Le de (en ) est l'une des forces spéciales de l’US Army.
Seule unité de existant actuellement dans les Forces armées des États-Unis, ce régiment constitue une unité d'infanterie légère d'élite dédiée aux opérations spéciales qui est flexible, très entraînée et rapidement déployable.
Historique
Le terme de « » est utilisé aux États-Unis depuis le pour désigner des unités d'infanterie. Ces unités sont alternativement au cours de leur histoire, des unités de ligne ou des unités de raid derrière les lignes adverses (ainsi que, pendant la guerre du Viêt Nam, des unités de reconnaissance organiques aux grandes unités). C'est aussi depuis 1950 le nom d'une école d'aguerrissement, la , dont le cursus n'est cependant pas lié aux unités .
Les bataillons
À la suite de la guerre du Kippour, les officiers supérieurs de l perçoivent le besoin d'une unité pouvant être déployée rapidement n'importe où dans le monde.. Une des conséquences est que le chef d'état-major de l'US Army, le général Creighton Abrams, ordonne la création d'un bataillon ranger. Par ailleurs, implicitement, ces doivent servir d'exemple pour le reste d'une US Army démoralisée depuis la guerre du Viêt Nam. Les cadres formés dans ces bataillons tournent au cours de leur carrière dans d'autres unités de l'US Army, leur apportant l'expertise acquise en unité . Ce rôle est devenu explicite dans les chartes de deux successeurs d'Abrams, John Wickham et Gordon R. Sullivan ().. Le est créé le à Fort Benning, et déménage à Fort Stewart le suivant. Trois mois plus tard, le , le est créé à Fort Lewis.. Les bataillons sont impliqués dans les plans d'urgence pour des opérations de contre-terrorisme établis à partir de 1976. Dans les exercices réguliers de ce scénario, les capturent la zone concernée et parfois mènent l'assaut pour libérer des otages..
Depuis leur création, les participent à la plupart des opérations militaires américaines d'envergure. La première est, en 1980, la participation d'éléments du bataillon aux préparatifs pour tenter de libérer les otages américains en Iran., y compris l'opération Eagle Claw.
Après la crise des otages, le Joint Special Operations Command (JSOC) est mis sur pieds pour les opérations de contre-terrorisme, et ce commandement a besoin d'une composante , notamment pour les captures d'aéroports, ce qui rencontre l'opposition de l''' pour qui les doivent rester une unité d'infanterie légère. Un compromis est mis au point, les bataillons alternant entre tâches d'infanterie légère et entraînements aux opérations spéciales avec le JSOC. Le FORSCOM finance les frais normaux des en tant qu'unité d'infanterie légère, tandis que d'autres budgets paient leurs dépenses spéciales.. Par ailleurs, les bataillons de constituent un vivier de jeunes soldats d'élite où recrutent les forces « véritablement » spéciales comme les Special Forces ou la Delta Force. En 2006, on estime qu'environ 70 % de la Delta Force sont d'anciens Audition du général en retraite Wayne A. Downing, .. Enfin, les officiers constituent une part importante du personnel du JSOC..
En 1983, les deux bataillons participent à l'invasion de la Grenade. Le premier jour de l'invasion, le , les deux bataillons sont parachutés sur l'aéroport de Point Salines. Ils connaissent certains des combats les plus importants de l'invasion contre des Cubains pour sécuriser la zone de l'aéroport et atteindre le campus de True Blue. Le lendemain, un assaut héliporté est monté pour prendre le campus de Grand Anse avec des emmenés par des hélicoptères des . Le , des prennent d'assaut la caserne de Calivigny..
Le régiment de
Le , le et le quartier-général régimentaire sont activés à Fort Benning. Le , le régiment est renommé et reçoit l'autorisation de tracer sa généalogie officielle des unités de rangers ayant existé depuis les « de Darby » (qui font jusqu'alors partie de la généalogie officielle des Special Forces).
