L’Aubrac est un train Intercités reliant quotidiennement Béziers à Clermont-Ferrand via Neussargues et la ligne des Causses sous les numéros 15940 et 15941. Ce train tire son nom du plateau de l'Aubrac qu'il traverse. Il fut mis en place durant l'été 1982 et comportait une voiture Animations qui proposait une découverte touristique et gastronomique de la région.

Assuré par des rames Corail jusqu'en 2009, ce train est repris depuis cette date par divers automoteurs régionaux. Le plus souvent, il s'agit d'autorails X 73500 de la région Auvergne-Rhône-Alpes sur la partie non-électrifiée de la ligne, et d'automotrices Z 27500 de la région Occitanie sur la ligne des Causses qui est électrifiée. Faute de matériel bi-mode capable de parcourir toute la ligne, il est nécessaire de changer de train en gare de Neussargues, ce qui implique un arrêt de 19 minutes compris dans le trajet.

Avant , l'Aubrac reliait directement Paris à Béziers via Clermont-Ferrand.

Ce nom est toujours utilisé par la SNCF pour désigner cette relation« LIGNE INTERCITÉS : AUBRAC (CLERMONT – BÉZIERS) », sur le site de la SNCF (consulté le 9 avril 2015)..

Ce train subit de plein fouet la concurrence de l'autoroute A75, gratuite sur une grande partie de son parcours. Avec un temps de trajet de plus de six heures entre Béziers et Clermont-Ferrand et une fréquence réduite à un aller-retour quotidien, l'Aubrac est jugé peu intéressant par les voyageurs potentiels., malgré le caractère pittoresque de la ligne.

Parcours La longueur du parcours était de , qui se décomposaient comme suit : Paris - Clermont-Ferrand : 420 kilomètres Clermont-Ferrand - Neussargues : 108 kilomètres Neussargues - Béziers (ligne des Causses) : 279 kilomètres

La traction était assurée par une locomotive électrique entre Paris et Clermont-Ferrand depuis l’électrification de la ligne dans les années 1990, puis entre Neussargues et Béziers. La section Clermont - Neussargues n’étant pas électrifiée, une locomotive diesel assurait la traction sur cette portion.

Service actuel (mai 2026) En 6 h 26 min, la ligne parcourt 387 kilomètres et dessert les gares suivantes : Clermont-Ferrand, Issoire, Brassac-les-Mines - Sainte-Florine, Arvant, Massiac - Blesle, Neussargues, Saint-Flour - Chaudes-Aigues, Saint-Chély-d'Apcher, Aumont-Aubrac, Marvejols, Le Monastier, Banassac - La Canourgue, Campagnac - Saint-Geniez, Sévérac-le-Château, Millau, Saint-Georges-de-Luzençon, Saint-Rome-de-Cernon, Tournemire - Roquefort, Ceilhes - Roqueredonde, Le Bousquet-d'Orb, Bédarieux, Magalas et Béziers.

Depuis 2016, un changement de train est souvent nécessaire à Neussargues, la rame assurant la portion Clermont-Ferrand - Neussargues continuant généralement vers Aurillac en tant que TER.

Horaires Voici les derniers horaires entre Paris et Béziers, avant l’arrivée du Téoz :

Évolution récente de la ligne À partir de 2006, ce train a connu de nombreux problèmes : le , il déraille entre Neussargues et Saint-Flour, provoquant l’interruption du trafic pendant trois semaines le , la circulation a été provisoirement interrompue entre Neussargues et Saint-Chély-d'Apcher sur la ligne de Béziers à Neussargues, la vitesse maximale est généralement comprise entre 50 et en raison du mauvais état de la voie dû à son manque général d’entretien depuis le , ce train est limité à un aller-retour Béziers ↔ Clermont-Ferrand, avec correspondance à Clermont-Ferrand depuis et vers Paris en train Intercités.

En , lors des États Généraux du Rail et de l'Intermodalité de la région Occitanie, il a été annoncé une expérimentation sur deux ans, avec une cogestion de la ligne par l'État et la région dès le .. La région doit "démontrer l'intérêt économique" du train Aubrac (avec l'intensification du fret par exemple) pour éviter un transfert de la ligne sur route.

Outre le rôle de désenclavement du Massif central que joue ce train, on peut notamment déplorer sa suppression dans la mesure où il offre une alternative pittoresque et surtout économique aux TGV pour se rendre sur la côte méditerranéenne.

En 2024, après de longues tractations entre SNCF Réseau, les régions Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes et l'État, plusieurs portions de la ligne sont rénovées :

Du au , le tronçon entre Andelat et Loubaresse dans le Cantal, fait l'objet d'une rénovation complète pour un coût de 43 millions d'euros. Sur cette section, les voies ferrées atteignent 80 ans d'âge. Du au , des travaux de rénovation sont lancés entre Le Monastier et Saint-Chély-d'Apcher en Lozère tout le long du mois de mai et entre Béziers et Le Monastier de début mai jusque fin juin.

Notes et références

Voir aussi Ligne de Béziers à Neussargues Le Cévenol

Catégorie:Intercités Catégorie:Train de voyageurs baptisé