Daniel Rabel né à Paris en 1578, mort et enterré à Paris, sans descendance, le , est un peintre, graveur, miniaturiste, décorateur et botaniste français.

Biographie

Fils de Jean Rabel, Daniel Rabel peint des portraits en miniature, des fleurs, des oiseaux, des papillonsLes Rabel - Encyclopedia Universalis..

Parmi les objets du trésor de Saint-Denis, il enlumine la Bible et édite un livre sur les armoiries d’Allemagne. Il travaille beaucoup, comme son père, pour l’astronome Nicolas de Peiresc, élève de Galilée. C’est peut-être lui qui grave la première carte de la lune, l’année d’avant sa mort.

En 1633, le savant Peiresc correspond avec un Rabel et lui demande d’exécuter des dessins d’après des vases antiques possédés par des particuliers. Les minutes de ces lettres, datées des , , , , sont conservées dans la riche bibliothèque de Carpentras, elles ne mentionnent aucune adresseSources : Archives du Louvre, janvier 1947 ; Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, tome XIII ; Encyclopædia Universalis, index 3, - col. 1..

En 1612, il est peintre du duc de Nevers Charles de Gonzague. En 1618, il s’installe à Saint-Germain-des-Prés, où il peint Suite de fleurs (1624, Cabinet des estampes de la BNF) et Ballet de la douairière de Bilbao (Louvre). Il peint également des paysages à l’huile, ainsi que des sujets de chasse.

Il va à Paris pour Louis XIII qui lui commande le portrait de sa fiancée Anne d’AutricheArrivée d'Anne d'Autriche à Paris, par Rabel - Gallica., et le nomme ingénieur du Roi en 1625.

En 1631 et 1632, il est le premier peintre employé par Gaston d'Orléans, troisième fils d’Henri IV.

De 1617 à sa mort, il est dessinateur de théâtre et de ballet de cour. Durant presque vingt ans, il est l’unique dessinateur des ballets du roi.. L'histoire du costume de balletJohn H. Astingtion, Daniel Rabel and the Grotesque, University of Toronto. mentionne les costumes qu'il réalisa pour Les Fées de la forêt de Saint-Germain, ainsi que pour le Grand Bal de la douairière de Billebahaut (Bilbao) 1626Article sur les costumes de ballet dessinés par Rabel.. Sa veuve, Anthoinette Guibourg, épousera d'ailleurs Jacques de Belleville, maître des ballets du roi et ami de la famille. Il exerça une influence sur Inigo Jones ainsi que sur d'autres artistes des cours européennes de l'époqueLindley, The Court Masque, Manchester University Press, 1984..

Dessins botaniques (1624)

Il est le fondateur du premier jardin botanique de province et importe, par l’entremise de son médecin Brunyer, de nombreuses espèces des Antilles.

Ses descendants semblent avoir continué de vivre à Blois, où un Kléber Rabel figure sur le monument aux morts de 1914 ; son frère vivait encore en 1962.

La Bibliothèque nationale de France détient les planches originales qui ont été éditées : Daniel Rabel : « Recueil de cent fleurs et insectes » (édition Anthèse reprise par Claude Draeger, 1991) ; carton pour le ballet royal : Daniel Rabel, Esquisse pour un opéra du grand bal de la Douairière de Billebahaut : musique de l'Amérique (Bibliothèque nationale de France, Cabinet des Estampes) Daniel Rabel - Gallica..

En 2020, le musée du Louvre acquiert sept « monstres » ou études pour des costumes de ballets burlesques de Louis XIII.

Notes et références

Annexes Bibliographie

. . . . Ernest-Théodore Hamy, « Jean Le Roy de La Boissière et Daniel Rabel, peintres d’histoire naturelle du commencement du XVIIe siècle », Nouvelles Archives du Museum d’histoire naturelle, 4e série, extrait, Paris, Masson et Cie, 1901.

Marie-Françoise Christout, « Les ballets-mascarades des "Fées de la forêt de Saint-Germain" et de la "Douairière de Billebahaut" et l’œuvre de Daniel Rabel », Revue de la Société d’histoire du théâtre, t. 13, n°1, 1961, p. 7-24. Véronique Meyer, L’Œuvre gravé de Daniel Rabel, mémoire de maîtrise sous la dir. d’Antoine Schnapper, Université Paris IV-Sorbonne, 1979. Véronique Meyer, « L’œuvre gravé de Daniel Rabel », Nouvelles de l’estampe, n°67, janvier-février 1983, p. 6-15. Véronique Meyer, « Daniel Rabel à l’ombre de Jacques Callot », dans Daniel Ternois (dir.), Jacques Callot (1592-1635), actes du colloque de Paris et Nancy, 25-27 juin 1992, Paris, musée du Louvre et Klincksieck, 1993, p. 533-555. Estelle Moulineau, « L’album Rabel du Musée du Louvre : un recueil de dessins de costumes de ballets burlesques », dans Thomas Leconte (éd.), Les Fées des Forêts de Saint-Germain, 1625, un ballet royal de « bouffonesque humeur », Turnhout, Brepols, 2012, p. 79-122. Dominique Cordellier, « Daniel Rabel (Paris 1578-Paris 1637). Homme nu assis, groupe de trois profils fémnins et figure en pied s’appuyant sur un bâton », La revue des musées de France, revue du Louvre, n°2, 2016, p. 93.

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