est une locution latine qui signifie . Elle est parfois attribuée à Sénèque, mais elle existait antérieurement.

Histoire La citation est parfois attribuée à Sénèque le Philosophe mais n'est pas attestée dans ses écrits. La cause de cette erreur est peut-être une mauvaise lecture des Controversiae IV.III de Sénèque le Rhéteur, où (« à cause d'erreurs humaines ») est devenu *humanum errare est (« l'erreur est humaine »).

L'idée existait déjà sous la plume de Ménandre, auteur grec du : (« Commettre deux fois la même faute, ce n’est pas le fait d’un homme sage. ») .

Une idée similaire se trouve dans les Philippicae XII.5 de Cicéron : (« C'est le propre de l'être humain de se tromper ; seul l'insensé persiste dans son erreur. »). Cicéron, qui savait bien le grec ancien, faisait peut-être allusion à la pièce perdue d'Euripide intitulée Hippolyte, écrite quatre siècles auparavantEuripides (428 BCE [2003 CE]) Medea and other plays, Penguin Group, London, p. 153, l.615 (trad. de J. Davie).

Quatre siècles plus tard, saint Jérôme a écrit dans ses Epistolae (57) : (« Puisqu'avoir commis une erreur est humain, et admettre l'erreur est le propre des gens prudents »). Au même siècle, saint Augustin dans ses Sermons (164.14) a dit : (« L'erreur est humaine, mais persister dans l'erreur par arrogance, c'est diabolique »)Sancti Aurelii Augustini Opera, vol. IV, p. 412.

chez l'auteur néo-latin Melchior de Polignac au , dans le cadre de sa réfutation de Spinoza, dans son long poème l'Anti-Lucrèce. La deuxième partie de la locution peut être dérivée de saint Bernard de Clairvaux : Saint Bernard de Clairvaux, Sermones, prima parte, In Psalmum, "Qui habitat", Serm. XI, 5..

Cette citation veut aussi dire que commettre une erreur est un acte naturel. Mais qu'en revanche, celui qui insiste, s'entête et continue dans cette voie a un comportement diabolique.

Sens développé Il s’agit d’une maxime philosophique par laquelle on cherche à expliquer et à excuser une faute, que ce soit une bévue, une faute morale, un égarement, une imperfection, une faute matérielle, une erreur d'attention, etc. Le sens de la maxime dans la bouche de saint Augustin prend davantage la connotation de « faute morale ».

La nature humaine n'étant pas parfaite, le propre de l'homme est de commettre des erreurs, car il n'est pas omniscient. Cependant, d'après la maxime, cela ne doit pas excuser la négligence ; l'erreur est une occasion à saisir pour essayer de s'améliorer, car nous sommes des êtres perfectibles. Elle devient alors un outil intéressant de perfectionnement de soi. La deuxième partie nous prévient : celui qui s'entête dans ses erreurs, sans essayer de se corriger, est par contre inexcusable. L'entêtement peut l'entraîner sur la voie du péché ou d'encore plus d'erreurs. La faute morale résidant plus dans le fait de ne pas apprendre de ses erreurs que dans l'erreur initiale elle-même.

Pour mieux en saisir le sens, on peut la rapprocher de cette citation de John Powell :

Autres versions On retrouve des formes semblables chez des auteurs antérieurs et postérieurs tels que : Confucius Alexander Pope

D’autres formulations existent encore :

. La locution est parfois limitée à sa seule première partie : , équivalant au proverbe « Tout le monde peut se tromper ».

Notes et références

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Catégorie:Locution ou expression latine