Eugène Albertini, né le à Compiègne (Oise), mort le à Paris (2e arrondissement), est un enseignant en littérature latine et un historien spécialiste de l'Afrique du Nord romaine et un épigraphiste de textes latins.

Biographie Eugène François Albertini est issu d'une famille d'origine corse.

Son père, François Albertini, né en 1846 à Casaglione (Corse-du-Sud), mort en 1918 à Compiègne, est enseignant de collège.

Eugène Albertini effectue ses études supérieures en classes préparatoires littéraires au lycée Henri-IV à Paris (5e arrondissement). En 1900, il est reçu à l'École normale supérieure. En 1903, il est reçu, le premier, à l'agrégation de lettres. Entre 1903 et 1906, il est étudiant à l'École française de Rome, où il rédige un mémoire sur l'Histoire des travaux publics sous le règne de l’empereur Claude,.

Entre 1906 et 1909, Eugène Albertini est successivement nommé enseignant au lycée de Nantes puis au lycée de Vesoul. En 1909, il devient membre de l'Institut des hautes études hispaniques,.

Durant la Grande Guerre, Eugène Albertini est mobilisé au sein du 13e régiment territorial d'infanterie. Au terme du conflit, il est élevé au grade de lieutenant, est cité à deux reprises à l'ordre du jour de son régiment, et reçoit la croix de guerre.

En 1919, Eugène Albertini est nommé professeur à l'université de Fribourg (Suisse). En 1920, il succède à Jérôme Carcopino comme professeur des Antiquités de l'Afrique à la faculté des lettres d'Alger.

Il soutient ses thèses de doctorat en 1923, la principale sur La composition dans les ouvrages philosophiques de Sénèque et la secondaire sur Les divisions administratives de l’Espagne (il était habituel de soutenir deux thèses en passant son doctorat). De 1923 à 1932, il est directeur des Antiquités de l'Algérie et collabore en cette qualité au Corpus des Inscriptions latines d'Algérie.

En 1932, il rentre en France et de 1932 à 1935, il est titulaire de la chaire de civilisation romaine au Collège de France. Mais il retourne tous les ans en Algérie pour visiter les sites de fouilles en qualité d'Inspecteur des Musées et des Antiquités en Algérie. Puis en 1936 et 1937, il est chargé du cours d'histoire romaine à la Faculté des lettres de Rio de Janeiro, nouvellement créée.

Il a publié de nombreux articles sur les Antiquités de l'Algérie dans le Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques, les Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, le Journal des savants – où il fait paraître en 1928 une importante étude sur des actes de vente de l'époque vandale () découverts dans la région de Tébessa (ces documents sont connus depuis sous le nom de Tablettes Albertini) –, la Revue africaine, le Recueil de la Société archéologique de Constantine, le Bulletin de la Société de géographie d'Oran

Distinctions

Membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres (1938).

Principales publications . . . . . .

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . .

Liens externes

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