La rue Saint-Vincent est une rue du de Paris, sur la butte Montmartre ; sa section occidentale est située dans le quartier des Grandes-Carrières, sa section orientale dans celui de Clignancourt.

Situation et accès

Origine du nom La rue tire son nom du prénom d'un ancien propriétaire local, Vincent Compoint.

Historique Il s'agit d'une voie déjà mentionnée sur le plan de Paris d'Albert Jouvin de Rochefort (1672). En 1825 (plan cadastral), elle est appelée « chemin des Ruelles Saint-Vincent ». Chemin de l'ancienne commune de Montmartre, elle est classée comme voie publique de Paris par le décret du Mairie de Paris..

Postérieurement aux années 1870, la rue est décaissée sur trois mètres, ce qui supprime l'accès alors existant par une arche au cimetière Saint-Vincent. La rue est l'un des lieux représentés dans la bande dessinée en deux volets Le Sang des cerises.

En 1904, la rue Saint-Vincent était éclairée par une unique lanterne à pétrole Pierre Mac Orlan, dans "Le Quai des Brumes"( Chapitre cinquième) : L'unique bec de gaz clignotait devant le haut mur du cimetière Saint-Vincent..

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Les vignes de Montmartre Le peintre et graveur Charles Genty (1876-1956) avait son atelier rue Saint-Vincent où il installa également un théâtre de marionnettes. Les peintres expressionnistes Bernard Damiano (1926-2000), Jean Dannet (1912-1997) et Roland Dubuc (1924-1998), le peintre et graveur Henri Landier (né en 1935) résidèrent rue Saint-VincentGalerie Michelangelo, Bergame, Italie, Biographie de Bernard Damiano citant la rue Saint-Vincent.. 17 : le jardin sauvage Saint-Vincent.. Resté en friche plusieurs années, cet espace de 2000 m² a développé une flore particulière et accueille une faune variée. Il se visite sous condition« Jardin sauvage Saint-Vincent », paris.fr, consulté le 24 août 2026.. Hector Berlioz et sa première épouse la comédienne anglaise Harriet Smithson vécurent rue Saint Vincent. H. Smithson fut enterrée au cimetière Saint Vincent, puis transférée au cimetière de Montmartre au moment des transformations du cimetière Saint Vincent.

La rue dans les arts Chanson Aristide Bruant publia en 1909 la chanson Rue Saint-Vincent (ou Rose blanche), histoire tragique d'une jeune ouvrière orpheline poignardée par un voyou parce qu'elle refuse la prostitution forcée ; cette œuvre connut de nombreuses interprétationsAlain Viala, De la Révolution à la Belle Époque, PUF, 2017, ch. « La culture populaire » : Elle avait sous sa toque de martre, Sur la butte Montmartre, Un p'tit air innocent. On l'appelait Rose, elle était belle, A' sentait bon la fleur nouvelle, Rue Saint-Vincent […]

Cette rue est également évoquée dans La Complainte de la Butte, chanson écrite par Jean Renoir pour son film French Cancan sorti en 1955 (musique de Georges Van Parys), que chanta Mouloudji : En haut de la rue Saint-Vincent Un poète et une inconnue S'aimèrent l'espace d'un instant Mais il ne l'a jamais revue […]

Littérature Rue Saint-Vincent est une chronique poétique de Pierre Mac Orlan, parue en 1955. L’auteur relate ses années de misère, à Montmartre.

Iconographie Montmartre, rue Saint-Vincent, huile sur toile de Stanislas Lépine, musée d'Orsay, Paris« Montmartre, rue Saint-Vincent », musee-orsay.fr, consulté le 27 août 2023. La rue Saint-Vincent, médaille créée par Roland Irolla pour la Monnaie de Paris, musée Carnavalet, ParisMusée Carnavalet, La rue Saint-Vincent dans les collections.

Notes et références

Annexes Articles connexes Liste des voies du arrondissement de Paris Fête des vendanges de Montmartre Vigne de Montmartre

Saint-Vincent Saint-Vincent, Rue