Éric Caire, né le à Sorel, est un entrepreneur en informatique, enseignant et homme politique québécois.

Il est député caquiste de la circonscription de La Peltrie à l'Assemblée nationale du Québec. Il est élu pour la première fois à l'élection générale de 2007 sous la bannière de l'Action démocratique du Québec (ADQ). À la suite de l'élection de Gilles Taillon, lors de la course à la direction de ce parti en 2009, il démissionne du parti avec Marc Picard pour siéger à l'Assemblée nationale comme député indépendant. Depuis , il siège pour la Coalition avenir Québec.

Ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale depuis le , il devient le , ministre de la Cybersécurité et du Numérique. À la suite des déboires du projet SAAQClic de la Société de l'assurance automobile du Québec, il remet sa démission en tant que ministre le 27 février 2025.

Le , il annonce son intention de ne pas briguer les suffrages, lors de l’élection prévue au mois d’octobre suivant..

Biographie Né le à Sorel, Éric Caire est père de quatre enfants.. Avant de se lancer en politique, il est entrepreneur en informatique puis enseignant au cégep.

Vie politique Éric Caire est élu pour la première fois député de la circonscription de La Peltrie à l'Assemblée nationale du Québec lors des élections générales québécoises de 2007 sous la bannière de l'Action démocratique du Québec (ADQ)..

Candidature à la chefferie en 2009

Le , il annonce sa candidature à la succession de Mario Dumont comme chef de l'Action démocratique du Québec. Les anciens députés François Benjamin.(ancien député provincial de Berthier) et Richard Merlini (ancien député provincial de Chambly) sont les coprésidents de sa campagne. Lors de l'élection, le , il perd par 1 voix lors du de scrutin face à Gilles Taillon.

Le , à la suite de la diffusion par TVA d'un message du président de l'ADQ, Mario Charpentier, sur la boîte vocale d'un militant, prouvant qu'il amassait des fonds pour financer la campagne de Gilles Taillon alors qu'il devait conserver une stricte neutralité et à leur limogeage de leurs fonctions parlementaires respectives par le nouveau chef, Éric Caire et Marc Picard annoncent qu'ils quittent le parti et siégeront désormais comme député indépendants..

Coalition avenir Québec Le , il annonce qu'il joint les rangs de la Coalition avenir Québec avec Benoit Charette, Daniel Ratthé et Marc Picard.. Il est réélu comme député de La Peltrie sous cette bannière lors des élections de 2012, 2014, 2018 et 2022.

En 2017, avant son entrée au Conseil des ministres, il est placé en situation de conflit d'intérêts potentiel après avoir contracté un prêt de auprès du maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger, dont la municipalité se trouve dans sa circonscription. Le Commissaire à l'éthique lui ordonne de rembourser le prêt, ce qu'il fait en ..

Le , il devient ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale puis le , ministre de la Cybersécurité et du Numérique.. À ce titre, il est chargé du déploiement du service d'authentification gouvernementale, lancé en 2023.. Toutefois, sa gestion de la transformation numérique a fait l'objet de critiques, notamment en raison des retards et problèmes liés au projet SAAQclic de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ).

En matière de finances publiques, Éric Caire annonce en 2019 des économies annuelles de de dollars à partir de 2023 grâce à la consolidation des centres de données gouvernementaux.. Toutefois, en 2024, une augmentation des coûts de 50 millions de dollars dans le cadre de cette transformation numérique soulève des doutes quant à l'atteinte des objectifs annoncés.

Bien que le ministre ait d'abord affirmé que ce projet relevait uniquement de la SAAQ., des documents obtenus par Le Devoir révèlent qu'il a été informé dès des dépassements de coûts et des difficultés rencontrées dans sa mise en œuvre... Le , il assiste à une présentation de la SAAQ sur les coûts du projet, qui avaient alors grimpé à 416 millions de dollars, contre une estimation initiale de 97 millions pour cette phase. Malgré cela, neuf jours plus tard, le , il signe un arrêté ministériel permettant à la SAAQ d'octroyer de nouvelles sommes sans que celles-ci apparaissent dans le Système électronique d’appel d’offres du gouvernement du Québec (SEAO), limitant ainsi la transparence sur les dépassements de coûts.

La Vérificatrice générale du Québec a par la suite révélé que le coût total du projet avait explosé, atteignant 1,1 milliard de dollars, soit près du double des estimations initiales. De plus, en pleine campagne électorale de 2022, la SAAQ a adopté une stratégie de morcellement des contrats afin de camoufler 222 millions de dollars de dépenses supplémentaires, ce qui a soulevé des critiques sur la gestion et la reddition de comptes du projet.

En , le ministre reçoit une seconde présentation sur l’état d’avancement du projet, qui souligne plusieurs indicateurs au rouge et au jaune, notamment concernant les tests et la formation. Malgré ces avertissements, il affirme en 2023 ne pas avoir été mis au courant des problèmes du projet avant le dépôt du rapport de la Vérificatrice générale. Toutefois, d’anciens cadres de la SAAQ soutiennent lui avoir communiqué ces difficultés dès 2022, ce qui alimente une controverse sur son rôle et sa gestion du dossier.

Le , à la suite de la décision du gouvernement du Québec d'abandonner la construction d'un troisième lien autoroutier entre les villes de Québec et de Lévis., Éric Caire renie son engagement, pourtant réitéré, de démissionner de son poste de député si le projet était abandonné.. Cette volte-face entraîne des critiques, notamment de la part de l'opposition et d'anciens partisans du projet, et mène à des appels à sa démission ainsi qu'au dépôt d'une pétition dans sa circonscription.. Quelques mois plus tard, alors que le gouvernement envisage une nouvelle version du projet sous la forme d'un pont à l'est de Québec, le ministre a du mal à situer précisément l'emplacement prévu du projet lorsque interrogé par les journalistes..

Le , alors que la controverse entourant le projet SAAQclic ne faiblit pas, Éric Caire annonce sa démission du poste de ministre de la Cybersécurité et du Numérique. Dans une déclaration transmise aux médias, il affirme avoir assumé ses responsabilités dans ce dossier, tout en admettant ne pas avoir été « assez méfiant ». Toutefois, il juge que la situation est devenue une distraction nuisible pour le gouvernement et le premier ministre, ce qui l'amène à remettre sa démission..

Le , il apporte son soutien à la candidature de Bernard Drainville pour la course à la direction de la Coalition avenir Québec..

Résultats électoraux

Notes et références

Voir aussi Articles connexes , , , , et du Québec La Peltrie Élection à la direction de l'Action démocratique du Québec de 2009

Liens externes

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