Les , et sont également réactivés par la suite, formant la encadrant la . Ces bataillons font partie de l'école du (TRADOC) de lUS Army, et ne font pas partie du régiment de .
En 1989, le régiment au complet participe à l'invasion du Panama. À l'heure H, son bataillon est parachuté sur le complexe formé par l'aéroport international Omar-Torrijos et l'aéroport militaire de Tocumen, tandis que les et sautent sur l'aérodrome de Rio Hato. Après la phase initiale, d'autres missions s'ensuivent pour les , assurant la sécurité de l'ambassade des États-Unis, obtenant la reddition de troupes panaméennes et stabilisant des secteurs de la capitale..
Pendant la guerre du Golfe, une compagnie renforcée du bataillon est déployée tardivement en soutien aux forces spéciales chassant les missiles Scud en Irak. Elle n'effectue qu'une mission, la capture et la destruction d'une tour de communications, dans les derniers jours du conflitLa seule description un tant soit peu détaillée de la participation des à la guerre du Golfe est ..
Les participent ensuite à l'opération Gothic Serpent en Somalie qui s'achève par les combats de Mogadiscio des 3 et 4 octobre 1993 au cours desquels six sont tués.
Après les attentats du 11 septembre 2001, le de participe à la guerre d'Afghanistan et à celle d'Irak. Parmi leurs opérations les plus connues, il y a le raid sur l'objectif Rhino, les combats du Takur Ghar, ou la récupération de Marcus Luttrell.
Pour l'auteur Sean Naylor, le régiment de est l'unité du JSOC qui a le plus évolué dans les guerres postérieures au 11-Septembre, étant au départ « seulement les gros bras derrière le scalpel des [Delta Force et SEAL Team Six] pour devenir une organisation qui prenait d'assaut le même type d'objectifs que ces unités ». Les officiers se voient confier le commandement de forces opérationnelles du JSOC de plus en plus importantes, jusqu'à commander les forces du JSOC sur un théâtre d'opération, en Afghanistan, en 2009..
Par ailleurs, certains cadres du régiment sont affectés individuellement au programme d'opérations contre-terroristes de la Central Intelligence Agency (CIA) en Afghanistan, dit Omega puis ANSOF. Voir aussi le fil twitter de l'auteur à propos de cet article : ..
Organisation vignette|droite|upright=1|Organigramme du de rangers en 2008.
Le régiment de est organisé comme suit. : Quartier-général régimentaire basé à Fort Benning, en Géorgie , basé à Hunter Army Airfield (dépendant de Fort Stewart), Géorgie à Joint Base Lewis-McChord (ancien Fort Lewis), dans l'État de Washington , à Fort Benning (RSTB), à Fort Benning (RMIB), à Fort Benning
Chaque bataillon est organisé en quatre (compagnies de fusiliers, appelées compagnies A à D), une (RSC) (soutien, compagnie E), et une (section de reconnaissance).
Le regroupe divers soutiens du régiment dont une compagnie de transmissions et la (compagnie de reconnaissance régimentaire, RRC).
Formation
En 2021, la formation initiale pour intégrer cette unité se déroule à Fort Benning, et comprend l'entraînement de base du fantassin récemment porté à 22 semaines, l'obtention du brevet parachutiste à l'école aéroportée pendant 3 semaines ; puis le (RASP) destiné aux hommes du rang et qui dure huit semaines. Le RASP est divisé en deux phases de quatre semaines. La première phase entraîne aux actes élémentaires de combat, ce qui permet aux instructeurs d'évaluer les capacités physiques et psychologiques des candidats. La seconde phase comprend l'apprentissage des tactiques, techniques et procédures avancées relatives au tir, à l'utilisation d'explosifs et la conduite de véhicules en opération.
Le programme d'instruction des officiers et sous-officiers dure trois semaines. Au cours de leurs deux premières années de présence en unité, tous les candidats sont envoyés en stage à la .
La classe 03-10 de ayant débuté avec 155 candidats, s'est terminée avec la qualification comme de 56 d'entre eux..
