Jonzac () est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans la partie méridionale du département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Jonzacais et JonzacaisesLes gentilés de Charente-Maritime.
Baignée par la Seugne qui y écoule ses eaux dans un méandre, la cité s'est développée originellement sur deux collines de la rive droite, les monts Balaguier et Montguimar, où se dressent ses deux principaux monuments : l'église Saint-Gervais-Saint-Protais et le château, dont l'une des tours qui sert de beffroi est visible de loin.
Pôle administratif et ville commerciale particulièrement active, elle est l'une des quatre sous-préfectures de la Charente-Maritime et abrite le siège de la Communauté de communes de la Haute Saintonge. Jonzac est la première agglomération urbaine de Haute Saintonge, regroupant en 2021, se situant nettement avant Pons et Montendre, les deux autres centres urbains de la Saintonge méridionaleSon unité urbaine est constituée des communes de Saint-Germain-de-Lusignan et de Saint-Martial-de-Vitaterne, mais la ville seule avec seulement la classe à la deuxième place en Haute-Saintonge, après Pons (). Recensement de 2008. Pour plus de détails, consulter les articles détaillés Liste des unités urbaines de la Charente-Maritime et Villes et urbanisation de la Charente-Maritime.. Elle est au cœur d'une aire d'attraction qui la place au en Charente-Maritime avec en 2021.
Station thermale depuis 1986Site de présentation de la station thermale, la ville s'est dotée d'un centre culturel, de nombreux équipements sportifs, d'un cinéma, d'un casino et d'un centre de loisirs aquatiques, Les Antilles de Jonzac, qui en font également une destination touristique de plus en plus fréquentée. Elle appartient depuis 2015 aux Plus Beaux Détours de France. En 2026, la ville a célébré les 40 ans des thermeshttps://www.hautesaintonge.fr/actualite-32392-charente-maritime-a-jonzac-les-thermes-celebrent-40-ans-d-une-aventure-qui-a-transforme-la-ville.
Géographie
Une situation géographique particulière Jonzac est située dans la partie méridionale de la Charente-Maritime qui correspond à la Haute Saintonge. Appartenant au midi atlantiqueLouis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français.
La ville est assez éloignée de la préfecture départementale, La Rochelle, qui se trouve à au nord-ouest alors qu'Angoulême, préfecture du département voisin de la Charente, n'est distante que de à l'est. L'influence urbaine de cette dernière y est davantage ressentie. C'est cet éloignement géographique de la préfecture de la Charente-Maritime qui a permis à Jonzac, petite ville de moins de , de devenir sous-préfecture dès 1800 pour une plus grande proximité de l'administration en Sud-Saintonge.
De plus, Bordeaux, préfecture de la Gironde et capitale régionale, n'est située qu'à au sud-ouest. Le rayonnement urbain de cette métropole régionale y est particulièrement prégnant, d'autant que Jonzac est reliée directement à cette dernière par la ligne ferroviaire à deux voies Bordeaux-Nantes.
vignette|Vue aérienne du centre historique de Jonzac et de son château.
Par rapport aux autres villes proches de Jonzac, Saintes dont l'influence urbaine s'y fait nettement ressentir est située à au nord-ouest tandis que Pons est à peu près à mi-chemin entre ces deux villes, se trouvant à , également au nord-ouest de Jonzac. La cité est reliée à ces deux villes par la voie ferrée Bordeaux-Nantes et par la D 142 jusqu'à Pons, puis la RD 137 - ex-RN 137 - jusqu'à Saintes.
Barbezieux-Saint-Hilaire, ancienne sous-préfecture de la Charente, n'est distante que de à l'est et se trouve sur l'axe routier qui relie Angoulême à Jonzac via la RN 10 jusqu'à Barbezieux, puis la D 3 depuis cette dernière. Les échanges urbains entre ces deux villes de la Saintonge — que séparent seulement les limites départementales depuis la Constituante de 1790 — demeurent toujours actifs, d'autant qu'elles sont de taille comparable et qu'elles sont toutes les deux situées dans le vignoble du Cognac. De même en est-il avec Cognac, la célèbre cité des eaux de vie n'étant distante que de au nord via le chef-lieu de canton Archiac, situé en limite des départements de la Charente et de la Charente-Maritime et appartenant à l'arrondissement de Jonzac.
Enfin, Jonzac est relativement proche de la côte atlantique et, plus précisément de l'estuaire de la Gironde, Royan, la grande station balnéaire et touristique de la côte charentaise, étant située à à l'ouest via Saint-Genis-de-Saintonge et Cozes.
