Saint-Paul-le-Froid est une commune française, située dans le nord du département de la Lozère en région Occitanie.

Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par l'Ance, le Panis, la Bataille, les Barrières et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (la « montagne de la Margeride ») et six zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Saint-Paul-le-Froid est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1886. Ses habitants sont appelés les Saint-Paulans ou Saint-Paulanes.

Géographie

Localisation Commune située dans le nord du département de la Lozère, limitrophe avec celui de la Haute-Loire.

Communes limitrophes

Hameaux et lieux-dits Saint-Paul-le-Froid est située au nord du canton de Grandrieu.

La mairie de la commune de Saint Paul le Froid se trouve à dans le village du Chayla d'Ance.

La commune est composée des villages et hameaux suivants : Saint-Paul-le-Froid, Chayla d'Ance, Combes, Brenac, Boirelac, le Moulin de Boirelac, les Martines, le Moulin des Martines, Courbejaret, Fenestre, le Berthaldès, la Brugerette, Combret, la Baraque des Bouviers, Les Fanjouses et Les Sallesses.

Géologie et relief La superficie de Saint-Paul-le-Froid est de () avec une altitude minimum de et un maximum de .

Hydrographie vignette|la rivière l'Ance L'Ance du Sud arrose la commune.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne.. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Grandrieu à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Réseau Natura 2000 vignette|Site Natura 2000 sur le territoire communal. Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS). Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : la « montagne de la Margeride »., d'une superficie de , une longue colonne granitique au climat montagnard ayant permis le maintien de tourbières remarquables..

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Quatre ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. sont recensées sur la commune. : « le Sauvage, Narce de l'Hospitalet, chapelet de madrières et trou de Louve » (), couvrant dont deux dans la Haute-Loire et trois dans la Lozère. ; la « rivière de l'Ance en amont de Saint-Symphorien » (), couvrant du département. ; la « tourbière du Prat du Baury » (), couvrant du département. ; les « tourbières du bois long et de la Barthe » (), couvrant du département. ; et deux ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : la « Margeride » (), couvrant dont 13 dans le Cantal, 16 dans la Haute-Loire et six dans la Lozère. ; la « montagne de la Margeride et massif du plateau du Palais du Roi » (), couvrant du département..

Urbanisme Typologie Au , Saint-Paul-le-Froid est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (66,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (76 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (18,3 %), prairies (18,2 %), zones agricoles hétérogènes (15,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune de Saint-Paul-le-Froid est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Saint-Paul-le-Froid est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en pour la période 2014-2023.. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par divers arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de de celles-ci. L’arrêté du , complété par un arrêté de 2020, réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du , abrogeant un arrêté de 2002, rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droitLe débroussaillement s'applique notamment aux abords de constructions, chantiers, travaux ou installations sur une largeur de (selon un principe du droit des assurances, tout propriétaire est tenu d’assurer la protection de ses biens), et de de part et d’autre des voies privées y donnant accès., chapitre Feux de forêts..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Paul-le-Froid. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 4,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (15,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, aucun n'est en aléa moyen ou fort, à comparer aux 14 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1994. Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Saint-Paul-le-Froid est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif..

Toponymie La commune portait auparavant le nom de « Saint-Paul-le-Chayla », d’après le village du Chayla d’Ance, alors principal village de la commune. Elle a adopté l’appellation « Le Froid » en raison de l’altitude élevée du village et des conditions météorologiques locales, « où les vents soufflent tous azimuts ; on comprend que ses habitants l’aient baptisé “Le Froid”, à juste titre ».

Histoire La via Agrippa, qui reliait Lyon à Toulouse, traverse le département du levant au couchant à hauteur de Javols, ancienne Anderitum au cœur du territoire gabale..

La commune possédait autrefois un château seigneurial, aujourd’hui entièrement disparu, situé au nord de l’église. Les contours de l’édifice restent perceptibles sur les vues aériennes, et des fouilles archéologiques pourraient en révéler les fondations et le plan.

Selon la tradition locale, il s’agissait d’un château somptueux comptant au moins 365 fenêtres, dont la chapelle aurait été une réplique de la chapelle royale du château de Versailles. Le domaine appartenait initialement au marquis de La Roche-Negly, qui le vendit à des investisseurs lyonnais surnommés la « Bande Noire » ; ces derniers le cédèrent ensuite au père Hilarion, un religieux qui y fonda en 1822 un établissement pour aliénés. Faute de moyens financiers, il dut l’abandonner en 1826. L’hôpital psychiatrique fut par la suite transféré à Saint-Alban.

Le château est également le lieu de naissance de l’abbé du Chayla.

Politique et administration

Équipements et services publics

Population et société Démographie

Économie Emploi

En 2018, la population âgée de s'élève à , parmi lesquelles on compte 76,7 % d'actifs (71,1 % ayant un emploi et 5,6 % de chômeurs) et 23,3 % d'inactifsLes inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des est inférieur à celui de la France et département, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui du département et inférieur à celui de la France.

La commune est hors attraction des villes... Elle compte en 2018, contre 48 en 2013 et 47 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 65, soit un indicateur de concentration d'emploi de 55,4 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 55,6 %..