Bertrand Nogaro, né le à la Chapelle-la-Reine (Seine-et-Marne) et mort le Archives de Seine-et-Marne, commune de la Chapelle-la-Reine, acte de naissance , année 1880 (pages 84/232 et 85/232) (avec mention marginale de décès) à Créteil (Seine), est un professeur d'économie français qui a fait quelque temps de politique. Il a été député radical des Hautes-Pyrénées de 1924 à 1934 et ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts du au dans le dixième gouvernement Aristide Briand
Il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1949.
Biographie
Il est né en Seine et Marne d'une famille originaire de Trie-sur-Baïse. Après de brillants études secondaires, de 16 à 17 ans, il passe deux ans à l'université de Leipzig . En 1905, l'obtention d'une bourse de voyage lui permet d'aller en Australie occidentale où des mines d'or ont été récemment découvertes pour étudier l'effet de l'or sur les prix. Il en résultera un article publié dans la revue d'économie politique en 1906 : Contribution à une théorie réaliste de la monnaie. Après son doctorat, il obtient l’agrégation en 1908. Il est ensuite professeur à Montpellier où enseigne alors Charles Rist, à Caen puis à Paris .
Durant la guerre de 1914, il est officier d'Etat-major jusqu'à fin 1915. Puis, il passe au sous-secrétariat de l'Artillerie et des munitions puis au ministère de l'armement où Albert Thomas (homme politique) le charge du recrutement de la main-d'œuvre étrangère. Pour remplir sa tâche il utilise d'abord le service de recrutement des industriels de la sidérurgie, puis établit des postes d'accueil à la frontière franco-espagnole et enfin, trouve un accord avec le gouvernement . Rendu à la vie civile, il participe à des négociations sur les problèmes de migration de main-d'œuvre tel le traité de travail franco-italien en 1921. Il fait également de la délégation française au Bureau international du travail et en 1924 assiste à la conférence de l'émigration et de l'immigration à Rome passe. En 1922, publie un ouvrage intitulé Réparation, dettes interalliées et restauration monétaire
En 1924, il est élu député radical des Hautes-Pyrénées. Dans le Gouvernement Briand X de 1926, il est ministre de lInstruction publique. Il est aussi chargé de conseiller le ministre des finances Joseph Caillaux sur les problèmes de stabilisation.. Lorsque Raymond Poincaré revient au pouvoir, il s'entretient longuement avec lui pour le convaincre de ne pas revaloriser le franc mais au contraire de le stabiliser. Sa démarche est soutenu par deux membres du comité des experts nommés par Briand : Gaston Jèze et Charles Rist. Comme parlementaire selon un de ses biographes Montet,son souci constant . En 1934, il quitte la vie politique pour se consacrer entièrement à l'enseignement et à la recherche.
En 1938, il devient titulaire de la chaire de Législation française des finances et de science financière à la Faculté de droit de Paris où il succède à Edgard Allix. En 1940, il perd son fils à la guerre et connaît des problèmes de santé. Malgré tout la période 1938 -1950 il produit de nombreux ouvrages : La méthode de l'économie politique (1938), Principes de la théorie économique (1942), La valeur logique des théories économiques (1947), La monnaie et les systèmes monétaires (1945). il meurt en 1950, peu de temps après avoir été élu à l'Institut (1949)
La méthodologie de Nogaro Chez Nogaro, il est important de procéder à un profond travail de documentation pour . Toutefois chez lui cet effort est d'abord d'une nature historique : . S'il estime nécessaire le recours à la statistique, il ne s'en méfie pas moins car elle . Il y a chez lui une méfiance envers le raisonnement mathématiques qui pour lui ne peut s'appliquer au quantitatif. En effet pour lui l'important derrière les phénomènes économiques ces sont les hommes qui agissent. Pour lui, .
Pour Nogaro, il convient aussi de s'attacher au fait singulier, par exemple une nouvelle découverte. Dans la Méthode l'économie politique il note . Nogaro établit une différence entre les sciences de la nature et sciences humaines. Les sciences de la nature cherchent à saisir des liens mais non à les expliquer. C'est la constance du lien qui importe. Au contraire pour lui l'important est moins la constance du lien que la compréhension de la cause qui unit les faits. Il écrit à ce propos
Selon André Marchal il voyait en Albert Aftalion, François Simiand et en lui-même .
Principales publications Le Rôle de la monnaie dans le commerce international et la théorie quantitative, thèse de doctorat, 1904 L'Arbitrage obligatoire et la propagation du contrat collectif en Australasie, thèse de doctorat, 1906 Les Régimes douaniers : législation douanière et traités de commerce. Aperçu de l'évolution douanière en France et à l'étranger ; les traités de commerce, les réformes douanières et la loi du 29 mars 1910 ; régime administratif des douanes françaises, en collaboration, 1910 Éléments d'économie politique, 2 vol., 1913-1914 La Crise des finances publiques en France, en Angleterre, en Allemagne, avec Adolphe Landry, 1914 Traité élémentaire d'économie politique, 1921 Réparations, dettes interalliées, restauration monétaire, 1922 Finance et Politique, 1927 La Vie économique, cours pratique d'économie politique, 1928 Les principes fondamentaux du droit monétaire français, extrait de la revue trimestrielle de droit civil revu et augmenté de plusieurs appendices, Librairie du Recueil Sirey, 1930. Le Régime douanier de la France : politique douanière, législation douanière et traités de commerce, administration et réglementation, 1931 La Crise économique dans le monde et en France, 1936 Les Prix agricoles mondiaux et la crise, 1936 La Méthode de l'économie politique, 1938 Cours d'économie politique, 1941 Principes de théorie économique, les concepts fondamentaux et leur utilisation, 1943 Le Développement de la pensée économique, 1944 La Monnaie et les systèmes monétaires, 1945 Le Financement des dépenses publiques et la liquidation des dépenses de guerre, 1945 Les Grands Problèmes de l'économie contemporaine, 1946 La Valeur logique des théories économiques, 1947 La Théorie de l'inflation à la lumière des expériences monétaires contemporaines, 1948
Sources
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Notes et références
Liens externes
Fiche de Bertrand Nogaro sur Assemblée nationale
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