Devises
Devise des rangers Le , pendant le débarquement en Normandie, dans le secteur de la plage Omaha Beach, le général de brigade Norman Cota, assistant du commandant de la d'infanterie américaine, cherchant à sortir les unités débarquées de la plage, cria aux hommes du Ranger Batallion : (« Quelle est cette unité ? »). On lui répondit : Rangers !, ce à quoi Cota répondit : (« Eh bien, nom de Dieu, Rangers, ouvrez-nous la voie ! »)
Depuis, (qui dans ce contexte se traduit plutôt par « Les Rangers ouvrent la voie ! ») est la devise officielle des .
Devise du régiment La devise du régiment est , qui veut dire en latin « de leur plein gré ». Cette devise reflète le fait que les se sont portés volontaires à trois reprises pour pouvoir intégrer le régiment : d'abord pour s'engager dans l', ensuite pour être qualifié parachutiste, et enfin pour rejoindre le régiment.
Serment du ranger Reconnaissant m'être engagé en tant que , en ayant une parfaite connaissance des dangers de ma profession, je m'efforcerai de toujours faire respecter le prestige, l'honneur et l'esprit de corps des .Je reconnais qu'un est un soldat d'élite qui arrive sur le terrain au moment critique, par voie aérienne, maritime ou terrestre, qui doit donc toujours être plus rapide, se battre plus dur et plus longtemps, que tout autre soldat pour son pays.Je ne dois jamais laisser tomber mes camarades. Je serai toujours à l'affût mentalement, fort physiquement, droit moralement et j'en ferai toujours plus que ma part de travail, quel qu'il soit. A cent pour cent et encore un peu plus.Je montrerais noblement au monde que je suis spécialement sélectionné et un soldat bien entrainé. Ma courtoisie envers mes supérieurs, mon port parfait de l'uniforme et le soin que j'apporte à l'équipement doivent servir d'exemple à suivre aux autresJ'affronterai les ennemis de mon pays avec ferveur. Je dois les vaincre sur le champ de bataille car je suis mieux entrainé et me battrait avec toutes mes forces. Se rendre n'est pas un mot « ». Je ne laisserai jamais un camarade tombé se trouver entre des mains ennemies, et en aucun cas je ne ferai de tort à mon pays.Je donnerai tout ce que j'ai pour servir mon pays avec les , pour accomplir ma mission, et même si je devais être l'unique survivant.Les rangers ouvrent la voie !
Dans la culture populaire Films et séries télévisées Dans la série , l'agent est un ancien du de . Dans le film La Chute du Faucon Noir de 2001, l'acteur américain Josh Hartnett incarne Matthew Eversmann, staff sergeant au 75e Rangers, dont la section est engagée dans les combats de Mogadiscio en Somalie durant l'opération Gothic Serpent (1993). Dans le film L'Agence tous risques de 2010, l'équipe vient du de . Le film War Machine raconte le chemin des candidats pour devenir Rangers avec en final la « marche de la mort » Dans la série Chicago PD, Jay Halstead est un policier dans une unité spécialisée mais a servi en Afghanistan en tant que ranger du de rangers. Dans Esprits Criminels, l'agent Luke Alves a servi dans la guerre en Irak auprès du de rangers. Dans la série 24 Heures : Legacy, Carter est un ex-ranger. Dans la série télévisée The Unit: Commando d'élite, Bob Brown est issu des Rangers. Dans la série télévisée FBI, l'agent spécial Omar Zidan est un ancien ranger Jeux vidéo Les rangers apparaissent dans la série Call of Duty : dans le jeu vidéo Call of Duty: Modern Warfare 2 de 2009, on y incarne le soldat James Ramirez du de rangers ; dans Call of Duty: Modern Warfare 3, le de rangers est une faction alliée dans une des missions. Ils apparaissent également dans la série Medal of Honor : dans le Medal of Honor'' de 2010, plusieurs missions se déroulent du point de vue du de rangers.
Notes et références
Liens externes
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