Tarcienne (en wallon Tårcene) est une section de la commune belge de Walcourt située en Région wallonne dans la province de Namur.
C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
Toponymie
Géographie
Le village est bordé au nord par Gerpinnes (Hainaut), à l’est par Hanzinne et Thy-le-Bauduin, au sud par Somzée et à l’ouest par Nalinnes (Hainaut). La Nationale 5 Charleroi-Couvin traverse une partie du village.
Évolution démographique
Source : DGS, 1831 à 1970 = recensements population, 1976 = habitants au 31 décembre.
Histoire Anciennement, le territoire était divisé en deux : Ahérée et Tarcienne.
Ahérée dépendait de la cour féodale de Morialmé, terre liégeoise. En 1372, cette seigneurie hautaine appartient à un certain Bastien de Berzée. Au , le titre de vicomté lui était attaché. À cette époque, les propriétaires en étaient les de Maretz, qui possédaient une ferme-château de 45 bonniers et quelques autres dépendances. Il y avait une chapelle depuis au moins le .
L’histoire ancienne de Tarcienne est peu connue. Deux alleux sont connus en 1228, l’un qui appartient à Lambert de Tarcienne et à ses frères, l’autre au prieuré d’Oignies. Le territoire fait partie de la seigneurie de Thy-le-Château, comté de Namur. En 1672, il est vendu par Ferdinand de Croÿ à Charles de Colins mais il y a contestation entre les ayants droit; néanmoins, les Colins gardent cette propriété jusqu’en 1741.
À la fin de l’Ancien Régime, la collation de la cure et la dîme étaient du ressort des chanoinesses de Moustier-sur-Sambre; toutefois, celles-ci durent partager cette dernière, en 1348, avec les bénéficiers et le curé de Gerpinnes jusqu’à la création d’une paroisse autonome en 1603 dans le village.
Situation en 1830 On recense répartis dans et . On compte , , , , et . On y extrayait du minerai de fer. Il existait un pressoir à huile mu par un manège ainsi qu'une brasserie, un horloger et un fabricant de bas. Ses dépendances étaient alors : Ahérée, Lumsonry, Prêle, Pont-de-Pierre, Trieu des Marais, Longue Vue et Gillaux.
Un cimetière militaire est situé «au Pavé» près de la route de Philippeville, non loin de l’endroit où fut tué le duc de Saxe-Meiningen, commandant la de réserve. Il contient les tombes de (dont n’ont pas été identifiés) et de . Un combat violent s‘est en effet déroulé ici le et le lendemain matin entre les troupes allemandes de von Bülow et françaises de Lanrezac, juste après la bataille de la Sambre. Une stèle rappelle son souvenir sur une maison (au n° 32) tandis qu’un petit monument funéraire à sa mémoire se dresse dans le cimetière militaire.
Lors de l'occupation durant la Première Guerre mondiale, les Allemands s'étaient rendus dans Tarcienne, ils avaient érigé un poste de guet au point le plus haut du village, sur la route qui va vers Thy-le-Bauduin. De nombreux avions militaires alliés passaient au-dessus du village, l'un d'eux se fit descendre un soir près de la N5. Tarcienne possédait notamment une zone marécageuse peu connue à l'extérieur du village. Les Allemands avaient aussi capturé des personnes pour les envoyer en camps, et réquisitionné des maisons pour s'y établir, se loger, se soigner, se nourrir. Trois maisons connues, les 3 collées les unes aux autres ("La Maison des 3 Sœurs") ont servi à héberger des Allemands.
Liste des bourgmestres de 1830 à 1977
Patrimoine et folklore
Patrimoine architectural Le château de Tarcienne, siège d’une seigneurie créée pour Charles-Ignace de Colins en 1672, fut brièvement contesté avant de revenir à la famille jusqu’en 1741. Construit durant le dernier tiers du , il fut ensuite largement remanié au . L’église Saint-Martin, construite en 1890 dans un style néo-roman. La ferme de la Tour, initialement érigée à partir d’un donjon médiéval, a vu sa construction se prolonger aux . La ferme d'Ahérée, ancien siège d’une seigneurie liégeoise, se présente comme un quadrilatère avec logis datant du . La ferme de Bertransart, ancienne maison des Templiers connue dès le début du , passa vers 1313 aux Hospitaliers et fut affermée à partir de la fin du .
Le cimetière militaire de Tarcienne (bois du Louvrois) : accueille les tombes de 394 soldats français, 153 soldats allemands et 2 russes tombés au cours de la Première Guerre mondiale ainsi qu’un ossuaire recueillant les restes de soldats inconnus tant allemands que français. Le cimetière comprend également deux monuments : l’un dédié au caporal français André Jéramec, l’autre à l’officier allemand Frédéric-Jean de Saxe-Meiningen, tous deux tombés le pendant la bataille de Charleroi.
Folklore Marche Saint-Fiacre faisant partie des marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse. Elle a été reconnue en avec quatorze autres marches comme chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l'UNESCO. Elle se déroule le premier dimanche de mai. Chaque lundi de Pentecôte, le village est traversé par la marche Sainte-Rolande.
Enseignement
Économie
Village traditionnellement agricole, il s’est développé récemment par l’apport d’une population qui travaille dans l’agglomération de Charleroi, distante d’une dizaine de km seulement.
Vie associative
Galerie
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Catégorie:Commune avant fusion dans l'arrondissement de Philippeville Catégorie:Walcourt Catégorie:Ancienne commune des Ardennes cédée par le traité de Paris de 1815