L'économie du Kenya est basée sur le marché, avec quelques entreprises d'État. Le Kenya est un marché émergent et est un pays moyennement industrialisé, en avance sur ses pairs d'Afrique de l'Est. Actuellement pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, le Kenya prévoit de devenir un pays nouvellement industrialisé d'ici 2030. Les principaux secteurs d'activité de l'économie kenyane sont les services financiers, l'agriculture, l'immobilier, l'industrie manufacturière, la logistique, le tourisme, le commerce de détail et l'énergie. En 2020, le Kenya était la troisième économie d'Afrique subsaharienne, derrière le Nigéria et l'Afrique du Sud. Au niveau régional, le Kenya a une économie plus forte et plus stable que ses voisins d'Afrique de l'Est. En 2023, le pays était devenu le plus grand pôle de start-up d'Afrique, tant en termes de fonds investis que de nombre de projets.

En 2020, le Kenya se classait 56e dans le classement de la Banque mondiale sur la facilité de faire des affaires, contre 61e en 2019 (sur 190 pays). Comparé à ses voisins, le Kenya dispose d'une infrastructure sociale et physique bien développée.

Histoire Depuis 1993, le Kenya connaît une phase de croissance continue assez haute (aux alentours de 5 %), avec tout de même quelques variances qui sont liées à sa trop forte dépendance vis-à-vis de l’extérieur, par exemple, en 2007, son taux de croissance du PIB était de 6,8 % puis en 2008, il était de 0,2 % seulement.

En , le ministère kényan des Finances présente un budget 2022-2023 de de dollars. Ce budget contient un plan pour aider à la relance de la croissance après la crise liée à la pandémie de Covid-19. L'économie kényane a crû de 7,6 % en 2021, après la sortie de la crise contre une baisse de 0,3 % en 2020, avec la perte de dans l'économie kényane, principalement dans le secteur du tourisme. La prévision gouvernementale de croissance pour 2022 est de 6 %. Ce plan (à hauteur d' de dollars), qui intervient à quelques mois de l'élection présidentielle, vise aussi à créer de nouvelles infrastructures d'envergure en partie financées par la Chine.

Monnaie Le shilling kényan (KES) est la monnaie nationale du Kenya, le taux de change était, au le suivant : 1 US$ = 100,20 KES Elle est émise par la Banque centrale du Kenya, elle est venue remplacer l'ancienne monnaie coloniale britannique (le Shilling est-africain) en 1966.

Données chiffrées En :

Téléphones portables : Utilisateurs d'Internet : Routes : (dont goudronnés) Voies ferrées : Nombre d'aéroports et aérodromes : 197 (dont 16 ayant des pistes goudronnées) Population urbaine : 26,5 % (2017) Population sans électricité :

Balance commerciale Le Kenya a depuis 1995 une balance commerciale déficitaire, en effet cette année-là son déficit était de presque d'US$, dès lors le déficit n'a cessé de se creuser, avec un plus haut en 2014 avec un déficit de d'US$, il a connu une réduction en 2015 puis 2016 (il n’était "plus que" de d'US$) mais semble repartit a la hausse puisqu'en 2017, malgré une augmentation des exportations, il s’élevait à approximativement de US$.

Les principaux partenaires d'exportation du pays sont ses voisins est-africains (En 2017 l'Ouganda et la Tanzanie captent à eux seuls presque 20 % du total des exportations kényanes), cela s'explique surtout par la Communauté d'Afrique de l'Est qui dispose de son propre marché commun et d'une union douanière entre les pays membres.

Ses principaux fournisseurs sont les deux "géants" asiatiques : La Chine et l'Inde avec 24,1 % et 11,2 % respectivement.

Secteur primaire Exploitation des ressources naturelles thumb|Centrale géothermique à Olkaria dans la vallée du Grand Rift en janvier 2011.

Le Kenya ne dispose pas d'autant de ressources que certains pays africains : le secteur minier, sans doute sous-exploité, ne représente que 1 % du PIB en 2016.

Le pays est idéalement situé pour l'exploitation de la géothermie (tout comme ses voisins est-africains) et entend se positionner comme un acteur majeur dans ce domaine sur le continent africain. L'exploitation de cette énergie a commencé dès les années 1980 et se poursuit activement.

