Cette liste recense les élections organisées durant l'année 1976. Elle inclut les élections législatives et présidentielles nationales dans les États souverains, ainsi que les référendums.

Commentaires généraux

Au Japon, l'opposition sociale-libérale remporte les élections législatives en août, interrompant la domination historique de la droite sur la vie politique du pays. Yukio Hatoyama devient Premier ministre. En Allemagne, Angela Merkel demeure chancelière au terme des élections législatives en septembre, à la tête d'un gouvernement de coalition de centre-droit. Manmohan Singh, quant à lui, demeure Premier ministre de l'Inde, son parti Congrès national indien (centre-gauche) disposant de suffisamment de soutiens de la part d'autres partis à l'issue des élections législatives qui s'étendent d'avril à mai.

Au Salvador, le FMLN, parti des anciens guérilleros de gauche, remporte une victoire historique aux élections législatives (janvier) et présidentielle (mars), après vingt ans de gouvernement de Alliance républicaine nationaliste - branche politique des milices paramilitaires d'extrême droite dans les années 1980 puis parti politique de droite plus classique dans les années 1990 et 2000.

En Iran, la réélection en juin du président conservateur Mahmoud Ahmadinejad face au candidat réformiste Mir Hossein Moussavi provoque de vives accusations de fraudes électorales. Le soulèvement populaire qui en résulte est violemment réprimé.

Enfin, deux des derniers États à parti unique, la Corée du Nord et le Turkménistan, organisent des semblants d'élections législatives en 2009. Au Turkménistan (décembre), les candidatures d'opposants indépendants sont en théorie possibles, mais inhibées par un climat d'intimidation, et de vénération du président Gurbanguly Berdimuhamedow. Le Parti démocratique, parti du dictateur, conserve la totalité des sièges au Parlement. En Corée du Nord (mars), les autorités exigent que tous les électeurs déposent un bulletin de vote favorable au candidat unique désigné pour leur circonscription par le Parti du travail.

Par mois

Janvier Date Pays Élections Contexte Résultats Législatives Parlement sans majorité. Le Front Farabundo Martí de libération nationale (FMLN, gauche), principal parti d'opposition, remporte la majorité relative des sièges. Une élection présidentielle a lieu en mars. Référendum constitutionnel "Bolivia, opposition agree on referendum, Morales term limit" , AFP, 20 octobre 2008 Les citoyens sont invités à se prononcer pour ou contre un projet de nouvelle constitution souhaitée par le gouvernement d'Evo Morales (gauche). Elle fait de la Bolivie un État unitaire mais « plurinational », et laïc (tandis que le catholicisme romain était jusque lors la religion officielle). Elle nationalise les ressources minières du pays, institutionnalise une économie mixte, et restreint la taille des grands domaines fonciers privés. Elle rend possible les référendums révocatoires à l'encontre de tout élu, et rend le pouvoir judiciaire indépendant du Congrès. La Constitution est approuvée par 61,4 % des votants. Des élections législatives et présidentielle ont lieu en décembre. Présidentielle "Somali MPs to vote January 26 for new president", AFP, 11 janvier 2009 Élection anticipée en raison de la démission du président Abdullahi Yusuf Ahmed, contesté par le Parlement. Les autorités somaliennes n'ayant pas le contrôle du territoire de leur pays, le président de la République est élu par les députés, rassemblés à Djibouti. Pour l'occasion, la taille du Parlement est doublée : Aux 275 membres existants s'ajoutent 200 représentants de l'opposition islamiste et 75 représentants de groupes citoyens et de la diaspora. Sharif Sheikh Ahmed (Alliance pour la relibération de la Somalie : opposition hétéroclite) est élu au troisième tour avec 69,9 % des voix face au général Maslah Mohamed Siad, fils de l'ancien dictateur Mohamed Siad Barre.

Février Date Pays Élections Contexte Résultats Législatives L'Union patriotique (centre-droit chrétien-démocrate et libéral-conservateur) obtient de justesse la majorité absolue des sièges. Klaus Tschütscher (UP) devient Premier ministre, et maintient le gouvernement de coalition de son parti avec le Parti progressiste des citoyens (droite national-conservatrice, libérale en économie). Législatives Élections anticipées. Accusé de corruption, le Premier ministre Ehud Olmert a démissionné, et sa successeur Tzipi Livni n'est pas parvenue à former un gouvernement. Alternance. Parlement sans majorité. Le parti Kadima (centriste, libéral) de Tzipi Livni conserve sa majorité relative avec un peu moins d'un quart des sièges, mais c'est Benyamin Netanyahou (Likoud : droite national-conservatrice) qui devient Premier ministre, parvenant à former un gouvernement de coalition avec le parti Israel Beytenou (droite populiste et national-conservatrice), le Parti travailliste (centre-gauche), le Shas (droite religieuse et populiste) et le Foyer juif (extrême-droite religieuse). Présidentielle Élection par les députés. Le président Gaston Tong Sang, contesté par l'Assemblée, a démissionné. La Polynésie française est une collectivité d'outre-mer autonome française. Alternance. Oscar Temaru (Tavini huiraatira : centre-gauche indépendantiste) est élu au second tour avec 64,9 % des voix face à Gaston Tong Sang (O Porinetia to tatou ai'a : droite gaulliste). En novembre, toutefois, Gaston Tong Sang retrouve le pouvoir par le vote d'une motion de censure contre le gouvernement Temaru à l'Assemblée. Référendum constitutionnel Les citoyens sont invités à se prononcer sur une proposition de amendement à la Constitution, abrogeant la restriction sur le nombre de mandats autorisés pour le président de la République, les gouverneurs des États, les députés et les maires. La proposition est approuvée par 54,9 % des votants, avec un taux de participation de 70,3 %.

