La Solitude du coureur de fond (titre original : ) est un film britannique réalisé par Tony Richardson, sorti en 1962.
Synopsis Colin Smith est un jeune révolté qui, à la suite d’un vol commis dans une boutique, est placé dans un centre d'éducation surveillée. Pratiquant la course de fond, il s’évade de son morne quotidien en rêveries durant ses courses solitaires. Il gagne sa notoriété dans l'établissement grâce à ses performances de coureur et prend le parti de suivre les ambitions qu’a pour lui le directeur du centre Ruxton Towers, à commencer par remporter la victoire contre une école privée venue disputer une compétition à domicile. Mais la question se pose : courir pour quoi ? Pour qui ?
Fiche technique Titre original : Titre français : La Solitude du coureur de fond Réalisation : Tony Richardson Scénario : Alan Sillitoe d’après sa nouvelle, La Solitude du coureur de fond (1959) Direction artistique : Ted Marshall Décors : Ralph W. Brinton Costumes : Sophie Devine Photographie : Walter Lassally Son : Stephen Dalby, Norman Bolland Montage : Antony Gibbs Musique : John Addison Production : Tony Richardson Production (supervision) : Leigh Aman Production associée : Michael Holden Production déléguée : Alan Kaplan Production exécutive : Robert Sterne Société de production : Woodfall Film Productions (Royaume-Uni) Sociétés de distribution : British Lion-Columbia (distributeur d'origine Royaume-Uni), Solaris Distribution (France) Pays de production : Langue originale : anglais Format : noir et blanc — 35 mm — 1,66:1 — son monophonique (Westrex Recording System) Genre : drame Durée : 104 minutes Dates de sortie : Royaume-Uni : France : CNC visas et classification. Classification : France : mention « tous publics », art et essai, visa d'exploitation délivré le
Distribution Tom Courtenay : Colin Smith Michael Redgrave : le directeur du centre Ruxton Towers Alec McCowen : Brown, le majordome James Fox : Gunthorpe, le coureur de l’école Ranley Frank Finlay : l’employé des réservations Avis Bunnage : Madame Smith James Bolam : Mike Joe Robinson : Roach Dervis Ward : le détective Topsy Jane : Audrey Julia Foster : Gladys John Brooking : Green John Bull : Ronalds James Cairncross : Monsieur Jones Peter Duguid : le docteur Ray Austin : Craig Peter Madden (non crédité) : M. Smith
Production Tournage Extérieurs : Lincolnshire : Skegness (plage de Skegness), Nottinghamshire : Nottingham, Surrey : Claygate (tours de Ruxley), Whyteleafe (séquence le long de la et du gazomètre, scènes à la carrière de Riddlesdown), Sussex de l'Est : Camber (les sables de Camber).
Accueil Jean-Louis BoryExtrait de l'essai Des yeux pour voir de Jean-Louis Bory, Éditions 10/18, Ramsay Poche Cinéma, Paris, 1971, :
Récompenses et distinctions Récompenses BAFTA 1963 : prix du nouveau comédien prometteur dans un premier rôle pour Tom Courtenay. Festival international du film de Mar del Plata 1963 : Prix du meilleur acteur pour Tom Courtenay, Prix FIPRESCI avec mention spéciale pour Tom Courtenay, Prix spécial du jury pour Tony Richardson.
Nominations Festival international du film de Mar del Plata 1963 : Tony Richardson nommé pour le prix du meilleur film étranger. Syndicat national des journalistes cinématographiques italiens 1967 : Tony Richardson nommé pour le Ruban d'argent du meilleur réalisateur.
Thèmes et contexte Le titre du film pourrait donner son nom au syndrome de « la solitude du coureur de fond » : l'enfant ou l'adulte refusant délibérément de réussir parce qu'il pense, à tort ou à raison (dans le film, c'est à juste titre), que sa réussite va faire le jeu de ceux qui l'ont opprimé. Réussir serait donc trahir son milieu d'origine et, même si l'échec doit le vouer à une vie pénible, c'est la solution qu'il choisira. On voit fréquemment cela chez les jeunes issus de milieux défavorisés qui, avec un certain sadomasochisme, semblent se faire une gloire de leurs échecs en s’arrêtant juste au moment de toucher la ligne d'arrivée. Ils croient que réussir serait comme se couper « des leurs », ceux qu'ils aiment, comme s’ils les méprisaient, eux qui n'ont pas réussi, – et ils se sacrifient en signe de loyauté. Une image symbolique du film : celle de Smith qui refuse d'avancer, les mains sur les hanches.
Notes et références
Articles connexes Cinéma britannique
Bibliographie Monthly Film Bulletin, n° 346 Sight and Sound, hiver 1962-63, p. 16 Cahiers du cinéma, n° 165, Paul Otchakovsky-Laurens, « La solitude du coureur de fond », Téléciné , Paris, Fédération des Loisirs et Culture Cinématographique (FLECC), , fiche , ,
Vidéographie 2009 : La Solitude du coureur de fond, 1 DVD 24px PAL Zone 2, Doriane Films
Liens externes
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