vignette|Siège de Sūkyō Mahikari à Takayama (préfecture de Gifu). vignette|Siège de Sūkyō Mahikari à Takayama. vignette|Siège de Sūkyō Mahikari à Takayama.

est une nouvelle religion japonaise (Shinshūkyō), considérée comme mouvement sectaire en FranceAssemblée nationale, RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D'ENQUÊTE (1) SUR LES SECTES 20 décembre 1995Frédérique Louveau, « La taupe et le microscope. Variations méthodologiques d’une ethnologie comparée d’une « nouvelle religion japonaise » en France et en Afrique », Journal des anthropologues [En ligne], 98-99 | 2004, mis en ligne le 22 décembre 2010., fondée en 1959. Son siège se trouve à Takayama dans la préfecture de Gifu. Elle est aussi présente en Afrique..

Histoire La première organisation de Mahikari est fondée par Kôtama Okada le à Tokyo, pour promouvoir la pratique de l’« art de Mahikari ». Okada appelle initialement son organisation , puis change son nom pour .

En 1962, Kōtama Okada prétend avoir reçu une révélation selon laquelle une partie de son rôle divin serait d'établir une nouvelle civilisation, qu'il appelle . Il décrit une période de purification tant pour les individus que pour la terre, qu'il appelle et prédit que les températures de la terre augmenteront, tandis que le nombre des catastrophes naturelles et d'origine humaine augmentera par un processus de renouvellement jusqu'à ce que la civilisation de la lumière radieuse soit établie. Tout en ne prédisant pas d'événement cataclysmique qui détruirait la terre, Mahikari enseigne que 1962 est le début d'une nouvelle ère qui sera une période de destruction () ou de renouveau () en fonction des actions des individus et des sociétés. Seuls les adeptes de l'organisation pourront y survivre. L'organisation pratiquerait la technique de : chaque adepte peut faire une offrande à l'organisation afin de laver ses péchés. Les discours des missionnaires de Mahikari disent ainsi : .

Mahikari s’est répandu à partir de Tokyo dans tout le Japon. Elle s'implante pour la première fois à l'étranger à Paris en Human Rights Without Frontiers, Sukyo Mahikari/ Belgium (2003); Un prophétisme japonais en Afrique de l'ouest: anthropologie religieuse de Sukyo Mahikari (Bénin, Côte d'ivoire, Sénégal, France) (2012) le site de Sukyo Mahikari Afrique, puis dans d'autres villes à travers le monde dans les années 1970Bibliography of Japanese New Religious Movements.

À la mort de Kôtama Okada, le , un conflit oppose sa fille adoptive, (1929-2016), qui se positionne comme le nouveau guide spirituel, à un directeur senior de l'organisation, (1909-1994). Sekiguchi conserve le nom de Sekai Mahikari Bunmei Kyōdan et est rejoint par environ cent mille membres dans le monde. De son côté, Keishu Okada fonde la Sūkyō Mahikari en 1978.

En octobre 1984, une révélation divine conduit le mouvement à édifier un sanctuaire intérieur, ou "sanctuaire éloigné" (okumiya), sur une partie du mont Kurai, à l'emplacement de son siège mondial ; les travaux s'achèvent en novembre 1984. Le sanctuaire du siège est désigné sous le nom de Motosu Ōkamu no Miya, tandis que le sanctuaire éloigné prend le nom de Mahikari Motosumiya. En 1986, le mouvement tient sa première conférence internationale sur la civilisation de la lumière solaire (yōkō bunmei kokusai kaigi).

En France, Sūkyō Mahikari est classée en 1995 par la Commission d'enquête parlementaire sur les sectes en France comme .

Le , Kôô Okada, qui était le guide spirituel suppléant depuis le , devient le troisième guide spirituel (Oshienushi).

Sūkyō Mahikari participe, avec d'autres nouvelles religions, au lobby d'extrême-droite Nippon Kaigi fondé en 1997.

Développement et finances en France

En 1995, l'Assemblée nationale française dans sa Commission d'enquête sur les sectes dénombre entre et adeptes de l'organisation en France et environ dans le monde.

Selon un second rapport de l'Assemblée nationale en 1999 sur la situation fiscale des sectes, Sukyo Mahikari aurait en 1999 un actif net comptable de 60 millions de francs et des recettes d'un montant de 15 millions de francs. Une partie de ces recettes provient des dons des adeptes. Selon ce même rapport, l'organisation aurait reçu de la part de ses membres en 1996 9,7 millions de francs.

L'organisation disposerait de comptes très précis dans chaque pays où elle est implantée, lui permettant de juger de la générosité de ses adeptes presque en temps réel. Une autre de ses sources de revenus est la société LH France, dont elle est propriétaire. .

Rites Les rites principaux de Sūkyō Mahikari concernent le principe de purification en vue du salut. Parfois, la purification se fait par imposition des mainsP. Swift, Touching conversion: Tangible transformations in a Japanese new religion, Journal of Ethnographic Theory 2.1 (2012). Sūkyō Mahikari enseigne que le monde est entré, en 1962, dans « l'ère du baptême par le feu » (hi no senreiki), à l'origine d'une multiplication des maladies et des catastrophes naturelles, et affirme avoir édifié son siège mondial comme sanctuaire dédié à Su no kami afin de préserver le monde de ces calamités. Chaque adepte est appelé à pratiquer quotidiennement le mahikari no waza ("pratique de la lumière pure") pour purifier son corps et son esprit, les esprits des défunts ainsi que son environnement.

Reboisement L'organisation a organisé le reboisement de 5022 ha, au Mali, au Burkina Faso, au Sénégal entre 2005 et 2013, ainsi que 270 ha en Côte d'Ivoire.

En Belgique En 1997, Sūkyō Mahikari a fait l'objet d'enquêtes judiciaires en BelgiqueA. Lallemand, "LA SECTE QUI A EMPOISONNE VERVIERS... SE MEURT", "LES MILLIARDS DE MME KEISHU OKADA PLACES AU JAPON", "DUTROUX, "OUTIL DIVIN ..."", Le Soir 24/12/1997..

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Marcel André : Nos sociétés secrètes et associations: Templiers, Franc-Maçonnerie, Rose-Croix, Martinistes, Mahikari, Méditation transcendantale, 1986. Denis Andro : Représentations, pratiques et fonctions de la secte Mahikari. Son influence en milieu antillais dans la région parisienne, Mémoire de maîtrise de sociologie, sous la direction de Michel Samuel, Université Paris VIII, 1989. Denis Andro : "Se purifier en banlieue (une secte face au désordre)", Journal des Anthropologues n°49, automne 1992. (mémoire de DEA, INALCO, ). .

Denis Andro : "Le désenchantement des initiés. À propos des blogs d'anciens adeptes de Mahikari", Critica Masonica n°9, . Version remaniée dans Mouvements religieux, bulletin de l'Association d'Etude et d'Information sur les Mouvements Religieux, n°498-499, Janvier-.

Articles connexes

Nouveau mouvement religieux

Liens externes

P. Swift, Prosthetic Revelations : Sticking the Teachings to the Body in a Japanese New Religion, Japan Review 37 (2022), p. 29-49

Catégorie:Shinshūkyō Catégorie:Groupement spirituel Catégorie:Courant shinto Catégorie:Bouddhisme au Japon Catégorie:Fondation en 1959 Catégorie:Takayama (Gifu)