En outre, le Kenya dispose aussi d'un fort ensoleillement annuel qui est donc propice au développement de l'énergie solaire.

Agriculture

vignette|gauche|Zones de production du thé au Kenya|242x242px vignette|Agriculture de subsistance au milieu des rochers près de Kisumu (ancienne province de Nyanza) en août 2017. thumb|Culture irriguée de pamplemousses près de Thika (province centrale) en mars 2011. Au Kenya, 80 % des terres sont arides ou semi-arides, les superficies cultivables sont donc très limitées, seulement 17 % sont estimés ayant un potentiel agricole moyen à élevé. De plus l'agriculture kényane reste très soumise aux aléas climatiques.

L'agriculture occupe tout de même une place très importante dans l'économie, ainsi la filière animale contribue pour près de 10 % au PIB en 2015 et fait vivre de personnes, elle est considérée comme un exemple de réussite en Afrique. La filière thé génère en 2015 d'US$ et le Kenya est le premier exportateur mondial de thé noir. La filière horticole a un impact sur près de de personnes et occupe une place importante à l'échelle mondiale (le Kenya est le premier fournisseur de roses de l'Union européenne). Quant à la filière sucrière, elle contribue à 7,5 % du PIB et de personnes en dépendent (directement ou indirectement).

Le Kenya a produit en 2018:

de tonnes de canne à sucre; de tonnes de maïs; de tonnes de pomme de terre; de tonnes de banane; de manioc; de patate douce; de mangue (y compris mangoustan et goyave); de haricot; de tomate; de chou; de thé ( producteur mondial après la Chine et l'Inde); d'ananas; de blé; de carotte; d'avocat; de sorgho; de pastèque; de niébé; d'épinard.

En plus de petites productions d'autres produits agricoles, comme papaye (), noix de coco () et café () .

Secteur secondaire

Industrie thumb|gauche|Le port de Mombasa en juillet 2015. vignette|Camion Bhachu (Nairobi) circulant en Ouganda en février 2020. Le Kenya est l'un des rares pays africains à s'être développé dans le secteur industriel, sa part de contribution au PIB reste cependant bien inférieure à celle des pays émergents, ainsi en 2016, l'industrie ne représentait que 17,7 % du PIB.

Le pays entend cependant augmenter cette part, ainsi il a créé son premier projet de zone économique spéciale (ZES) le à l'image de la Chine dans les années 1980 qui avaient permis une affluence des capitaux étrangers. Selon les autorités kényanes, cette première ZES devrait permettre d'attirer environ d'US$ d'investissements étrangers. Cette ZES s'inscrit dans la politique plus globale de Kenya Vision 2030, qui a pour but de développer plus largement l'industrie.

La principale industrie est le textile qui emploie près de et contribuait en 2016 à 9 % du PIB.

Secteur tertiaire

Tourisme vignette|207x207px|Les safaris kényans attirent chaque année des milliers de touristes étrangers. Le tourisme représente une importante entrée de devises pour le Kenya et fait vivre une importante partie de la population, en 2016, le pays avait accueilli plus de . Le secteur reste cependant miné par les problèmes d'insécurité et notamment les attentats terroristes (plus particulièrement celui du centre commercial de Westgate à Nairobi en 2013).

Malgré tout, le secteur connaît de nouveau la croissance, ainsi, en 2017, le tourisme aurait rapporté près d' d'US$ au pays.

Monnaie mobile Le Kenya est l'un des marchés les plus développés au monde pour la monnaie mobile. La Banque centrale du Kenya publie des statistiques mensuelles sur les paiements mobiles depuis mars 2007 ; en juillet 2026, le pays comptait 94,35 millions de comptes de monnaie mobile enregistrés et 575 400 agents actifs, pour 221,07 millions d'opérations de dépôt et de retrait dans le mois représentant 728,7 milliards de shillings.

Autres Diaspora Une importante diaspora kényane existe, en 2011, elle est d'environ de personnes. En 2017, les transferts de cette diaspora se sont élevés à presque d'US$, ce qui est un apport non négligeable pour l'économie..

Références

Liens externes