Béatrix est un roman d’Honoré de Balzac publié en 1839. Il paraît d’abord dans Le Siècle en , avant d’être édité en volume la même année. Ce roman fait partie des Scènes de la vie privée.

Il est souvent affirmé que le roman contient l'un des plus beaux portraits de femmes de La Comédie humaine et qu'il fait référence à deux femmes de lettres françaises dont les ouvrages sont connus du grand public par l'emploi de pseudonymes masculinsSite radiofrance.fr, page de présentation de l'émission radiophonique "George Sand à Franz Liszt et Marie d'Agout"..

Contexte vignette|redresse|gauche|Marie d'Algout, alias Daniel Stern, qui inspira à Balzac le personnage de Béatrix de Rochefide Venu à Batz, à Guérande et au Pouliguen « prendre les bains de mer » en 1830, Balzac y puise, en compagnie de son amante Laure de Berny, l'inspiration du premier chapitre de son roman.

En , Balzac fait un séjour d'une semaine chez George Sand, au château de Nohant, où elle lui raconte la liaison entre Franz Liszt et Marie d'Agoult, couple qu'elle a recueilli chez elle. Balzac transpose le récit dans son roman où Sand a lui inspire le personnage de Félicité, Marie d'Agoult celui de Béatrix, et Liszt celui du musicien Gennaro Conti, amant de la marquise de Rochefide.

Résumé Dans la vieille Bretagne aristocratique, à Guérande , le jeune Calyste du Guénic cherche un idéal de vie que semble lui offrir la fréquentation de Félicité des Touches, écrivaine et musicienne déjà célèbre sous le pseudonyme de « Camille Maupin ». Mais Calyste a un rival : Claude Vignon, auteur célèbre et soupirant assidu de Félicité.

Quand la marquise Béatrix de Rochefide et son amant Gennaro Conti, un musicien autrefois amant de Félicité, arrivent au château, Calyste est poussé dans les bras de la marquise par Félicité elle-même. Alors qu'il vit un amour bref et intense avec Béatrix, Conti lui enlève soudainement la femme qu'il aime. Le jeune Breton tombe dans un abattement dont Félicité elle-même le tire en l’emmenant à Paris et en favorisant son mariage avec Sabine de Grandlieu, avant de se retirer au couvent. Toutefois, il retrouve les bras de la marquise, quittée par Conti, au grand désespoir de son épouse. Sabine ne parvient à « récupérer » son mari qu'au terme d'une conspiration amoureuse et mondaine où interviennent et s'entrecroisent plusieurs personnages récurrents de La Comédie humaine.

Analyse Le titre initialement donné à ce roman, proposé par George Sand elle-même, était Les Galériens ou les Amours forcés, qui annonçait une grande fresque.

Le titre définitif de cet ouvrage littéraire est une référence directe à Dante et à sa muse Béatrice Portinari, plus connue sous le nom de Béatrix (ou Bice) et qui apparaît dans son œuvre majeure La Divine Comédie. Les différents personnages sont des proches de l'auteur, tels que Marie d'Agoult (Béatrix) et George Sand (Félicité), sachant que les deux prénoms ont approximativement la même définition, mais aussi Franz Liszt (Conti) ainsi que le jeune Calyste qui n'est pas sans rappeler le poète Alfred de Musset. L'auteur présente également de nombreuses références botaniques, notamment florales, et plus précisément le camélia qui symbolyse le bonheur dans le langage des fleurs, point commun supplémentaire avec les prénoms des deux jeunes héroïnes du romanFleurs et jardins dans l'œuvre de George Sand : "Actes du colloque international du Centre de recherches révolutionnaires et romantiques, Université Blaise-Pascal, (Clermont-Ferrand, 4-7 février 2004), page 421 et suivantes..

Personnages

Réception

Extrait Calyste assiste à l’arrivée de Béatrix de Rochefide :

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

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Liens externes Béatrix en livre audio gratuit (texte intégral) : http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/balzac-honore-de-beatrix.html

Catégorie:Roman français paru en 1839 Catégorie:Roman de la Comédie humaine Catégorie:Roman se déroulant en Bretagne