vignette|Le Palais de justice de Charleroi. Entre 2005 et 2007, de nombreuses affaires judiciaires ont mis en cause des personnalités de l'administration communale de Charleroi, en Belgique. Le retentissement et l'impact sont importants au niveau local, régional et même national. Elio Di Rupo, président du Parti socialiste attribue même la défaite de son parti lors des élections législatives du 10 juin 2007 à celles-ciCharleroi coule le PS, la Flandre encense Leterme, La Libre Belgique, .
Au , 33 personnes se trouvent inculpées dans différentes affaires par la juge d'instruction de Charleroi, France Baeckeland.
Au , les condamnations suivantes ont été prononcées : la chaudière de Carcassonne, l'usage de faux à l'ICDI, la Carolorégienne et le volet écologique à l'ICDI. L'affaire des faux procès-verbaux se solde en par des acquittements ou de simples déclarations de culpabilitéAcquittements et peines de principe dans le dossier Ville de Charleroi, Belga, lalibre.be, 30 mars 2016.
La Carolorégienne : gestion des sociétés d'habitations sociales de Charleroi La ville de Charleroi possède cinq sociétés d'habitations sociales : la Carolorégienne, le Versant Est, le Foyer Marcinellois, le Val d'Heure et le Logis Moderne.
L'affaire de La Carolorégienne éclata le lorsque le conseiller communal de l'opposition, Olivier Chastel (MR) rendit public un rapport d'audit de la Société wallonne du logementExemple de gestion scandaleuse, La Dernière Heure, . Ce rapport mettait en cause la gestion de la société de logement social La Carolorégienne.
Ce rapport en cachait un autre, de 2002, plus accablant. Divulgué par Christine Borowiak, journaliste, le sur les ondes de VivaCité, une radio de la RTBF, celui-ci révèle des malversations et le dossier est mis à l'instructionUn train de vie somptueux dès 2001, La Libre Belgique, .
Ce jour-là, après une perquisition dans les bureaux de La CarolorégiennePerquisitions dans les bureaux de la Carolorégienne, La Libre Belgique, , les échevins André Liesse, président, Claude Despiegeleer, administrateur-délégué et Serge Van Bergen, vice-président, démissionnentDémissions à la tête de la Carolorégienne, La Libre Belgique, . Tous membres de la majorité absolue PS qui dirigeait la Ville de Charleroi depuis 1977, année de la fusion des communes.
Quelques jours plus tard, André LiesseUn échevin démissionne. Et les autres?, La Libre Belgique, et Claude DespiegeleerClaude Despiegeleer rend les armes, lalibre.be, démissionnent également de leur poste d'échevin.
Cette affaire mena à l'inculpation de Claude Despiegeleer (qui sera écroué pendant plus d'un mois)L'ex-échevin Despiegeleer en prison, La Libre Belgique, , Serge Van BergenTroisième échevin inculpé, La Libre Belgique, et André LiesseL'ex-échevin Liesse inculpé mais libre, lalibre.be, ainsi que de l'ancien sénateur Francis Poty, un autre vice-président de La CarolorégienneL'ex-sénateur Poty inculpé, lalibre.be, . Ces inculpations et les pressions médiatiques qui ont suivi ont amené Jean-Claude Van Cauwenberghe, ancien bourgmestre et président de l'Union socialiste communale (USC) de Charleroi à démissionner de son poste de Ministre-président de la Région wallonneVan Cauwenberghe démissionne, lalibre.be, .
Serge Van Bergen refusera de démissionner en tant qu'échevin, mais sera démis à la suite d'une motion de méfiance votée par le Conseil communal de Charleroi le Deux nouveaux échevins installés, lalibre.be, .
Le , Luc Frère, directeur gérant de La Carolorégienne, est inculpé de faux et usage de faux, abus de biens sociaux, détournement et escroquerie.