Jonzac n'est pas reliée directement à une autoroute comme l'est Pons au nord-ouest, elle est située à de l'échangeur de l'A10 – –, aux portes de Mirambeau, chef-lieu de canton appartenant également à l'arrondissement de Jonzac.
Cette situation géographique particulière de Jonzac dans le sud de la Charente-Maritime en a fait un carrefour de communications routières important que les contraintes de son site naturel (collines escarpées, vallée encaissée de la Seugne) ont longtemps gêné.
Un site urbain contraignant La ville est bâtie sur deux collines sur les bords de la Seugne, affluent de rive gauche la Charente, l'un des plus longs du fleuve. Les méandres de la Seugne traversent la commune du sud-est vers le nord-ouest et la rivière se caractérise par quelques petites îles inondables et des cascatelles. Les abords plus ou moins abrupts de sa vallée sont occupées par des jardinets tandis que les parties basses et inondables sont le domaine des prairies naturelles.
vignette|Le château de Jonzac est bâti au sommet de la colline Montguimar. En fait, le site urbain de Jonzac est plus complexe qu'il n'y paraît. La ville occupe un site de méandre et s'est originellement développée sur la rive droite de la Seugne, sur la partie escarpée d'une colline facile à défendre. C'est ici que le château fut primitivement édifié au , répondant ainsi à des critères stratégiques et défensifs. C'était la « Cité », ceinte par des remparts. Puis, sur l'autre colline que sépare un vallon sec, s'est développé le « quartier de l'église », né en même temps que la Cité.
Le développement urbain, sur la rive gauche, fut plus tardif. Il prit son essor avec l'implantation d'un couvent des Carmélites en 1505 qui donna son nom au nouveau faubourg, le faubourg des Carmes où « œuvraient des artisans, mégissiers, tanneurs, tonneliers »Guide Michelin, Côte de l'Atlantique, édition Michelin 1973, . C'est également sur la rive gauche que les carrières de pierres calcaires commencèrent à être activement exploitées à partir du et elles jouèrent un rôle important dans l'économie comme dans l'histoire de la ville.
Ces deux parties de la ville que sépare la rivière constituent aujourd'hui le noyau urbain originel de Jonzac et qui est resté tel quel pendant de longs siècles jusqu'à la seconde moitié du .
vignette|La Seugne s'écoule paisiblement au pied de la colline Montguimar, formant un cadre bucolique.
Le développement urbain contemporain s'est effectué principalement sur la rive gauche de la Seugne avec l'implantation de la voie ferroviaire et de la gare tout à la fin du Second Empire à partir de in Le Train en Poitou-Charentes, par Y. Le Dret, tome 1, Les chemins de la mémoire éditeur, pages 64 à 68. La rive gauche a toujours eu un caractère plus industriel que la rive droite, quartier voué par excellence aux commerces et aux administrations.
Mais l'expansion urbaine actuelle, celle qui a débuté dans les années 1960 et s'est prolongée jusqu'au seuil des années 1980, a débordé le cœur historique de la ville et s'est faite principalement vers l'ouest en suivant la vallée de la Seugne et vers le nord. Lors de cette extension du bâti urbain, composé de résidences HLM et de lotissements pavillonnaires, Jonzac s'est progressivement soudée aux villages voisins de Saint-Germain-de-Lusignan, où une zone industrielle a été aménagée ainsi qu'un centre de formation professionnelle relevant de la Chambre des Métiers, et de Saint-Martial-de-Vitaterne, où un important centre hospitalier psychiatrique a été édifié. Jonzac forme donc une agglomération urbaine de en 2007.
En raison des conditions particulières de son site urbain et de l'étroitesse de son finage communal, Jonzac fait partie des communes urbaines les moins étendues du département, la ville manque de terrains à construire qui limitent considérablement son développement urbain actuel. C'est pourquoi depuis 1982, Jonzac voit sa population décroître régulièrement alors que les deux communes de son agglomération urbaine et celles situées en périphérie ne cessent de gagner de la population. Il n'est donc pas exagéré de dire que la croissance urbaine de Jonzac « se déploie » dans son canton.
La ville occupe en 2017 la superficie de 13,2 km2..
Communes limitrophes
Géologie Le bassin de Jonzac est en grande partie constitué par des formations du Crétacé supérieur. Un forage géothermique réalisé à Jonzac en 1979 a confirmé l’existence d’eau géothermique à (± ) dans les grès et calcaire du Trias entre et de profondeur. Un second forage a également été réalisé en 1993.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ). Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Germain-de-Lusignan à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Jonzac est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022..