La Biennale d’art contemporain de Lyon est une exposition d'art. Elle a été créée en 1991 par Thierry Raspail et Thierry Prat et a lieu toutes les années impaires en alternance avec la Biennale de la danse de Lyon créée en 1984.

Thierry Raspail classifie les biennales d'art contemporain en trilogie. La première trilogie, 1991, 1993, 1995 était liée au mot Histoire. Les trois suivantes étaient liées au mot Global, puis ce fut Temporalité, Transmission, et Modernité dont le cycle se termine en 2019. Ayant pris sa retraite en 2018, la Biennale 2019 est la dernière pour laquelle il fait le choix du commissariat. La direction artistique est confiée à Isabelle Bertolotti.

Histoire Au départ, le festival "Les festivals internationaux de Lyon et Rhône-Alpes" est né en 1985 de la fusion entre deux associations : "Le festival Hector Berlioz" fondé en 1979 et "la Biennale de la Danse" fondée par Guy Darmet, nouveau directeur de la Maison de la Danse. Les festivals de Danse et de Musique fonctionnent en alternance, jusqu’à l’arrêt du festival Berlioz à la fin des années 1980. Une éphémère Biennale de Musique française est créée, puis disparaît et laisse place en 1991 à la toute nouvelle Biennale d’art contemporain, initiée par le directeur du futur Musée d’art contemporain Thierry Raspail.

Cette biennale devient alors la Biennale d'art contemporain la plus importante de France après l'arrêt de celle de Paris dans les années 1980.

On peut parler de la Biennale comme de l'exposition internationale à laquelle a été ajoutée deux autres plateformes : Résonance en 2003 et Veduta en 2007.

L'association "Biennale de Lyon" L'association "Biennale de Lyon" s'occupe de l'organisation, la conception et l'organisation de deux grands événements aux rayonnements internationaux : la Biennale de la danse et de la Biennale d'art contemporain.

Éditions Première Biennale (1991) La première édition de la biennale d'art contemporain de Lyon a eu lieu du au . Sur les de la Halle Tony-Garnier, du musée d'art contemporain (encore hébergé dans le musée des beaux-arts) et de l'ELAC, étaient exposés . Elle avait pour intitulé « L'amour de l'art ».

Les commissaires étaient Thierry Raspail & Thierry Prat. Cette biennale a accueilli .

Deuxième Biennale (1993) La deuxième biennale d'art contemporain de Lyon a eu lieu du au à la Halle Tony Garnier. Son intitulé était « et tous ils changent le monde ».

Cette biennale a accueilli .

Troisième Biennale (1995) La troisième édition a eu lieu du au à la cité internationale dans le tout nouveau musée d'art contemporain. Cette biennale n'a pas d'intitulé: En 1995, la Biennale ne s'intitule plus. Elle est simplement la biennale de Lyon. Elle s’intéresse à l'image mobile et présente le meilleur de l'art, s'appropriant, d'une manière ou d'une autre, la mythologie du cinéma, la culture vidéo et la pratique informatique. Le commissaire était Georges Rey. Cette biennale a accueilli .

Quatrième Biennale (1997) Cette quatrième biennale s'est tenu sur à la Halle Tony Garnier, du au . Intitulée « l'Autre », le commissaire était Harald Szeemann et présentait .

Cinquième biennale (2000) « Partage d'exotismes » est la cinquième Biennale de Lyon. Elle a eu lieu du au et est présentée à la Halle Tony Garnier. Elle a été décalée d'un an pour pouvoir avoir lieu en 2000, année particulière avec trois zéros et un changement de siècle.

Le commissaire est Jean-Hubert Martin qui a travaillé avec un groupe de cinq anthropologues. Cette réflexion a conduit à élaborer un circuit de visite divisé en 22 sections qui regroupent les œuvres selon leur fonction et leurs relations aux attitudes humaines : aimer, manger, combattre, souffrir, guérir, prier, prédire...

Sixième Biennale (2001) La sixième biennale « Connivence » a lieu du au et s'annonçait comme un prélude à 2003. De nouveaux lieux furent investis, en plus du musée d'art contemporain, on pouvait retrouver la Biennale aux Subsistances et à l'Orangerie du parc de la Tête d'Or. Pour relier les lieux entre eux, une navette fluviale a été mise en place entre le musée d'art contemporain et les Subsistances.

