Stronghold Crusader est un jeu vidéo de stratégie en temps réel dérivé de Stronghold, sorti en 2002. Il est développé par Firefly Studios et édité par Gathering of Developers.

Stronghold Crusader présente de grandes similitudes avec Stronghold, le principal changement est le fait qu'au lieu d'être situé en Angleterre, celui-ci se déroule maintenant dans le désert du Moyen-Orient durant la période des croisades. Un autre changement notable est l'ajour des escarmouches permettant d'affronter l'IA dans de nombreuses missions.

Il est suivi par Stronghold 2, sorti en 2005. Des versions étendue (Stronghold Crusader Extreme) et haute définition (Stronghold Crusader HD) sont sorties respectivement en 2008 et 2012, puis un nouveau remake (Definitive Edition) sort en .

Système de jeu Principes de base Stronghold Crusader, comme son prédécesseur, est un jeu de stratégie en temps réel avec des éléments de city-builder. Le système de combat est centré sur les batailles entre les Seigneurs, sur des cartes pouvant contenir jusqu'à 8 participants. Les emplacements des donjons sont déjà déterminés à l'avance. La carte étant visible dans son ensemble, on peut très bien observer le Seigneur IA en train de construire son château et ses unités. Lorsque les châteaux sont proches, on peut participer à des batailles entre les châteaux-forts.

Évolution par rapport à Stronghold Stronghold se situait dans les plaines médiévales d'Europe. À l'inverse, Stronghold Crusader se situe dans le désert de l'Arabie, changeant radicalement de décor. Le style visuel des bâtiments est ainsi différent. Mais le plus gros changement est le placement des fermes, qui ne peuvent être mises que sur des oasis. Il existe des cartes avec beaucoup d'oasis, d'autres sans oasis, et d'autres encore où il faudra se battre pour acquérir les oasis disponibles. Cette nouveauté par rapport à Stronghold, où il y avait bien plus de terres fertiles, impose une nouvelle difficulté.

Contrairement au principe du jeu Stronghold, le joueur se développe en même temps que l'ennemi.

Dans Stronghold Crusader, les problèmes gestionnaires de Stronghold ont été largement revus à la baisse, notamment lors de la création d'infrastructures. La plupart des bâtiments demandent en effet beaucoup moins de ressources pour se construire : L'armurerie ne demande maintenant plus que 5 planches de bois pour se construire. Le marché, qui coûtait 15 unités de bois dans Stronghold, n'en demande plus que 5. Il n'y a plus de caserne en bois ou de mur en bois. Ces derniers sont remplacés par des murs bas, beaucoup moins coûteux en pierres que les murs conventionnels de taille normale. L'auberge, qui demandait 50 unités de bois, n'en demande plus que 20, mais demande aussi 100 pièces d'or au lieu de 25. Une nouvelle tour est disponible : la tour de guet. Il s'agit d'une tour très grande, de style arabe, qui ne peut supporter que cinq unités. Elle est très peu résistante, mais améliore sérieusement la portée de tir.

