thumb|Les lignes du front en relation avec les astres selon Jérôme Cardan La métoposcopie, terme construit à partir du grec ancien μέτωπο [metôpos] « front » et de σκοπεῖν [skopein], « observer, examiner » est une forme de divination dont le but est de prédire la personnalité, le caractère et le destin du sujet observé, en analysant le dessin des lignes, rides et marques de son front.

Historique Cette méthode a été imaginée par le physicien et astrologue italien Jérôme Cardan (1501-1576) qui l'a décrite dans son ouvrage en latin De metoposcopia rédigé au milieu du , probablement en 1558, et publié en français un siècle plus tardLa métoposcopie de H. Cardan . Il inspira d'autres auteurs tels que Samuel Fuchs en 1605, Johannes Praetorius alias Johann Richter (1537-1616) ou Giovanni Antonio Magini (1655-1617) qui écrivit un ouvrage sur le même thème, publié à Venise en 1654, sous le pseudonyme de Cero Spontini.

Description Les différents auteurs établissent des liens entre les lignes apparaissant sur le front et l'influence astrologique des sept astres connus à l'époqueÀ savoir les cinq planètes visibles à l’œil nu et les deux « luminaires » que sont le Soleil et la Lune. : . Cardan détermine sept lignes parallèles, allant en descendant de Saturne (♄), Jupiter (♃), Mars (♂), Le soleil (☉), Vénus (♀), Mercure (☿) et la Lune (☽). Un siècle après lui, Marin Cureau de La Chambre considère que les trois derniers astres se situent sur une même ligne située au-dessus des sourcils, Vénus au-dessus du sourcil gauche, Mercure du droit et la Lune entre les deux.

Pour Cardan, l'examen de ces lignes est le prétexte à de multiples spéculations : si elles sont nombreuses et mal conditionnées, elle prédiraient une vie ennuyeuse, misérable et laborieuse alors que si elles sont en petit nombre, elles présageraient d'une vie juste, tranquille et exempte d'affaires fâcheuses. Leur longueur déterminerait la durée des effets et leur grosseur, leur puissance ou leur faiblesse, etc. S'y ajoutent des signes tels que croix, cercles, étoiles, taches, etc. que l'auteur sépare en « bons » et « néfastes » (malins) et qui préciseraient l'analyse. À titre d'exemple, Cardan a publié le dessin très stylisé de huit cents visages, accompagnés de leur interprétation.

Les différents auteurs ayant repris à leur compte dans leurs ouvrages les principes de la métoposcopie ont bien sûr donné leurs propres analyses et interprétations : . Reste qu'à partir des concepts créés ex nihilo c'est une monumentale technique de divination qui a été élaborée. .

On chercherait vainement des exemples de prévisions probantes établies par cette méthode.

Dans la Littérature Dans son Tiers livre, Rabelais raconte avec humour comment Pantagruel, souhaitant se marier, décide de « consulter les sorts » pour ne point commettre d'erreur. Après plusieurs déconvenues il s'en va questionner un mage du nom de « Her Trippa »Sous ce pseudonyme fantaisiste, Rabelais désigne Agrippa de Nettesheim () qui :

Balzac s'inspire de la métoposcopie dans son roman Eugénie Grandet (1834) lorsqu'il décrit monsieur Grandet : Lire en ligne. Commentaire de l'éditeur Alain Baudry pour la réédition en 2010 de la Métoposcopie de H. Cardan .

Notes et références Notes

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