On retrouve plusieurs commissaires à la tête de cette biennale : Anne Bertrand, Jean-Marc Chapoulie, Yvane Chapuis, Laurence Dreyfus, Klaus Hersche, Richard Robert et Guy Walter.Nous les avons croisés ces commissaires au hasard de collaborations anciennes, d'entrevues lumineuses ou de projet et propos qu'ils avaient su créer. Leur complicité n'était pas gagnée d'avance car chacun des « champs » associés, appréhendés par chacun des commissaires, levaient des problématiques qui n'étaient pas évidemment communes : est-ce que la danse s'expose ? Est-ce que la phrase s'installe? Est-ce que le son se sculpte ?

Septième Biennale (2003) En 2003, la Biennale quitte définitivement la halle Tony Garnier pour s'implanter à la Sucrière. Du au , intitulée « C'est arrivé demain », on peut ainsi retrouver les artistes à La Sucrière, au Musée d’art contemporain, à Institut d’art contemporain de Villeurbanne, au Musée des beaux-arts et au Rectangle. La navette fluviale a été reconduite ainsi que pour les Biennales suivantes pour relier les lieux d'exposition comme la Sucrière avec le musée d'art contemporain.

Le commissariat est confié au Consortium de Dijon (Xavier Douroux, Franck Gautherot, Eric Troncy + Robert Nickas et Anne Pontégnie) qui ouvre une trilogie consacrée à la question de la temporalité.

Huitième biennale (2005) Huitième biennale, « l'expérience de la durée » est le deuxième volet de la trilogie consacrée au temps. Elle a lieu du au .

Les commissaires Nicolas Bourriaud et Jérôme Sans associent les œuvres de la collection du Musée d’art contemporain : La Monte Young, Terry Riley, James Turrell à des pièces spectaculaires : Martin Creed, Kader Attia, John Bock, Erwin Wurm, Kendell Geers, Tony Conrad, Robert Crumb. Daniel Buren réalise une pièce monumentale qui est acquise par le Musée d’art contemporain.

Neuvième biennale (2007) La Biennale d'art contemporain de Lyon 2007 se tient à la Sucrière, ainsi qu'au Musée d'Art contemporain de Lyon, à l'Institut d'art contemporain de Villeurbanne et à la fondation Bullukian du au . Intitulée « 00s - L'histoire d'une décennie qui n'est pas encore nommée », c'est le troisième volet de la trilogie consacrée au temps.

L'édition 2007 est organisée différemment que ne le sont les autres biennales. Hans Ulrich Obrist et Stéphanie Moisdon sont les concepteurs d'un jeu dans lequel interviennent des joueurs auxquels il a été demandé de définir la décennie de 2000 à 2010. Ainsi ils ont choisi dans un premier cercle 49 joueurs, commissaires et critiques d'art internationaux, invités à répondre à une seule question qui a valeur de règle : Quel est, selon vous, l'artiste essentiel de cette décennie ? Puis 14 joueurs dans un deuxième cercle, artistes, écrivains, chorégraphes, architectes, invités définir la décennie à partir d'une séquence d'exposition. 111 artistes furent ainsi exposés et comme dans tout jeu il y a un gagnant, la Biennale a décerné un prix, le prix Only Lyon accompagné d'un trophée en chocolat. Il a été décerné à Seth Price, avec un accessit pour Jennifer Allora & Guillermo Calzadilla.

Biennale (2009) La Biennale d'art contemporain de Lyon a eu lieu du au . Les expositions ont lieu dans les quatre lieux phares, que sont la Sucrière, le Musée d'Art contemporain de Lyon, la Fondation Bullukian et l'Entrepôt Bichat. Intitulée « Le spectacle du quotidien », selon Hou Hanru, commissaire de la Biennale de Lyon 2009, elle a pour but de questionner sur le pourquoi de l'art et de faire le lien entre la création artistique et la vie quotidienne.

Cette biennale a accueilli dont la moitié a moins de 26 ans.

