Louis Marcel Botinelly est un sculpteur français né à Digne le Actr de naissance N° 16 et mort à Marseille le .

Biographie

Louis Botinelly, né à Digne le , est le fils d’un marbrier et tailleur de pierre, originaire du canton du Tessin (Suisse) et établi dans cette ville au moment de la naissance de Louis. La famille s’installa ensuite à Marseille, rue Saint-Pierre, dans un atelier dont le père de Botinelly avait hérité à la mort de son frère.

Grâce à une bourse de la ville de Marseille, Louis Botinelly peut séjourner en Italie en 1902 où il travaille dans l’atelier de Jules Coutan. En 1905, il est reçu premier à l’école nationale des beaux-arts de Paris. Il s’installe dans la capitale en 1906, où il réalise un grand nombre de ses œuvres. Il épousa une demoiselle Jeanne Marie Louise Gaillard, à Riez, le Acte de mariage. En 1911, il obtient une médaille de bronze pour son Dresseur d’oursons. Il est mobilisé en 1914 au du génie à Avignon.

Après la guerre, il divorça le pour se remarier à Marseille le avec Madeleine Nicolet rencontrée à Avignon. Il s’installe au 14 de la rue Buffon où il a son atelier qu’il réaménage en 1933 à la naissance de sa fille. Comme de nombreux sculpteurs français de l’époque, il reçoit commande de plusieurs monuments aux morts à la mémoire des combattants dont celui de la ville d'Avignon, pour lequel il reçoit une somme de francs, page consultée le .

Il participa à une compétition artistique aux Jeux olympiques d'été de 1932..

En 1943, l’armée d’occupation allemande ayant décidé de récupérer le bronze du mobilier urbain fait enlever plusieurs statues dont celles de Pierre-Antoine Berryer, Lamartine, Victor Gelu, l’Aveugle et le paralytique et le Dresseur d’oursons. Cette dernière statue put être sauvée grâce à l’intervention de Louis Botinelly et remontée sur son socle le André Négis, Marseille sous l’occupation, Paris et Marseille, éditions du Capricorne, 1947, page 137.

Louis Botinelly meurt le dans son logement de la rue Buffon ; il repose au cimetière de Plan-de-Cuques.

Postérité Une rue de Marseille porte son nom.

Style Le style de Botinelly est un mélange de tradition figurative et de modernitéLaurent Noet. S’il n’innove pas, il sait évoluer avec l’esprit du temps. Les Colonies Asiatiques et Colonies Africaines conçues pour le concours lancé par la ville de Marseille en 1911, mais dont la réalisation est différée jusqu’1925 en raison de la guerre de 1914-1918, témoignent encore du style Beaux-ArtsMinistère de la Culture et de la Communication, base nationale Mérimée, Inventaire général, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marciano Florence, IA13000800 tandis que Le Docker (1936), sur la façade de la bourse du travail de Marseille, est influencé par l’art nouveauInventaire général, . Botinelly ne cessera d'évoluer, abandonnant la taille aux points pour la taille directe et travaillant des matériaux modernes comme le béton.

Œuvres principales

Monuments publics

NomDateLocalisationNoteLe dresseur d'oursons1911Marseille, esplanade de la TouretteBotinelly a commencé le travail de cette composition en réalisant une première version en plâtre qui a été exposée en 1911 au Salon où il obtient une médaille de classe. Une version en bronze est ensuite réalisée en 1913, l'achat du bronze ayant été financé par son épouse Jeanne. Pour cette statue l'artiste reçoit le prix Desprez et une prime de . Cette statue est achetée par la ville de Marseille en pour la somme de . Elle sera sauvée de la refonte pour la récupération du bronze pendant la seconde guerre mondiale grâce à l'intervention de Botinelly. Le groupe sera installé Place du Général-de-Gaulle jusqu'à la réalisation d'un parking souterrain qui nécessitera son transfert sur l'esplanade de la Tourrette faisant face à l'église Saint-Laurent.Atlantes1922Marseille, palais des arts du parc ChanotPour l'exposition coloniale de 1922 Botinelly est chargé par Marius Dubois de la décoration du palais de Marseille et des arts de la Provence, pavillon qui, contrairement aux autres, sera conservé pour accueillir le musée du Vieux Marseille qui sera transféré en 1967 dans la Maison Diamantée pour être ensuite en 2013 fusionné avec le musée d'histoire de Marseille. Botinnely réalise deux atlantes, génie de l'olivier et génie du pin, soutenant le balcon d'honneur donnant sur le parc. Un des modèles en plâtre de cette œuvre est présenté au Salon des artistes français de 1922Atlantes.Tête d'enfant1923Marseille, musée des Beaux-ArtsSculpture en marbre.Les colonies d'Afrique et Les colonies d'Asie1923-1924Marseille, escalier de la gare Saint-CharlesDe part et d’autre du dernier palier de l'escalier de la gare Marseille-Saint-Charles se trouvent, sculptés par Botinelly, deux groupes en pierre qui se font face et représentent Les Colonies d’Afrique pour celui placé à l’ouest et Les Colonies d’Asie pour celui situé à l’est. Les colonies sont représentées sous les traits de deux femmes qui se font face, allongées sur une banquette, deux enfants accompagnant chacune d’elles. Les Colonies d’Asie : les traits de la femme rappellent ceux d’une princesse Khmer, avec à ses pieds une fillette coiffée d’un chignon et un jeune garçon. À sa gauche se trouve un lion qui rappelle également l’art khmer. Cette représentation s'inscrit dans la lignée de l’exposition coloniale de 1922, tenue au parc Chanot à Marseille, où se trouvait un pavillon de l’Indochine et où s’étaient produites des danseuses cambodgiennes.