Molezon est une commune française, située dans le sud-est du département de la Lozère en région Occitanie.

Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par le Gardon de Sainte-Croix et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans les Cévennes, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : trois sites Natura 2000 (les « vallées du Tarn, du Tarnon et de la Mimente », la « vallée du Gardon de Mialet » et « les Cévennes ») et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Molezon est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1836. Ses habitants sont appelés les Molézoniens ou Molézoniennes.

Géographie Molezon se situe au cœur du parc national des Cévennes, dans le sud du département de la Lozère, à une altitude moyenne de , à mi-chemin entre Barre-des-Cévennes et Sainte-Croix-Vallée-Française.

Communes limitrophes

Lieux-dits et hameaux Le Villaret Trabassac Bas Le Bruguier Haut Le Mazel Escassier La Devèze Le Pré du Béal Faubourg Trabassac Haut Mas Vallat Le Ranc Le Saltet Bel Air La Roquette Basse (Moulinarié) La Roquette Haute (Mazdal) Le Plantier (hameau de la Tour de Canourgue) L'Abriguet La Fumade Témélac La Beaume La Maison de Noé La Combe del Salze Les Terrades Les Combelles.

Zone périphérique du Parc : Biasses La Moline La Rouvière Le Mas Soubeyran Molezon Mas Soubreton Mas Breton Le Soulié Le Puech La Courte L'Auradou La Remise Le Mazel La Roque Le Castellet Le Bruguier bas

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne.. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bassurels à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Espaces protégés La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée... Dans ce cadre, la commune fait partie de la zone cœur du Parc national des Cévennes. Ce parc national, créé en 1967, est un territoire de moyenne montagne formé de cinq entités géographiques : le massif de l'Aigoual, le causse Méjean avec les gorges du Tarn et de la Jonte, le mont Lozère, les vallées cévenoles ainsi que le piémont cévenol..

Les Cévennes sont également un territoire reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en 1985 pour la mosaïque de milieux naturels qui la composent et qui abritent une biodiversité exceptionnelle, avec animales, de plantes à fleurs et de fougères, auxquelles s’ajoutent d’innombrables mousses, lichens, champignons...

Réseau Natura 2000 vignette|Sites Natura 2000 sur le territoire communal. Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS). Deux sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la directive habitats. : les « vallées du Tarn, du Tarnon et de la Mimente », d'une superficie de , des habitats pour deux mammifères : la Loutre (Lutra lutra) et le castor. ; la « vallée du Gardon de Mialet », d'une superficie de , abritant des populations de poissons d'intérêt communautaire, notamment le Barbeau méridional (Barbus meridionalis), mais aussi le Castor et l'Écrevisse à pattes blanches. ;

et un au titre de la directive oiseaux : « les Cévennes », d'une superficie de , correspondant précisément à la zone centrale du parc national des Cévennes et rassemblant plusieurs ensembles distincts. La diversité des milieux et des paysages permet le maintien d'une avifaune riche et diversifiée : au total, 135 espèces d'oiseaux, dont 22 inscrites à l'annexe 1 de la directive 79-409-CEE, recensées dans la zone centrale du parc, dont une vingtaine d'espèces de rapaces diurnes et sept nocturnes..

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. est recensée sur la commune. : le « Gardon de Sainte-Croix » (), couvrant du département. et une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : les « Hautes vallées des Gardons » (), couvrant dont 27 dans le Gard et 21 dans la Lozère..

Urbanisme Typologie Au , Molezon est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (98,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (98,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (77 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (21,7 %), prairies (1,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune de Molezon est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Molezon est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en pour la période 2014-2023.. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par divers arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de de celles-ci. L’arrêté du , complété par un arrêté de 2020, réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du , abrogeant un arrêté de 2002, rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droitLe débroussaillement s'applique notamment aux abords de constructions, chantiers, travaux ou installations sur une largeur de (selon un principe du droit des assurances, tout propriétaire est tenu d’assurer la protection de ses biens), et de de part et d’autre des voies privées y donnant accès., chapitre Feux de forêts..

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrainsdes éboulements, chutes de pierres et de blocs et des glissements de terrain, chapitre Mouvements de terrain..

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1994, 2003, 2011, 2014 et 2020. Toponymie

Histoire

Politique et administration

Démographie

Économie Emploi

En 2018, la population âgée de s'élève à , parmi lesquelles on compte 75,5 % d'actifs (61,2 % ayant un emploi et 14,3 % de chômeurs) et 24,5 % d'inactifsLes inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des est supérieur à celui de la France et du département.

La commune est hors attraction des villes... Elle compte en 2018, contre 16 en 2013 et 23 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 35, soit un indicateur de concentration d'emploi de 44,6 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 49,4 %..

Sur ces 35 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 13 travaillent dans la commune, soit 36 % des habitants.. Pour se rendre au travail, 69,4 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 8,3 % les transports en commun, 11,1 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 11,1 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)..

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Ancien temple protestant de Molezon. Château du Mazel classé au titre des monuments historiques Château de Molezon primé par la Fondation Bern à travers le Loto du Patrimoine (2021) Tour de Canourgue (donjon d'un château médiéval) Château de la Devèze Menhirs

L'église Notre-Dame de Molezon a été restaurée, cette église fait partie des monuments romans des vallées Française et de Borgne. Elle est inscrite au titre des monuments historiques en 2012.. En été des concerts y sont donnés.

Personnalités liées à la commune

Notes et références Notes et cartes Notes

Cartes

Références Site de l'Insee

Autres sources

Voir aussi Bibliographie Frédéric Monod, Saisons Cévenoles, Le Ruisseau de Trabassac, éditions Ampelos, 2020. Ce récit sensible évoque amplement les hameaux de Trabassac à Molezon, et ses habitants.

Articles connexes Liste des communes de la Lozère Communauté de communes Des Cévennes au Mont Lozère

Liens externes