Biennale (2011) La onzième Biennale d'art contemporain de Lyon a lieu du au et a pour titre « Une terrible beauté est née »D'après un vers du poème « Pâques 1916 » de W. B. Yeats.. Elle investit outre les lieux habituels (La Sucrière, le musée d'art contemporain et la fondation Bullukian) le site de l'Usine TASE.

La commissaire argentine Victoria Noorthoorn a pris pour intitulé de cette Biennale « Une terrible beauté est née » un vers d'un poème de William Butler Yeats Paques, 2016.

Elle rassemble 78 artistes du monde entier, venus principalement d'Europe, d'Afrique et d'Amérique latine, dont les œuvres sont exposées sur .

Biennale (2013) « Entre-temps… Brusquement, et ensuite » est l'intitulé de la douzième Biennale. Du au , elle investit les trois lieux habituels (La Sucrière, le musée d'art contemporain et la fondation Bullukian), mais se déplace cette fois dans la chaufferie de l'Antiquaille et à l'église Saint-Just. La chaufferie de l'Antiquaille accueille deux œuvres de Zhang Ding et l'église Saint-Just, une œuvre de Tom Sachs.

Le commissaire Gunnar B. Kvaran décrit ainsi sa démarche:

77 artistes sont exposés.

Biennale (2015) La treizième Biennale d'art contemporain de Lyon a lieu du au et a pour titre « La vie moderne ».

Conçue par le commissaire Ralph Rugoff, la biennale rassemble des artistes issus de 28 pays, dont les œuvres sont exposées à La Sucrière, au Musée d'art contemporain de Lyon, et dans la salle 15 du Musée des Confluences qui accueille une œuvre de Yuan Goang-Ming. Darren Bader expose une sculpture dans le Parc de la Tête-d'Or et Hannah Hurtzig projette sa Leçon de nuit sur la vitrine de la Galerie photo de l’Institut lumière.

Il explique ainsi son choix de thématique « La vie moderne » de cette Biennale:

Biennale (2017) La quatorzième Biennale d'art contemporain de Lyon a lieu du au et a pour titre « Mondes flottants ». Conçue par la commissaire Emma Lavigne, elle se déroule à la Sucrière, au Musée d'Art contemporain de Lyon et au Dôme. Le dôme est en fait le Radôme de Richard Buckminster Fuller crée en 1957 et prêté par le centre Pompidou qui a été installé Place Antonin Poncet. Il accueille l’œuvre de Céleste Boursier-Mougenot clinamen V4.

Emma Lavigne se justifie sur son choix d'intitulé les « Mondes flottants »:

La biennale a accueilli .

Biennale (2019) La quinzième Biennale d'art contemporain de Lyon a lieu du au . Elle s'intitule « Là où les eaux se mêlent » d'après un poème de Raymond Carver.

Le commissariat a été confié à l'équipe des curateurs du Palais de Tokyo composée d'Adélaïde Blanc, de Daria de Beauvais, de Yoann Gourmel, de Matthieu Lelièvre, de Vittoria Matarrese, de Claire Moulène et de Hugo Vitrani.

Outre l'exposition internationale au Musée d'Art contemporain de Lyon, cette édition a lieu pour la première fois dans les anciennes usines Fagor dans le quartier de Gerland ainsi que dans le quartier de Grolée et non plus à la Sucrière. Cette édition est placée sous la direction artistique d'Isabelle Bertolotti, nouvelle Directrice Artistique de la Biennale de puis 2018. Comptabilisant plus de carrés d'exposition, cette édition comporte 55 artistes.

54 artistes sont présentés dans l'exposition officielle (Usines Fagor, macLYON et Veduta). La biennale a accueilli .

Biennale (2022) - « Manifesto of Fragility » La Biennale d'art contemporain a été confiée au duo de commissaire Sam Bardaouil et Till Fellrath. En raison de la crise sanitaire, cette édition a été reportée d'un an et a lieu du au . Le thème de cette édition est « Manifesto of Fragility ». La Biennale de Lyon rassemble des œuvres et des objets créés sur près de deux millénaires qui évoquent, chacun à leur manière, la vulnérabilité des personnes et des lieux, passés et présents, proches et lointains. Les deux commissaires ouvrent une large place aux artistes du Moyen-Orient.