Cet article présente l’histoire, les caractéristiques et les événements significatifs ayant marqué le réseau routier du département du Puy-de-Dôme en France.
Au , la longueur totale du réseau routier du département du Puy-de-Dôme est de , se répartissant en d'autoroutes, de routes nationales, de routes départementales et de voies communales.
Histoire vignette|upright=2|Carte Levasseur du département du Puy-de-Dôme (1852).
De 1750 à 1784, l’ensemble du réseau routier est pour la première fois cartographié à grande échelle (au 1/) et de manière complète par Cassini de Thury, à la demande de Louis XV. Ces cartes sont d’une grande richesse toponymique, mais d’une grande pauvreté quant à la figuration du relief et de l’altimétrie. De même les chemins secondaires sont rarement représentés, du fait d’une part de leur état médiocre, d’autre part de leur faible importance économiqueCarte de Cassini pour la zone de Clermont-Ferrand.Carte de Cassini pour la zone d’Issoire..
L’Atlas national illustré réalisé par Victor Levasseur est un précieux témoignage du , les cartes coloriées à la main sont entourées de gravures indiquant statistiques, notes historiques et illustrations caractéristiques des départements. Sur ces cartes sont représentées les routes, voies ferrées et voies d'eau. Par ailleurs, les départements sont divisés en arrondissements, cantons et communes.
En 1834, dans un ouvrage de Benoît GonodBenoît Gonod, Puy-de-Dôme, voir dans la bibliographie, le réseau routier du département était structuré en sept routes royales totalisant , les numéros correspondant aux routes nationales : +Routes royales de la route Destinations Longueur R.R. 9 R.R. 81 R.R. 89 R.R. 106 R.R. 122 R.R. 141 R.R. 143 N.B. : la valeur annoncée dans la source () pour la route royale 89 est incorrecte en raison de l'oubli probable d'un chiffre par l'éditeur.
ainsi que dix routes départementales (sans rapport avec celles que l'on connaît actuellement), les huit premières totalisant : +Routes départementales en 1834 de la route Destinations Longueur R.D. 1 R.D. 2 R.D. 3 R.D. 4 R.D. 5 R.D. 6 R.D. 7 R.D. 8 R.D. 9 (en projet) R.D. 10 (en projet) Une autre route départementale reliant Tauves à Montaigut était en projet.
Réforme de 1930 Devant l’état très dégradé du réseau routier au lendemain de la Première Guerre mondiale et l’explosion de l’industrie automobile, l’État, constatant l’incapacité des collectivités territoriales pour remettre en état le réseau routier pour répondre aux attentes des usagers, décide d’en prendre en charge une partie. L’article 146 de la loi de finances du prévoit ainsi le classement d’une longueur de l’ordre de de routes départementales dans le domaine public routier national..
En ce qui concerne le département du Puy-de-Dôme, ce classement devient effectif à la suite du décret du Fac-simile du décret signé par le Président de la République Gaston Doumergue, publié au Journal officiel en date du , classant une partie du réseau routier national dans le domaine public routier départemental, sur le site de Wikisara ..
Réforme de 1972 En 1972, un mouvement inverse est décidé par l’État. La loi de finances du prévoit le transfert dans la voirie départementale de près de de routes nationales.. Le but poursuivi estRapport sur le transfert du réseau de la voirie nationale secondaire dans la voirie départementale, Conseil général du Loiret, séance du 6 décembre 1972. : d’obtenir une meilleure responsabilité entre l’État et les collectivités locales en fonction de l’intérêt économique des différents réseaux, de permettre à l’État de concentrer ses efforts sur les principales liaisons d’intérêt national, d’accroître les responsabilités des assemblées départementales dans le sens de la décentralisation souhaitée par le gouvernement, d’assurer une meilleure gestion et une meilleure programmation de l’ensemble des voies.
