thumb|UNIC au Salon de l'Automobile de Paris en 1905. Unic était un constructeur français de voitures de tourisme et de camions. Unic a également produit des autocars.

Malgré le succès rencontré sur le marché français (il n'y avait quasiment aucun produit exporté à cette époque), la société Unic doit son équilibre financier aux bons vouloirs du baron Henri de Rothschild.Son décès en 1947 survient alors que le redressement indispensable après les dommages causés par la Seconde Guerre mondiale aurait nécessité de lourds investissements.Fragilisé comme ses concurrents français — Saurer France et Talbot — la direction d'Unic doit se résoudre à céder la société.

Unic, tout comme Saurer France et Talbot en 1952, est racheté par Henri Théodore Pigozzi, alors patron de Simca, qui a toujours été soutenu financièrement par la famille Agnelli (fondatrice et propriétaire du groupe Fiat).Unic S.A. sera ensuite intégré dans Fiat V.I. en 1966 puis dans le groupe Iveco lors de sa création en 1975.La marque commerciale disparaît en 1984.

En 1984, l'usine de Trappes qui assurait la fabrication depuis 1975 des véhicules spécifiques UNIC et des modèles Fiat V.I. pour le marché français, sera transformée en magasin de pièces de rechange, à la suite du rejet de la participation d'Iveco-Unic à un appel d'offres de l'Armée française, car celle-ci ne souhaitait pas de moteurs Fiat produits à l'étranger sur ses camions.

Histoire thumb|Réclame de 1923 (L'Illustration). Établissements Georges Richard : 1893-1906 En 1893, Georges Richard commence par fabriquer des bicyclettes puis des chariots motorisés.

Au du Cycle, Georges Richard expose une voiturette baptisée « Poney » mue par un moteur Benz de ; Henry Hamon est d'une grande aide technique dans sa conception.Elle sera produite jusqu'en 1902 sous les carrosseries les plus variées, comme cela était de coutume à l'époque.Georges Richard se passionne pour les courses de voitures. En 1898, il participa à Marseille-Nice qu'il remporte dans la catégorie voiturette.

En 1900, la société devient « Sté des Anciens Établissements Georges Richard ». Peu après, un jeune et brillant ingénieur fait son apparition : Henri Brasier. Une nouvelle voiture de course de est présentée.

Société Georges Richard & Cie puis Société des Automobiles Unic : 1906-1949 vignette| Unic (1907). vignette|Action de la Societe nouvelle des Automobiles « Unic » en date du 13 mai 1930. En 1903, Georges Richard prend le départ de la course Paris-Madrid.Marcel Renault y perdra la vie à la suite d'une sortie de route et Georges Richard sera gravement blessé, quand sa voiture se retournera dans un fossé.Le baron Henri de Rothschild venu visiter le blessé propose son aide financière, Georges Richard obtient des fonds nécessaires pour fonder à Puteaux la société anonyme « Georges Richard & » en 1906. La gamme de moteurs d’Unic en 1907 était la suivante : Moteur bicylindre 10/12 CV de 1798 cm³ avec un alésage de 102 mm et une course de 110 mm. Moteur quatre cylindres 12/14 CV de 1944 cm³ avec alésage de 75 mm et course de 110 mm. Moteur quatre cylindres 16/20 CV de 2616 cm³ avec un alésage de 87 mm et une course de 110 mm. Moteur quatre cylindres 24/30 CV de 3791 cm³ avec un alésage de 102 mm et une course de 116 mm.