En , l'ex-commissaireLe contrôle du Gouvernement wallon s'exerce, auprès de chaque société agréée, par un "commissaire de la Swl" désigné par le Gouvernement. Ce commissaire est chargé de veiller au respect : des procédures et des conditions d'attribution de logements de la conformité des décisions des organes d'administration et de contrôle avec la loi, le décret, les arrêtés, les statuts, le règlement d'ordre intérieur et l'intérêt général. de la Région wallonne auprès de La Carolorégienne, Jean-Claude Henrotin, sera également inculpé pour n'avoir pas dénoncé la gestion frauduleuse de la sociétéNouvelle bombe sur le Collège ?, lalibre.be, .
Le , la Chambre du Conseil de Charleroi a statué dans le dossier de « La Carolorégienne » : trois anciens échevins (Claude Despiegeleer, Serge Vanbergen, André Liesse) et l'ancien sénateur PS, Francis PotyCarolorégienne : trois échevins et un sénateur en correctionnelle, Le Vif-L'Express, , figurent parmi les inculpés qui sont renvoyés devant le tribunal correctionnel. Tous administrateurs de la société de logements, les inculpés sont renvoyés en correctionnelle. C'est également le cas de responsables administratifs et comptables de « La Carolorégienne », Luc Frère, Jean Paul Tison, Alain Carlier, René Boucheron et Maurice Bruneel, et de Jean-Claude Henrotin, à l'époque commissaire de la SWL. Ces différents inculpés sont poursuivis pour abus de biens sociaux, faux et usage de faux, détournement par fonctionnaire, infraction à la législation sur les marchés publics, prise d'intérêts, infraction à la législation comptable.
Le , le tribunal correctionnel de Charleroi condamne Claude Despiegeleer à quatre ans de prison avec sursis partiel pour ce qui dépasse la détention préventive et à euros d'amende. Francis Poty, Serge Van Bergen, André Liesse, Jean-Pol Tison, Jean-Claude Henrotin, Marcel Bruneel et René Boucheron sont condamnés, avec sursis, à diverses peines de prison et amende.
Le tribunal fait état dans son jugement d'une et de et souligne le rôle central tenu dans cette affaire par Claude DespiegeleerLa Carolorégienne: "violation flagrante de l'intérêt public" , lalibre.be, Fin du procès de "La Carolo", Télésambre, .
Carolo bis - détournement de fonds publics au profit de sociétés sportives La justice aurait mis au jour un système de financement échappant au contrôle du conseil communal. Un transfert de fonds entre la Régie communale autonome et des sociétés sportives. Des transferts qui auraient permis d'embaucher des contractuels au sein d'associations paracommunales tels Charleroi Infra Sports et le Parc des Sports mais ceux-ci ne travaillaient pas dans les structures qui les payent.
Le , Patrick Henseval, chef de cabinet du Bourgmestre Jacques Van Gompel et président de l'équipe de volley Les Dauphines ainsi que Éric Somme, manager du club de basket Les Spirous, sont inculpés de faux et usage de faux, corruption active et détournement de fonds publics. Le la juge d'instruction France Baeckeland, a décerné six nouvelles inculpations dans ce dossier à l'encontre des ex-échevins Claude Despiegeleer et Serge Van Bergen, de l'ancien comptable de La Carolorégienne et de Charleroi Infra Sports, Luc Frère, de la gestionnaire du Parc des Sports Jeanine Button, de l'administrateur de la Régie foncière, Philippe Gillet ainsi qu'à l'encontre du trésorier de la Régie foncière Claude RokensDespi parmi les 6 inculpés, La Libre Belgique, . Fin , une vingtaine d'inculpés ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel par la Chambre du Conseil de CharleroiLe dossier «Carolo-bis» en correctionnelle, Vers l'Avenir,
"Despi" et la chaudière de Carcassonne C'est l’histoire d’une chaudière qui était destinée à chauffer l’eau de la piscine d’une maison à CarcassonneChaudière de Carcassonne: 2 à 3 ans requis, La Meuse, . La chaudière a été installée fin 2004 et payée par la Ville de Charleroi alors que la maison appartient aux fils de l’ancien échevin Claude Despiegeleer. Claude Despiegeleer et son ancien bras droit à la Ville Jean-Pol Incecca doivent répondre de faux et de détournement : le Parquet estime qu’ils ont manœuvré pour que la Ville de Charleroi paie les de la chaudière.