Le transfert s’est opéré par vagues et par l’intermédiaire de plusieurs décrets publiés au Journal officiel. Après concertation, la très grande majorité des départements a accepté le transfert qui s’est opéré dès 1972. En ce qui concerne le département du Puy-de-Dôme, le transfert est acté avec un arrêté interministériel publié au journal officiel le Fac-simile de l'arrêté interministériel publié au Journal officiel en date du , déclassant une partie du réseau routier national dans le domaine public routier départemental, sur le site de Wikisara ..
Réforme de 2005 Une nouvelle vague de transferts de routes nationales vers les départements intervient avec la loi du relative aux libertés et responsabilités locales, un des actes législatifs entrant dans le cadre des actes II de la décentralisation où un grand nombre de compétences de l’État ont été transférées aux collectivités locales. Dans le domaine des transports, certaines parties des routes nationales sont transférées aux départements et, pour une infime partie, aux communes (les routes n'assurant des liaisons d’intérêt départemental)..
Le décret en Conseil d’État définissant le domaine routier national relatif à la consistance du réseau routier national. prévoit ainsi que l’État conserve la propriété de d’autoroutes concédées et de de routes nationales et autoroutes non concédées et qu’il cède aux départements un réseau de ..
Dans le département du Puy-de-Dôme, le transfert est décidé par arrêté préfectoral signé le Fac-simile de l’arrêté préfectoral signé le , déclassant une partie du réseau routier national dans le domaine public routier départemental, sur le site du Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire .. de routes nationales sont déclassées. La longueur du réseau routier national dans le département passe ainsi de en 2004 à 8 en 2006 pendant que celle du réseau départemental s’accroît de à .
Caractéristiques Consistance du réseau Le réseau routier comprend six catégories de voies : les autoroutes et routes nationales appartenant au domaine public routier national et gérées par l’État., les routes départementales appartenant au domaine public routier départemental et gérées par le Conseil général du Puy-de-Dôme., les routes métropolitaines appartenant au domaine public routier métropolitain et gérées par le conseil métropolitain de Clermont Auvergne Métropole et les voies communales. et chemins ruraux. appartenant respectivement aux domaines public et privé des communes et gérées par les municipalités. Le linéaire de routes par catégories peut évoluer avec la création de routes nouvelles ou par transferts de domanialité entre catégories par classement ou déclassement, lorsque les fonctionnalités de la route ne correspondent plus à celles attendues d’une route de la catégorie dans laquelle elle est classée. Ces transferts peuvent aussi résulter d’une démarche globale de transfert de compétences d’une collectivité vers une autre.
Au , la longueur totale du réseau routier du département du Puy-de-Dôme est de , se répartissant en d'autoroutes, de routes nationales, de routes départementales et de voies communales.
Il occupe ainsi le au niveau national sur les métropolitains quant à sa longueur et le quant à sa densité avec par km de territoire..
Trois grandes réformes ont contribué à faire évoluer notablement cette répartition : 1930, 1972 et 2005.
L'évolution du réseau routier entre 2002 et 2017 est présentée dans le tableau ci-après.
+ Évolution du réseau routier entre 2002 et 20172002200320042005200620072008200920102011201220132014201520162017Autoroutes164164165164216217217217217217217217217217217217Routes nationales 22422422517871111111111Routes départementales Voies communales TOTAL
En 2019, Clermont Auvergne Métropole gère de routes situées sur son territoire..
Nomenclature des routes Routes départementales Les chemins de grande communication (Gc) sont devenus des routes départementales dont le numéro est majoré de 200, sauf celles qui ont été classées dans le domaine routier national. Par exemple, le Gc 12 reliant Clermont-Ferrand à Peschadoires par Billom est devenu la RD 212Carte Michelin 1910 32 (voir sources) mais le Gc 28 de Maringues à Pont-du-Château est classé en RN 493 dans les années 1930 pour être déclassé RD 1093Carte Michelin 1910 28 (voir sources).
Les chemins d'intérêt commun (Ic) sont devenus des routes départementales dont leur numéro est reproduit à l'identique.
