Les Arméniens de Turquie ( ; , Turkahayer soit Turco-Arméniens), après la fondation officielle de l'État turc en 1923 par Mustafa Kemal, pour la plupart survivants du génocide arménien de 1915–1916, vivent actuellement principalement à Istanbul (approximativement soit 75 % de la population turque arménienne évaluée à )., mais aussi dans d'autres villes, notamment à l'est du pays. Il reste quelques résidus d'implantation arménienne, particulièrement près d'Antioche (village de Vakif) et, plus au nord, autour de Van, un des centres spirituels de l'Arménie historique (église d'Aghtamar). Le dénombrement de cette communauté ne prend en compte ni les Hémichis, musulmans arménophones, ni les crypto-Arméniens.
Histoire
Le peuple arménien s'était établi historiquement depuis des millénaires dans l'est de l'Asie mineure et au sud du Caucase. Mais, au , les Turcs, venus d'Asie centrale, s'imposèrent sur cette région, et fondèrent ultérieurement l'Empire ottoman. Les Arméniens devinrent alors une minorité de plus en plus en proie à des discriminations. Durant la Première Guerre mondiale, la majeure partie des Arméniens fut victime d'une politique de massacres et de déportations organisée par le gouvernement des Jeunes-Turcs, qui aboutirent au génocide des Arméniens. Il s'agit là du premier génocide reconnu du . À la fin de la guerre, l'Empire ottoman est démembré et laisse la place à la Turquie moderne.
Les Arméniens d'Istanbul Aujourd’hui la communauté arménienne d'Istanbul, évaluée à (approximativement 75 % de la population turque arménienne), possède trente-trois églises apostoliques, douze églises catholiques et trois églises protestantes ; deux hôpitaux (Surp Pirgitch et Surp Agop), deux orphelinats, dix-neuf écoles et trois journaux en langue arménienne, dont Jamanak (fondé en 1908), actuellement le plus vieux quotidien de Turquie. La langue arménienne, avec sa forme occidentale, est parlée par seulement un petit pourcentage des Arméniens en Turquie, avec 18 % parmi la population générale et 8 % chez les jeunes.. En Turquie, elle est définie comme étant définitivement une langue en danger..
Turcs d'origine arménienne
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Béatrice Kasbarian-Bricout, Les Arméniens au , L'Harmattan, Paris, 1984
Articles connexes Génocide arménien Arméniens à Istanbul Hémichis Musa Dagh Patriarcat arménien de Constantinople Relations entre l'Arménie et la Turquie
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