La popularité Comme dans Stronghold, le joueur doit entretenir sa popularité pour ne pas voir ses gens quitter le château vers des contrées plus accueillantes. La popularité d'un seigneur est comprise entre 0 et 100. Si elle passe en dessous de la barre des 50 points, les gens quittent le château, et inversement si elle reste au-dessus. Il convient donc de bien gérer les différents facteurs afin de garder une économie stable et des recrues disponibles pour lever une armée. La nourriture peut avoir un impact sur la popularité en fonction des rations distribuées aux serfs. Plus les rations sont faibles, plus la popularité en pâtit, plus elles sont fortes, plus elle en profite. Des rations "normales" n'ont en revanche aucun effet sur la popularité. La variété des aliments consommés peut aussi apporter un bonus supplémentaire. Les impôts peuvent être définis par le joueur à partir du donjon. Plus les impôts augmentent, plus la popularité en pâtit, mais en contrepartie les caisses du château se remplissent plus ou moins rapidement en fonction du montant des taxes exigées. A contrario, le joueur peut verser des pots-de-vin à ses serfs : ses caisses vont se vider mais sa popularité va augmenter plus ou moins rapidement en fonction de sa générosité. L'exploitation de bière rapportait un bonus de popularité allant jusqu'à +4 dans Stronghold. Dans Stronghold Crusader, ce chiffre a été revu à la hausse, puisqu'on peut atteindre un bonus allant jusqu'à +8 points. Ce chiffre varie en fonction de la capacité des tavernes à couvrir une partie plus ou moins grande de la population : plus les gens sont nombreux à avoir accès aux tavernes, plus le joueur gagne en popularité. La religion, principale raison d'exister des croisades, peut rapporter un bonus de +10 points. La simple construction d'une église rapporte d'office un point supplémentaire, tandis que la construction d'une cathédrale ajoute encore un bonus supplémentaire de 2 points. Chaque édifice religieux envoie un prêtre bénir les habitants du château. Plus le pourcentage de serfs bénis est important, plus la popularité augmente. Le facteur de peur n'a pas changé depuis Stronghold : les édifices de bon augure ou embellissements peuvent rapporter jusqu'à +5 points et augmentent en plus l'efficacité des soldats au combat. En contrepartie, les serfs seront moins actifs au travail et la productivité des industries aura tendance à en pâtir. A contrario, les édifices de mauvais augure nuisent à la popularité du joueur et rendent les troupes moins efficaces au combat. En revanche, les serfs redoublent d'effort au travail et les industries peuvent devenir deux fois plus productives qu'à la normale. Si le nombre de serfs vivant au château excède la capacité maximum des logements construits, il y a surpopulation. La popularité peut alors être plombée rapidement. Ce phénomène ne peut être observé que dans des conditions bien particulières, comme la destruction d'une maison ou la démobilisation de soldats.

Modes de jeu La durée de vie de Stronghold Crusader est longue, et dépasse largement la durée de jeu de Stronghold.

Stronghold Crusader propose quatre campagnes historiques. Chacune de ces campagnes comporte 5 missions, soit un total de 20 missions. Ces campagnes proposent de retracer les quatre premières croisades.

Outre ces 20 missions, le cœur du jeu repose sur un mode de jeu intitulé Piste du Croisé. La "Piste du Croisé" est une longue série d'escarmouches comprenant 50 parties de combat, dont la plupart ont été estimées comme difficiles. Stronghold Crusader, en plus d'être un jeu long, est un jeu relativement dur.

En plus des 70 missions disponibles, le joueur peut également créer de nombreuses parties dans les conditions de départ qu'il veut, avec les ennemis qu'il veut, dans le mode Parties personnalisées. Ainsi, on peut s'entraîner et améliorer son style de combat, ou bien encore s'amuser à relever de nouveaux défis.

Enfin, tout comme Stronghold, Stronghold Crusader propose également des parties multijoueurs. On peut y jouer directement à partir du menu Multijoueurs, mais les développeurs conseillent d'utiliser le logiciel GameSpy Arcade, proposé lors de l'installation du jeu, pour pouvoir efficacement y jouer avec des joueurs du monde entier.

Les campagnes historiques On peut jouer quatre campagnes de cinq missions chacune qui permettent de gérer un château, manier la défense, amasser des ressources en peu de temps, et utiliser les unités arabes.

