(Pierre Xavier) Emmanuel Ruffey, né le à Dijon, décédé le , est un militaire français pendant la Première Guerre mondiale.
Biographie
Pierre Xavier Emmanuel Ruffey est né le à Dijon au domicile de ses parents faubourg Saint Pierre 1, rue de Longvic, fils de Jean Louis Ruffey, aubergiste, et d'Élisabeth Octavie Vernier, sans profession. Élève de Polytechnique (1871-1873), puis de l'École d'application de l'artillerie et du génie de Fontainebleau (1873-1875).
Adjoint à la manufacture de Châtellerault en 1878, puis à la poudrerie de Bourges en 1879. Élève à l'École supérieure de guerre de 1879 à 1881, sorti sur 75.
Il passe au régiment d'artillerie en 1879, puis au 8 en 1881. Nommé à cette date adjoint à la direction de l'artillerie de Toul, puis mis à la disposition du gouverneur de Verdun. En 1882, il est professeur adjoint d'histoire militaire à l'École supérieure de guerre. En 1885, il rejoint l'état-major de la d'infanterie. En 1886, il est affecté au service du personnel de la section technique de l'artillerie. En 1887, il rejoint l'École supérieure de guerre comme professeur adjoint de tactique d'artillerie et y reste jusqu'en 1893.
Il devient chef d'escadron en 1891. En 1893, il rejoint le d'artillerie, puis en 1895 commande le groupe de batteries montées à Madagascar. Professeur adjoint de tactique d'artillerie à l'École supérieure de guerre en 1896. Il prend la direction du cours l'année suivante.
Il devient chef de corps du 9e régiment d'artillerie en 1901.
Le , il épouse à Beaujeux (Haute-Saône) Marie-Thérèse Louise.
Il est chef d'état-major du 17e corps d'armée (France) du au . Il commande la (-) et la d'infanterie (-).
Il est commandant du d'armée du jusqu'au et devient membre du Conseil supérieur de la guerre et commandant de la armée de mobilisation le .
À la déclaration de guerre, il est à la tête de la armée, mais est remplacé par le Général Maurice Sarrail avant la bataille de la Marne le de la même année, victime du premier haut limogeage du général Joffre.
À cette occasion, il rédige un mémoire très virulent contre les généraux Joffre, Foch et Maunoury.
Il n'obtient plus de commandement actif pendant la guerre en raison de son inaptitude au poste. Chargé de diverses inspections en 1914, il prend la tête de la militaire à Nantes le et reste dans cette fonction jusqu'au . Il passe au cadre de réserve le .
Il est inhumé aux Invalides.
Distinctions
()
Grades
Sous-lieutenant (1875) Lieutenant (1876) Capitaine (1878) Lieutenant-colonel (1897) Colonel (1901) Général de brigade () Général de division ()
Sources
Catégorie:Naissance en mars 1851 Catégorie:Naissance à Dijon Catégorie:Décès en décembre 1928 Catégorie:Décès à 77 ans Catégorie:Général français du XXe siècle Catégorie:Chef militaire de la Première Guerre mondiale Catégorie:Membre du Conseil supérieur de la guerre Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Officier de l'Instruction publique Catégorie:Personnalité inhumée dans le caveau des gouverneurs