Il propose à Henry Hamon, ami de longue date, issu d'une riche famille, de devenir concessionnaire exclusif UNIC pour la vente et la réparation des véhicules dans toute la région Île-de-France.Henry Hamon achète un garage à Levallois, puis en 1921 l'affaire étant lancée, il achète un grand terrain à Boulogne-Billancourt au 43 boulevard Jean-Jaurès. Le but est de construire des véhicules simples et fiables, de cylindrée moyenne pour toucher une très large clientèle.Les véhicules ne devant pas être que des automobiles particulières mais aussi des utilitaires, c'est ce qui donnera l'idée de la marque Unic.La construction de la première usine, quai National à Puteaux (aujourd'hui le quai De Dion-Bouton) est lancéeGazoline , décembre 2011., afin de fabriquer des véhicules « uniques » pour différentes utilisations.À ses débuts, l'entreprise ne fabrique que des voitures légères et des taxis. Tous les modèles reçoivent des organes communs sous un même capot radiateur, allumage, carburation, boîte de vitesses… C'est le début de la rationalisation des productions.La gamme s'étoffe rapidement et compte pas moins de quatre modèles en 1918. Une importante commande de châssis 16/20 HP carrossés en taxis est passée par la principauté de Monaco. Ce modèle sera aussi vendu à à Londres.

En 1922, la firme construit son premier véhicule industriel, la camionnette L2D.Le fondateur de la société, Georges Richard, meurt des suites d'un accident de la route à Rouen et c'est son principal collaborateur, Georges Dubois, qui lui succède à la tête de l'entreprise.À partir de 1930, la demande de véhicules utilitaires s’accroît fortement. Unic présente au salon de l'automobile de Paris (1931) son premier gros moteur Diesel fabriqué en France. C'est un moteur Mercedes OM 5 à six cylindres en ligne, développant et fabriqué sous licence dans l'usine de Puteaux par Codra (Compagnie des diesels rapides), filiale d'Unic, spécialement créée pour l'exploitation de la licence Mercedes. Ce moteur va être monté en 1932 sur deux nouveaux modèles lourds, les premiers de la marque, le CD 2 () de et le CD 3 () de . (NDR : CD pour Codra Diesel).

En 1933, Unic est le premier constructeur français à proposer une gamme complète de véhicules industriels de 3 à .En 1934, Citroën Kégresse présente le semi-chenillé P107, successeur du P17. Pour des raisons financières propres à ces temps de crise, la production en série n'a pas lieu chez Citroën mais chez Unic qui a, entre-temps, acheté la licence. de semi-chenillés P107 et TU 1 seront produits jusqu'en .En 1935, les utilitaires U4D et U6C sont lancés. Une nouvelle série de camions et camionnettes est lancée, la série « S ». Elle restera en fabrication jusqu'en 1939. Ce sera la dernière production de camionnettes de la marque qui se consacrera ensuite uniquement aux camions.

En 1939, Georges Dubois décide, comme Marius Berliet, d'abandonner la fabrication des automobiles de tourisme pour se consacrer exclusivement aux camions et véhicules industriels.Cette même année, les ingénieurs du bureau d'études mettent au point un système d'injection qui va permettre à Unic de s'affranchir de la licence Mercedes et présente son premier moteur Diesel, un six cylindres de étroitement dérivé du moteur Mercedes.

À partir de 1939, Unic produit pour l'Armée les voitures sanitaires S 20 et des camionnettes bâchées S 27 de . En , la situation militaire de la France se dégrade au point que la direction d'Unic décide de déplacer tout l'outil de production dans l'usine Marot de Niort, dans les Deux-Sèvres.Avec l'armistice, signé en , et l'arrivée de gradés allemands pour diriger les usines des principales entreprises françaises, incitent la direction d'Unic à réintégrer, dès l'été, le site de Puteaux pour ne pas risquer de tout perdre du fait de l'absence d'activité qui reprend, mais au ralenti.

vignette|Camion Unic équipé d'un gazogène.

