Ménippée, 1876. .

Éditions scientifiques Henri IV et le ministre Daniel Chamier, 1854. . Pierre-Ignace Jaunez-Sponville, Le Ruvarebohni, Paris : G. Fischbacher, 1881, 2 vol. Mémoires de Dumont de Bostagnet, avec François Waddington, Paris, Michel Lévy frères, 1864. Agrippa d'Aubigné, Les Tragiques, 1872. Agrippa d'Aubigné, L'Enfer, 1873. Agrippa d'Aubigné, Le Printemps, 1874. .

Notes et références

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