L'affaire se juge fin 2008/. Les avocats de Claude Despiegeleer et de Jean-Pol Incecca plaident l’acquittement. Ils critiquent la procédure : illégale, elle entraînerait la nullité des poursuites et du procès. M Luc Misson, à la défense de Despiegeleer, estime que les poursuites sont illégales : la juge d’instruction aurait enquêté sur la chaudière avant même d’en être saisie par un réquisitoire du Parquet. Les arguments développés sont essentiellement basés sur la procédure. Quant au fond, c’est le doute que plaident les avocats : comme on ne parvient pas à identifier précisément le bon qui a servi à payer le chauffagiste, il est impossible de prouver qu’il a été commandité par Despiegeleer par le biais d’InceccaAcquittement demandé pour l’ex-échevin Despiegeleer, Le Soir, .
Le , le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné Claude Despiegeleer, un an de prison avec sursis de cinq ans, et euros d’amende avec sursis pour les quatre cinquièmesDespi prend un an avec sursis, Le Soir, . Le , la cour d'appel de Mons alourdit la peine à deux ans de prison avec sursis. Le président de la cour insiste sur le fait qu'Sanction alourdie pour Despi, Le Soir, . Le pourvoi en cassation introduit à la suite de cette confirmation de condamnation a été rejetéCassation: pourvoi rejeté pour Despiegeleer dans l'affaire de la chaudière , l'Avenir (Belgique), .
Les marchés publics truqués Selon le parquet de Charleroi, depuis au moins dix ans de nombreux marchés publics sont truqués par l'hôtel de ville. Le système mis en place par l'administration communale consistait en la scission de certains marchés publics en vue d'éviter d'avoir recours à des appels d'offres, ainsi qu'en l'utilisation de faux bons de commande, favorisant ainsi des firmes « amies » de remporter ces marchés publics.
En 2006, les hauts fonctionnaires responsables du département Économies d'énergie, Patrick Roeland et Jean-Pol Incecca, appartenant au service dont avait été responsable l'échevin Claude Despiegeleer au sein du département des Bâtiments publics de Charleroi, sont inculpés dans ce dossier.
Le , quelques jours après les élections communales, le bourgmestre de Charleroi, Jacques Van Gompel est inculpé de faux, usage de faux et détournement par fonctionnaire public. À la suite de son inculpation et de son incarcération, il démissionne de son poste de bourgmestre de Charleroi. Il a été placé sous mandat d'arrêt et transféré à l'institution pénitentiaire de Jamioulx. Le premier échevin de Charleroi, le socialiste Jean-Pol Demacq assure la fonction de bourgmestre jusqu'au .
La justice reproche notamment à Jacques Van Gompel d'avoir commis un faux au cours du collège communal du , auquel aurait également participé les échevins socialiste Marc Parmentier, devenu président du CPAS, Jean-Pol Demacq, toujours échevin de l'Éducation, et Léon Casaert, devenu bourgmestre ainsi que le receveur communal Pierre Oversteyns et le secrétaire communal Eric LecomteLe bourgmestre de Charleroi sera entendu ce mercredi, 7sur7, 13 mars 2006.
Le , le receveur communal Pierre Oversteyns, responsable de tous les paiements effectués par la Ville de Charleroi, et le secrétaire communal Eric Lecomte sont inculpés pour faux et usage de faux par fonctionnaire public par la juge France Baeckeland, mais laissés en libertéLe receveur communal de Charleroi inculpé, Le Vif/L'Express, . La justice reproche à Pierre Oversteyns d'avoir effectué le payement de bons de commande antidatés signés par Jacques Van Gompel, et à Eric Lecomte de ne pas avoir contrôlé la légalité de ces transactions. À la suite de leur inculpation, les deux hauts fonctionnaires ont été suspendus de leur fonction par le collège communal.