Les Bantous somaliens (Gosha, Mushunguli) sont des habitants de Somalie, appelés ainsi par les organisations internationales depuis les années 1990Mankhaus , .. Ces groupes minorisés peuvent comprendre des descendants d'esclaves déportés en Somalie au , mais aussi d'autres groupes ou de diverses fabrication. Seuls les Mushungulis parlent une langue bantoueMankhaus , ..
Se trouvent aussi dans des villes portuaires de Somalie des locuteurs du swahili, une langue bantoue, comme les Bajuni à Kismaayo ou les habitants de Brava.
En tout, le nombre de Bantous en Somalie en 1970 est estimé à 80 000 personnes, principalement installés entre les rivières Jubba et Shebelle dans le Sud du paysEncyclopedia Britannica, Encyclopedia Britannica, vol. 20,1970, ..
Histoire
. Ils étaient issus essentiellement des groupes ethniques Yao, Makua, Chewas (Nyanjas), Zigua, Ngidono et Zaramo. Dans les années 1840, des esclaves fugitifs de la vallée du Shebelle commencent à s'installer dans la vallée du Jubba, encore peu peuplée Cassanelli (Lee V.) .. En 1891, un officier britannique estime leur nombre entre 30 et personnes, mais en 1932, un administrateur italien n'en compte que .
Au début du , l'esclavage fut aboli par l'administration coloniale de la Somalie italienne; et certains Bantous furent même soumis au travail forcé dans les plantations italiennes, car les Somalis eux-mêmes refusaient d'effectuer ce qu'ils considéraient comme un travail subalterne et que les Italiens (comme les Britanniques) considéraient les Somalis comme «racialement supérieurs» aux Bantous Catherine Lowe Besteman, Unraveling Somalia: Race, Class, and the Legacy of Slavery, University of Pennsylvania Press, 1999, ..
Situation contemporaine
Les Bantous s'auto-identifient tout simplement comme «Bantous». Beaucoup parlent un dialecte somaliMohamed Diriye Abdullahi , , appelé « jabarti »Reinisch , Tiling ., « maay » ou « dighil » Moreno , Il somalo della Somalia. mais le swahili reste aussi parlé. La majorité ont adopté l'islam, .
Les Bantous sont principalement des agriculteurs sédentaires. Beaucoup se sont « somalisés » au cours des . Pendant la guerre civile somalienne, . Disposant de peu d'armes à feu ils étaient des cibles faciles pour les milices armées. Des dizaines des milliers ont quitté la Somalie, fuyant la guerre et la famine et se sont rendus dans des camps de réfugiés au Kenya. . Environ Bantous ont émigré aux États-Unis grâce à l'aide du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.
Le gouvernement tanzanien a commencé à accorder la citoyenneté aux Bantous et à leur accorder des terres dans les régions tanzaniennes dans lesquelles leurs ancêtres ont été enlevésTanzania accepts Somali Bantus.
Références
Bibliographie Cassanelli (Lee V.), «Social Construction of the Somali Frontier : Bantu Former Slave Communities in the Nineteeth Century», in Igor Kopytoff, dir., The African Frontier : the Reproduction of Traditional African Society, Bloomington, Indiana University Press, 1987, B. Helander, « Vulnerable minorities in Somalia and Somaliland », in Indigenous affairs, 1995, , M. A. Pérouse de Montclos, « Les reconstructions identitaires de l'exode : les réfugiés somaliens à Mombasa (Kenya) », in Autrepart, 1999, , Mankhaus (Ken), «The question of ethnicity in Somali studies. The case of Somali Bantu identity», in Markus Hoehne et Virginia Luling, éd., Milk and Peace, Drought and War. Somali culture, society and politics, London, New York, Hurst and Company, Columbia University Press, 2010, 437 p., Mohamed Diriye Abdullahi, Le somali, dialectes et histoire, PhD dirigé par Kathleen Connors, Université de Montréal, 2001, 293+XXVI p. Refugees, vol. 3, , 2002, publication du UNHCR à propos des Somalis bantus
Liens externes Publication Réfugiés du HCR sur les Bantous somaliens The Somali Bantu: Their History and Culture
Catégorie:Groupe ethnique en Somalie