Joseph Farcot, né le à ParisAu rue Neuve-Sainte-Geneviève. et mort le à Saint-OuenAu rue Louis-Blanc., est un ingénieur spécialiste des machines à vapeur. Il est connu pour l'introduction du concept de servomoteur (1859), qu'il a d'abord appliqué au pilotage assisté des navires de guerre.
Biographie Fils de Marie-Joseph Farcot, il s’intéressa d'abord à l'histoire mais, destiné à reprendre l'entreprise familiale, il suivit les cours de l’École centrale des arts et manufactures (1842-1845). Surnommé « l'homme aux cent quatre-vingt quatorze brevets », il déposa le un premier brevet pour une pompe circulaire ; en 1846, il construisit des ateliers dans le quartier du port de Saint-Ouen (avenue du Capitaine-Glarner aujourd’hui) ; par rachats successifs, l'usine, spécialisée dans les machines à effet compound de type Woolf, mais produisant également des pompes motorisées et des génératrices, finit par occuper . En 1848, il prit la tête de la Maison Farcot, qui employait déjà 145 ouvriers (elle en emploiera 500 en 1872 et jusqu'à 700 en 1902). Il dépose des brevetsDe 1854 à 1863, il déposa 41 brevets ; de 1864 à 1873, 88 brevets et, de 1884 à 1898, 64 brevets. dans des domaines très variés : machines à vapeur, régulateurs, pompes, alternateurs, grues, moteurs thermiques, servomoteur notamment. En 1900, il recrute Louis Bergeron, qui lui succède en 1911.
Réalisations Il est parfois cité comme l'un des fondateurs de la cybernétique, pour le pilotage d’un navire, mais également parce qu'il mit en pratique le principe de rétroaction grâce à la conception du servomoteur Joseph Farcot en 1859. En améliorant le régulateur à boules de James Watt, servomécanisme empirique, il trouva la solution d'un problème : on utilisait des machines à vapeur pour faire avancer de puissants vaisseaux cuirassés, mais on était incapable d'utiliser la force motrice de la vapeur pour commander leur gouvernail de plusieurs tonnes (on utilisait toujours des cabestans mus par des équipes de matelots !). Il eut l'idée d'appliquer l'action de la vapeur sur le piston du gouvernail à partir d'une information prélevée sur la position de celui-ci.
Il s'agissait d'une rétroaction : l'effet réagissant sur la commande. Les cuirassés géants devinrent maniables à l'aide d'une simple roue de commande. Joseph Farcot devenait ainsi l'un des premiers expérimentateurs de la cybernétique, discipline qui attendit encore longtemps ses théoriciens.
Décoration . Il est nommé chevalier en 1867.
Publications
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Ingénieur motoriste Catégorie:Élève de l'École centrale Paris Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1878 Catégorie:Naissance en juin 1824 Catégorie:Naissance dans l'ancien 12e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en mars 1908 Catégorie:Décès à Saint-Ouen-sur-Seine Catégorie:Décès à 83 ans