Dans les années 1980, de nombreuses routes départementales ont vu leur numéro modifié. À l'origine des embranchements de routes départementales, ils prennent un numéro différent dépendant du secteur : 25x et 26x pour le Livradois ; 30x, 31x, 32x, 33x et 34x pour le nord-est du département, à l'exception de la RD 300 issue de la renumérotation de la RD 999A, une ancienne route nationale déclassée ; 40x, 41x, 42x, 43x, 44x et 45x pour le nord du département, à l'exception de la RD 400 issue de la renumérotation de la RD 906A, traversant Thiers ; 50x, 51x, 52x, 53x, 55x, 56x, 57x et 58x pour le nord-ouest et l'ouest du département (Combrailles) ; 60x, 61x, 62x, 63x et 64x pour le sud-ouest (Sancy et Artense) ; 70x, 71x et 72x pour le sud (Cézallier et environs d'Issoire) ; 75x, 76x, 77x, 78x, 79x et 80x pour le centre du département (agglomération clermontoise).
Routes déclassées Les routes nationales déclassées en routes départementales à l'issue de la réforme de 1972 ont un numéro composé des deux derniers chiffres de la route nationale, précédés du chiffre 9. Par exemple, la RN 141 est devenue la RD 941 et la RN 496 est devenue la RD 996. Il existe toutefois quelques exceptions : les routes nationales 493 et 689 sont déclassées respectivement en routes départementales 1093 et 1089, le département voisin de l'Allier ayant réservé les numéros 993 et 989 aux déclassements des routes nationales 693 et 489.
Les routes nationales déclassées à l'issue de la réforme de 2005 ont un numéro composé des trois derniers chiffres de la route nationale, précédés du chiffre 2 : la route nationale 9 est devenue la route départementale 2009À l'exception des traversées de villes : RD 2019 à Aigueperse, RD 2029 à Riom, RD 2099 à la sortie sud-est de Clermont-Ferrand., la devient la , la devient la . En revanche : la RN 119 est devenue la RD 69 ; la RN 189 est devenue la RD 2089 ; la RN 389, correspondant au boulevard Jacques-Bingen à Clermont-Ferrand, est devenue la RD 771.
Modifications de numéros de routes en 2006
Parfois, pour rationaliser un itinéraire, des numéros de routes sont modifiés : RD 21 (traversée Est de Clermont-Ferrand) → RD 2009 ; RD 447 (contournement Est de Riom) → RD 2009 ; RD 448 (contournement d'Aigueperse) → RD 2009 ; RD 799 (déviation de Beaumont) → RD 2089 ; RD 941 (de Clermont-Ferrand à Pontgibaud par Le Cratère) → RD 943 ; RD 941A (de Clermont-Ferrand aux Quatre Routes de Nébouzat) → RD 941 jusqu'à La Baraque puis RD 942 au-delà ; RD 941B (de La Baraque à Pontgibaud) → RD 941 ; RD 941C (de Durtol à Ceyrat) → RD 944 ; RD 906A → RD 400 ; RD 999A → RD 300.
Réalisations ou événements récents Furent créées dans les années 1980-1990 les déviations d'Ennezat, de Maringues, de Riom, de Beaumont et de Ceyrat.
2000 à 2006 : Autoroute A89 (Ussel-Est – Saint-Julien-Sancy en 2000, Saint-Julien-Sancy – Combronde via Pontgibaud et Manzat début 2006) et disparition des autoroutes A710 et A72 qui deviennent A89. vers 2004 : Création de la route départementale 979 (RD 978 – RD 52 – RD 8, déviation du Cendre), prévision de prolongement de la RD 979 vers la RD 212.
Notes et références Notes
Références générales
Références spécifiques au département
Autres références
Sources Cartes de Cassini : site de Gallica Carte Michelin 1910 28 , compilation avec les cartes 522-523 édition 2010 Carte Michelin 1910 32 , compilation avec les cartes 522-524 édition 2010
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Transports dans le Puy-de-Dôme Liste de ponts du Puy-de-Dôme Réseau routier français