En 1943, Unic rejoint le groupe des fabricants de gazogènes avec « La Lilloise » et « Gohin-Poulenc », conformément aux directives du plan établi par Paul-Marie Pons, chef du service des gazogènes au secrétariat d'Etat à la production industrielle.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, juste avant la libération, le gouvernement français décide de regrouper les industriels du secteur automobile pour mieux répartir les matières premières contingentées devenues rares et sauver ce qui peut l'être encore. Paul-Marie Pons, directeur du COA (Comité d'organisation de l'automobile) lance un nouveau plan pour ce secteur d'activité et regroupe les sociétés Camions Bernard, Delahaye, Laffly Simca et Unic dans le « Groupement Français de l'Automobile - GFA ». Unic vivote jusqu'en 1944 avec une production quasi nulle mais l'objectif est de conserver l'outil de production pour ne pas qu'il tombe aux mains des nazis.Durant cette période, des liens étroits sont noués entre Unic, Simca et Delahaye. Le plan Pons avait attribué au GFA la construction de 3 modèles : un petit camion de 3,5 tonnes attribué à Laffly, un camion moyen de 5/7 tonnes attribué à UNIC qui reprendra la production du SU 55 de 5 tonnes et du SU 75 de 7 tonnes datant de la fin des années 1930.1.385 exemplaires seront fabriqués entre 1944 et . Le dernier modèle, un camion lourd de 15 tonnes a été attribué à Bernard.

En 1945, Unic lance la gamme de camions à capot série ZU qui n'est, en fait, que l'ancienne gamme SU équipée d'un moteur diesel. La cabine recevra quatre projecteurs intégrés dans les ailes avant en 1955 sur la série Vosges de petit tonnage.

En 1947, le baron Henri de Rothschild, forcé d'émigrer en Argentine en 1939, décède. L'année suivante, Georges Dubois décède à son tour et René Copin prend la direction de la société. En , Unic connait une grave crise financière et technologique, l'outillage est obsolète et, trop fragilisée, la société n'a pas la possibilité de trouver de nouveaux financements. Henri Théodore Pigozzi, le patron italien de Simca qui a bien connu René Copin au GFA depuis 1943, se propose de participer largement à une grosse augmentation de capital, pour financer la construction de nouveaux ateliers et surtout l'achat de machines-outils modernes.

En septembre 1949, la direction générale de Fiat (réel propriétaire de Simca) autorise et finance le rachat d'Unic par Simca et constitue ainsi la branche poids lourds de la nouvelle société Simca Industries. À l'origine, l'objectif était d'arrêter la fabrication de poids lourds et récupérer les ateliers d'UNIC pour augmenter la production d'automobiles que Simca n'arrivait pas à fabriquer dans son usine de Nanterre, devenue trop exiguë, même après l'intégration de Talbot et de Ford France. René Copin arrive à convaincre Pigozzi que la production de camions allait avoir un avenir florissant. Pigozzi décide alors d'arrêter la production des automobiles Talbot.

Simca Industries-Unic : 1950-1974 Après ce changement de management, Unic lance le ZU 61 en 1950. En 1951, le GFA est démantelé et Unic produira seulement 636 châssis de camions cette même année. Dès 1951, la nouvelle équipe du bureau d'études UNIC, épaulée par des ingénieurs italiens de Fiat V.I., met fin aux problèmes de moteurs avec des versions enfin fiabilisées des moteurs 4 et 6 cylindres diesel. La gamme des camions Unic va s'étoffer et monter en poids. Les anciens modèles ZU 51R, 61R et 71R de la série 1R sont remplacés par les ZU 52, 62 et 72 de la série 2 aux poids augmentés.

À partir de 1952, Unic est complètement intégré dans le groupe Simca et en devient la division véhicules industriels à travers la filiale Simca Industries. Les camions UNIC arborent à l'arrière la plaque de la marque Simca Industries. La production qui a connu son plus bas, repart à la hausse. En 1952 Unic produit 809 châssis. En 1952, le ZU 72 de 15 tonnes est remplacé par le ZU 72R de 17 tonnes, les ZU 53 et 63 remplacent les ZU 52 et 62. En 1953, Unic lance le ZU 35 de 8 tonnes.