Julio Romero de Torres est un peintre symboliste espagnol né le à Cordoue où il est mort le .

Biographie Fils du peintre cordouan Rafael Romero Barros, il étudie la musique et la peinture, et participe en 1896 aux travaux de restauration de la mosquée-cathédrale de Cordoue Notice de Julio Romero de Torres sur le Dictionnaire biographie de l'Académie royale d'histoire..

En 1906, son tableau Vividoras del amor, représentant un intérieur de maison close, est refusé par le jury de l'Exposition nationale des beaux-arts pour immoralité. Cela conduira Romero de Torres à se joindre à l'exposition des Peintres indépendants organisée l'année suivante au Círculo de Bellas Artes de Madrid, avec Darío de Regoyos, Santiago Rusiñol ou encore José Gutiérrez-Solana.

La majorité de son œuvre peint est consacré à des portraits sensuels et idéalisés de modèles féminins issus de divers milieux sociaux de Cordoue. Ces tableaux, d'un raffinement archaïque et vénéneux, dégagent une atmosphère étrange qui les rapprochent du préraphaélisme et du symbolisme, mouvements qu'il découvre lors de ses divers voyages en Europe.

Dans le polyptyque El poema de Córdoba (1914), les femmes figurent ainsi de manière allégorique les divers aspects de la ville : guerrière, baroque, gitane, juive, religieuse, romaine, chrétienne, torera.

Après des années d'incompréhension, il accède peu à peu à la consécration : exposition monographique à Bilbao en 1919, participation à la Biennale de Venise en 1922, place d'honneur lors à l'Exposition ibéro-américaine de Séville en 1929...

L'une de ses peintures les plus connues est Naranjas y limones (1929) Julio Romero de Torres y su mundo, Monte de Piedad y Caja de Ahorros de Córdoba, 1987 ..

Ses compositions soignées, poétiques et artificielles, habitées de femmes idéales rappellent les œuvres de Paul Delvaux.

Postérité À sa mort en 1930, sa veuve et ses enfants lèguent son œuvre à sa ville, qui lui consacre deux ans plus tard un musée à son nom, dans le même édifice que le musée des beaux-arts de Cordoue.

Peu connu en dehors de son pays d'origine, Julio Romero de Torres est apprécié sur le marché international de l'art, où l'une de ses œuvres a atteint . L'un de ses portraits de femme a été présenté à Paris en 2010 à l'occasion de l'exposition « Du Greco à Dalí : les grands maîtres espagnols. La collection Pérez Simón » au musée Jacquemart-André.

Des compositeurs réaliseront des hommages en l'honneur du peintre.

Élèves Tito Livio de Madrazo (1899-1979) Antonio Manuel Campoy, « Los Madrazo, una familia de artistas », ABC, 2 mai 1985..

Galerie

Notes et références

Annexes Bibliographie . Rafael Inglada, Julio Romero de Torres: Entrevistas y confesiones (1899-1930), Editorial Cántico, 2021.

Articles connexes Musée Julio-Romero-de-Torres Henri Daoust (Enrique d'Aoust), peintre belgo-espagnol, ami et élève de Julio Romero de Torres. Francisco Ribera Gómez, peintre espagnol, fut son élève.

Liens externes

Catégorie:Peintre espagnol du XXe siècle Catégorie:Peintre andalou Catégorie:Représentation des femmes Catégorie:Naissance à Cordoue Catégorie:Naissance en novembre 1874 Catégorie:Décès en mai 1930 Catégorie:Médaille de première classe de l'Exposition nationale des beaux-arts (Espagne) Catégorie:Décès à 55 ans Catégorie:Décès à Cordoue