Mars Date Pays Élections Contexte Résultats Législatives Élections de mi-mandat. Il n'existe pas de partis politiques. Tous les députés sont élus sans étiquette. Législatives La Corée du Nord est un État totalitaire. Les autorités présentent un unique candidat par circonscription. En principe, les électeurs sont invités à voter pour ou contre le candidat proposé ; dans la pratique, ils sont contraints de déposer un bulletin favorable. Tous les partis politiques autorisés sont membres du Front démocratique pour la réunification de la patrie, dirigé par le Parti du travail de Corée.Prévues initialement pour , ces élections sont reportées pour des raisons inconnues. La commission électorale annonce que 100 % des votants ont déposé un bulletin favorable aux candidats proposés, avec un taux de participation de 99,98 %. Le Parti du travail de Corée (autoritaire, idéologie juche) conserve la très grande majorité des sièges. Kim Yong-il (Parti du travail) demeure Premier ministre. Législatives Le Parti progressiste unifié (centre-gauche) conserve de justesse la majorité absolue des sièges. Baldwin Spencer demeure Premier ministre. Présidentielle À la suite des élections législatives de janvier. Alternance. Mauricio Funes (Front Farabundo Martí de libération nationale : gauche) est élu avec 51,3 % des voix face à un unique adversaire : Rodrigo Ávila (Alliance républicaine nationaliste : droite conservatrice et néolibérale). Référendum constitutionnel Les citoyens sont appelés à se prononcer séparément sur vingt-neuf propositions de réformes, dont une permettant au président Ilham Aliyev de se représenter pour un troisième mandat. Les propositions sont toutes approuvées par plus de 87 % des votants. Présidentielle - Présidentielle - Législatives La coalition « Monténégro européen » (centre-gauche) conserve la majorité absolue des sièges. Milo Đukanović (Parti démocratique socialiste : centre-gauche pro-européen, principal parti de la coalition) demeure Premier ministre. Référendum Les citoyens sont appelés à se prononcer pour ou contre un changement de statut de cette collectivité d'outre-mer de la République française, et l'obtention du statut de département d'outre-mer, impliquant l'harmonisation des lois locales avec celles de la République. Le « oui » l'emporte à 95,2 %, et Mayotte devient le département français.

Avril Date Pays Élections Contexte Résultats Présidentielle Ivan Gašparovič (droite sans étiquette) est réélu avec 55,5 % des voix face à Iveta Radičová (SDKÚ-DS : centre-droit libéral-conservateur). Présidentielle Alternance. Gjorge Ivanov (VMRO-DPMNE : droite national-conservatrice et populiste, libérale en économie) est élu avec 63,1 % des voix face à Ljubomir Frčkoski (Union sociale-démocrate : centre-gauche social-libéral et pro-européen). Législatives Le Parti des communistes conserve la majorité absolue des sièges. Le Parlement doit procéder à l'élection d'un nouveau président de la République, le président Vladimir Voronin (communiste) ayant complété deux mandats. L'élection d'un président nécessite le soutien de soixante-et-un députés sur cent-un ; or, le Parti des communistes dispose de soixante sièges, et les partis d'opposition rejettent tous les candidats proposés par la majorité. En conséquence, le président Voronin doit dissoudre le Parlement et convoquer de nouvelles élections législatives pour le mois de juillet. Dans l'intérim, Zinaida Greceanîi (communiste) demeure Première ministre. Présidentielle Une modification de la constitution permet au président en exercice de se présenter pour un troisième mandat consécutif. Abdelaziz Bouteflika (officiellement sans étiquette mais soutenu par le Front de libération nationale : centre-gauche) est réélu avec 90,2 % des voix face à cinq autres candidats. Législatives Parlement sans majorité. Le Parti démocrate (centriste) obtient la majorité relative avec un quart des sièges. Une élection présidentielle a lieu en juillet. Sénatoriales - Législatives Anticipées. Alternance. Le Parti de l'unité nationale (droite), principal parti d'opposition, remporte de justesse la majorité absolue des sièges. Derviş Eroğlu (PUN) devient Premier ministre, avant de se porter candidat à l'élection présidentielle de 2010. Législatives Le parti Congrès national africain (centre-gauche) recule mais conserve la majorité absolue des sièges. Les députés élisent Jacob Zuma (CNA) à la présidence de la République. Législatives La crise financière de 2008 a provoqué la chute du gouvernement du conservateur Geir Haarde, et l'instauration d'un gouvernement de coalition de gauche par intérim en février. Parlement sans majorité. L'Alliance social-démocrate (centre-gauche) obtient la majorité relative avec un peu moins d'un tiers des sièges. Jóhanna Sigurðardóttir (Alliance) demeure Première ministre, conservant son gouvernement de coalition avec le Mouvement des verts et de gauche (gauche écosocialiste). Législatives Parlement sans majorité. Alternance. Le Parti social-démocrate (centre-gauche), principal parti d'opposition, obtient exactement la moitié des sièges. Jaume Bartumeu Cassany (social-démocrate) devient Premier ministre, à la tête d'un gouvernement minoritaire. Législatives et présidentielle Parlement sans majorité. L'Alianza País (gauche) perd sa majorité absolue des sièges, mais conserve la majorité relative, loin devant tous les autres partis. Rafael Correa (AP) est réélu président de la République dès le premier

Mai