Le mode Crusader La principale innovation de Stronghold Crusader par rapport à Stronghold réside certainement en cette possibilité de jouer des parties d'escarmouche. Dans Stronghold, le joueur était toujours seul sur la carte à entretenir son château et à devoir protéger son seigneur des attaques ennemies. Des unités contrôlées par l'IA pouvaient cohabiter avec lui, mais elle restait inactive au niveau de la gestion, ne recrutait aucune troupe et ne construisait aucun bâtiment supplémentaire. Dans Crusader, jusqu'à 7 seigneurs contrôlés par une IA optimisée, capables de gérer leur forteresse, de lever des armées de leur propre chef et de lancer des attaques au moment qui leur semble opportun, peuvent se retrouver sur la même carte que le joueur, et peuvent communiquer avec lui via des messages (accompagnés de petites cinématiques dans un coin de l'écran). Tous les seigneurs présents dans une partie d'escarmouche, le joueur compris, sont membres inamovibles d'une équipe constituée lors de l'établissement des conditions de départ (ils peuvent aussi rester solitaires). 2 à 8 seigneurs, membres ou non d'équipes aux effectifs plus ou moins importants, peuvent ainsi se retrouver confrontés les uns aux autres. L'équipe et/ou le seigneur victorieux remporte(nt) la victoire.

Les escarmouches peuvent être jouées de deux manières différentes :

La piste du croisé Il s'agit d'une série de 50 parties en mode "escarmouche" aux objectifs prédéfinis. La difficulté augmente bien sûr d'une mission à l'autre, mais quelques-unes plus faciles que d'autres viendront progressivement se glisser entre les parties les plus difficiles, en particulier vers la fin du parcours.

Lorsqu'il arrive sur le menu de la piste du croisé, le joueur se retrouve face à un plateau sur lequel il peut déplacer un petit soldat croisé animé d'une case à une autre en suivant une ligne. Chaque escarmouche réussie peut être rejouée autant de fois que voulu. En outre, 3 "poules" sont disponibles pour "sauter" les missions que le joueur n'aurait pas envie de remplir. La poule déposée ne pourra être récupérée qu'après avoir remporté l'escarmouche sur laquelle elle se trouve. Les conditions de départ de chaque escarmouche (nombre et types d'ennemis, équipes, or disponible en début de partie et positions des seigneurs sur la carte) sont exposées sur un écran intermédiaire que le joueur peut afficher en validant son choix sur le plateau évoqué ci-dessus. Il peut alors décider de commencer la partie ou de faire marche arrière pour en choisir une autre.

L'objectif est toujours le même : rayer tous les ennemis de la carte ; les situations ne varient qu'en fonction de la carte et de ses propriétés, de la position des différents seigneurs sur celle-ci, des biens de départ et de la constitution des équipes. Le nombre d'ennemis et d'alliés peut ainsi varier, de même que le nombre d'équipes. De manière générale, les cartes sont très différentes les unes des autres, et certaines imposeront au joueur de l'emporter avec peu de ressources à sa disposition. En outre, les positions des différents seigneurs sont très variables : alliés comme ennemis peuvent être plus ou moins proches du point de départ du joueur. Ces différents facteurs influencent grandement la difficulté d'une escarmouche donnée.

Le mode Partie personnalisée On peut choisir la carte, les adversaires (de un à sept) et certaines variables (or, soldats). On peut également choisir d'incarner un Européen ou un Arabe.

Le mode Construction libre Ce mode permet de construire un château avec pour seule contrainte les ressources disponibles. On peut donc bâtir une ville aux proportions gigantesques par rapport aux forteresses habituelles, tout en ayant la possibilité de faire apparaitre des menaces à notre guise (touche F1) telles que des hordes de massiers ou d'archer montés, ou encore des animaux sauvages, la peste ou même le feu. Intéressant pour ceux qui préfèrent gérer l'économie au militaire.

Le mode multijoueur Pour jouer à Stronghold Crusader en ligne, il est nécessaire d'utiliser un logiciel tel GameRanger, le logiciel GameSpy Arcade fourni par l'éditeur étant obsolèteExplications complètes sur l'utilisation du logiciel GameRanger en vidéo sur le site Youtube ; NuxTutorials : How to install GameRanger..

L'éditeur de cartes

Unités Les unités croisées