Yves Le Trocquer, né le à Pontrieux (Côtes-du-Nord) et mort le à Paris (Seine), est un ingénieur et homme politique français.

Biographie vignette|left|Yves Le Trocquer en 1894 au Collège Stanislas.

Fils d'un officier de marinePolytechnicien, lieutenant de vaisseau et chevalier de la Légion d'honneur. et élève du Collège Stanislas à Paris, il obtient le accessit en physique-chimie au Concours général en 1894Journal Officiel du 31 juillet 1894 sur le site Gallica.bnf.fr.. Il entre à Polytechnique en 1895 et devient ingénieur des Ponts et Chaussées.

Directeur technique de cabinet du ministre des travaux publics Louis Puech de 1910 à , il est ensuite membre du cabinet de Jean-Victor Augagneur à l'Instruction publique, puis à la Marine de ( à ).

Il retourne alors dans l'administration, dirigeant notamment l'Office national de la navigation, jusqu'en , lorsqu'il prend la direction du cabinet de Jean Cels-Couybes, sous-secrétaire d'État à la Marine marchande.

En 1919, il est élu député des Côtes-du-Nord avec l'étiquette républicain de gauche et entre au gouvernement comme sous-secrétaire d'État aux finances chargé de la liquidation des stocks. Il est ensuite ministre des Travaux publics du gouvernement d'Alexandre Millerand, en , et occupe ce portefeuille pendant plus de quatre ans.

L'essentiel de son action est consacré à la reconstruction, notamment dans les régions libérées ou particulièrement touchées par la guerre. Constatant que la France possède des réserves de charbon bien inférieures à ses besoins (il parle de 70 millions de tonnes pour une production de 20 millions.), il propose d'exiger du charbon en guise de réparations plutôt que de l'argent.. En 1923, il . Il développe le concept de "charbon vert" afin de rendre l'énergie hydraulique utilisable par l'industrie bretonne. Il s'engage en 1923 pour la construction du barrage de Guerlédan et tente, avec moins de succès, de développer une centrale électrique sur la Rance.. Après son départ du cabinet, Le Trocquer continue à s'intéresser à la question des réparations et participe à une commission d'enquête sur le sujet.

Le Comité français de l'Union douanière européenne (UDE) est créé le sous la direction de Charles Gide et Yves Le Trocquer"Un milieu libéral et européen: Le grand commerce français 1925-1948", par Laurence Badel, Editions de l'Institut de la gestion publique et du développement économique, 2013 . En 1928, Le Trocquer est président du comité de liaison franco-allemand des parlementaires français, dont font également partie Aristide Briand et Joseph Paul-Boncour. Après un intense travail de lobbying, il parvient à convaincre l'Allemagne de créer en 1929 une commission équivalente, présidée par Joseph Wirth. Il écrit dans la revue de gauche La Volonté que le rapprochement avec l'Allemagne est un pas vers l'unification de l'Europe.. Le , le Comité fédéral de coopération européenne est créé sous la présidence d'Émile Borel. Son comité français est présidé par Yves Le Troquer"Un milieu libéral et européen: Le grand commerce français 1925-1948", par Laurence Badel, Editions de l'Institut de la gestion publique et du développement économique, 2013 .

thumb|285px|La chapelle familiale d'Yves Le Trocquer au cimetière de Passy (division 13).

Réélu député en 1924 et 1928, siégeant au centre-droit, il est élu sénateur en 1929. Il meurt en cours de mandat, en 1938, à l'âge de 61 ans.

Yves Le Trocquer est officier de la Légion d'honneur. Le , le Conseil général des Côtes-du-Nord accorde 5000 francs à la commune de Pontrieux pour l'érection d'un monument à sa mémoire. Le monument en granit, avec un médaillon en bronze à son effigie, réalisé par le sculpteur Renaud, est solennellement inauguré après la Seconde Guerre mondiale sur la place Le Trocquer, en présence du député René Pleven..

Carrière Député des Côtes-du-Nord de 1919 à 1930 Sénateur des Côtes-du-Nord de 1930 à 1938 Sous-secrétaire d'État aux Finances du au dans le gouvernement Clemenceau II Ministre des Travaux publics du au dans les gouvernements Millerand I, Millerand II, Leygues, Briand VII et Poincaré II Ministre des Travaux publics, des ports et de la marine marchande du au dans les gouvernements Poincaré III et François-Marsal

Sources

La Dépêche de Brest, .

Notes et références

Liens externes

Les Documents politiques, diplomatiques et financiers 1920

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