Coplan sauve sa peau est un film d'espionnage franco-italien réalisé par Yves Boisset et sorti en 1968.

Résumé Francis Coplan se retrouve en Turquie, à Istanbul, pour enquêter sur l'assassinat d'un vieux savant. Mara, que Coplan a aimée autrefois, a assisté au meurtre, mais elle est tuée tandis que Coplan est précipité dans le Bosphore. Il en réchappe et l'enquête qu'il mène lui fait côtoyer des personnages pittoresques, notamment un sculpteur étrange, Théler, et une danseuse, Eva, troublant sosie de Mara, qui se révèle être sa sœur. La belle disparait de son cabaret et Coplan, grâce aux informations fournies par Théler, découvre le château qui domine les Jardins du Diable, en Turquie orientale. C'est le repaire de Hugo, le propre frère de Mara et Eva. Chef d'une étrange organisation et secondé par l'inquiétante Carole, Hugo est prêt à déclencher l'apocalypse en prétendant apporter la paix au monde. Coplan devient alors l'objet d'une : traqué dans la vallée par Carole et ses hommes de main, il parvient à en réchapper et à déjouer les plans d'Hugo.

Fiche technique Titre : Coplan sauve sa peau Réalisation : Yves Boisset Scénario : d'après le roman de Paul Kenny Coplan paie le cercueilFleuve noir, 1966. Adaptation et dialogues : Claude Veillot et Yves Boisset Assistant réalisateur : Claude Othnin-Girard Images : Pierre Lhomme et Alain Derobe Opérateur : Pierre Goupil, assisté de Colin Mounic, Gilbert Duhalde et Guy Testa-Rossa Montage : Gilbert Kikoïne Son : Robert Hamard Montage : Claude Gros Musique : Jean-Claude Pelletier Chanson : Mara/Eva, chantée par Toulaï (disques Philips) Chef de production : Robert de Nesle Maquillage : Pierre Llinarès et Charly Koubesserian Script-girl : Claudine Taulère Combats et cascades dirigés par Claude Carliez Les robes de N. Michaël sont de Jacques Heim Chaussures de Cypris Mixage : L. et M. Kikoïne Production : Comptoir Français du Film (Paris) - Ciné Socolo (Rome) Directeur de production : Jean Maumy Photographes de plateau : Jean-François Ledu et Robert César Pellicule 35 mm, couleur, procédé Eastmancolor (Kodak) Enregistrement dans les studios Marignan Tirage : Laboratoire Eclair Durée : 110 minutes Genre : Aventure / Espionnage Langue : Français Date de sortie : France -

Distribution Claudio Brook : Francis Coplan, l'agent secret Margaret Lee : Mara / Eva Bernard Blier : Abdul Mascar, le taxidermiste Jean Topart : le lieutenant Sakki Jean Servais : Akrahim Saroghu, le mari de Mara Klaus Kinski : Theler, le sculpteur Hans Meyer : Hugo Gensbach, le frère de Mara et Eva Nanna Michaël : Carole, la chasseresse, amie d'Hugo Marcella Saint-Amant : Yasmine Agathe Alma : Fatih Roberto (crédité "le nain Roberto") : Tim Roger Lumont : Glouton Andrew Rey : Gamal, le domestique de Saroghu Serge Jessa : le barman Aldo Canti (crédité Nick Jordan) Eric Vasberg : un poursuivant de Coplan Daniel Vérité : un homme de main Gérard Moisan (crédité comme cascadeur) Michèle Delacroix (créditée comme cascadeuse)

Un vrai-faux Coplan Yves Boisset, qui avait assisté le cinéaste Riccardo Freda sur Coplan ouvre le feu à Mexico (1967), assure ici sa première réalisation pour le cinéma.

Le film, commande du producteur Robert de Nesle, est écrit et tourné sous le titre Les Jardins du diable. Yves Boisset intègre dans son scénario de nombreux hommages cinéphiliques, notamment aux Chasses du comte Zaroff. La particularité de Coplan sauve sa peau est en outre qu'il ne s'agit nullement, au départ, d'une adaptation des aventures de Francis Coplan : dans le scénario original, comme durant les prises de vue, le héros s'appelle Stark (en hommage au film Le Point de non-retour, qui est adapté d'un livre de Richard Stark). Une fois terminé, le film déconcerte le producteur, qui n'avait pas lu le scénario avant le tournage. Robert de Nesle juge qu'il s'agit là d'un film , et non de la simple série B qu'il avait envisagée. Afin de le rendre plus commercial, Les Jardins du diable est alors transformé, en post-production, en une adaptation du roman Coplan paie le cercueil - qui a pour seul point commun de se dérouler à Istanbul - en profitant du fait que Robert de Nesle possède alors les droits d'adaptation cinématographique des romans de Paul Kenny. Le héros, Stark, est simplement rebaptisé lors de la post-synchronisation et le titre changé. Yves Boisset, catastrophé par ces modifications imprévues et par un titre qu'il juge exécrable, a la surprise de voir son film salué par certains critiques, notamment Jean-Louis Bory. Coplan sauve sa peau est, à l'arrivée, un honorable succès commercialYves Boisset, La vie est un choix, Plon, 2011, ..

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