Castillon (en wallon Castiyon) est une section de la ville belge de Walcourt située en Région wallonne dans la province de Namur.
Ancienne commune bornée au Nord par Rognée, à l'Est par Fontenelle, au Sud par Barbençon et à l'Ouest par Clermont.
C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
Castillon comprend un hameau : Mertenne.
Toponymie Le nom de Castillon trouve son origine dans le mot castellionem, qui signifie petit château.
Géographie
Évolution démographique
Source: DGS, 1831 à 1970=recensements population, 1976= habitants au 31 décembre
Histoire
Dans l’Ancien Régime, Castillon dépend de la principauté de Liège et Mertenne du comté de Namur, (bailliage de Bouvignes). A l’annexion par la France, au département de Sambre-et-Meuse puis durant la période néerlandaise puis belge à la province de Namur.
On a retrouvé vers 1870, une nécropole belgo-romaine, dont on ignore aujourd’hui l'emplacement.
Sauvement En cas de guerre, les habitants peuvent se réfugier à Beaumont moyennant une contribution annuelle. En 1397, Mertenne paie plus du double que Castillon. Il semble qu’à l’époque ancienne de l’établissement du tarif, Mertenne comptait plus d’habitants et donc, de maisons, que Castillon. À la fin du , on y dénombrait . Ce nombre est tombé à 15 en 1450 à cause des guerres et/ou des épidémies.
13 ans après la bataille de Rocroi (1643), Castillon comme Mertenne sont toujours abandonnés par leur population.
La population a toujours vécu de l’agriculture : élevage de chevaux de labour, de moutons et maintenant de bovidés. Le village possède des bois d’une centaine d’hectares. Il y eut une saboterie jusque vers 1900.
Castillon Castillon est compris, dès le Haut Moyen Âge, dans le domaine de l'abbaye de Lobbes, qui nomme le curé et lève la dîme. La justice, comme la vente de biens fonciers, est donc administrée par la “court et justice Monsieur Sainct Pierre de Lobbes siégeant à Castillon, pays de Liège”. Les abbayes de Lobbes, d’Aulne et du Jardinet (Walcourt) possédaient des biens dans le village.
Les troupes révolutionnaires françaises occupent le village le et pillent notamment le presbytère.
Mertenne La cour de justice était dénommée « courte Monsieur Saint Feuillen siégeante à Mertine ». Le comte de Namur détient toute une série de droits c'est-à-dire de taxes : en avoine ; d’avouerie (comme avoué ou protecteur de l’église) ; en deniers ; sur les feux (foyers ou maisons) ; sur les gelines (poules : une par maison par an) ; taille (impôt proportionnel basé sur la capacité de l’exploitant du sol).
Vers 1300, on y dénombre . En 1343, Mertenne est annexé indûment par le prince-évêque de Liège, jusqu'en 1446, au cours du conflit des .
En 1753, la seigneurie est engagée à Jean-Charles de Mérode. Son frère la conservera jusqu'à la fin de l’Ancien Régime. La chapelle, dédiée à saint Hubert, est très ancienne. Elle dépend de Castillon à partir de 1686. La dîme est partagée entre l'abbaye de Lobbes, le chapitre de Fosses, puis les sœurs grises de Fosses et le curé de Castillon.
Patrimoine
L'église Saint-Martin L’église actuelle date de 1877-1879. Son clocher garde deux cloches, la petite, fondue en 1551 par les Van Ghein, de Louvain (comme celle du palais provincial, de 1514), l’autre de 1737, due à Félix Ganard, fils, de Silenrieux, et à Pierre Guillemin, originaire de Breuvannes, dans le Bassigny.
La chapelle Saint-Feuillen de Mertenne Le chœur est d'origine romane, il a été reconstruite aux .
Autres bâtiments
Le presbytère, situé rue du Presbytère, daterait peut-être de la première moitié du . L'ancienne école située rue du Presbytère, datée de 1830 grâce à ses ancres. La ferme du Capitaine, située rue du Presbytère, a été construite au cours de la première moitié du .
Économie
Notes et références
Bibliographie
Catégorie:Commune avant fusion dans l'arrondissement de Philippeville Catégorie:Walcourt Catégorie:Ancienne commune des Ardennes cédée par le traité de Paris de 1815