Théophile Marie Brébant () est un officier français qui participa à la Première Guerre mondiale, à la Guerre du Rif et à la Seconde Guerre mondiale. Il termina sa carrière avec le grade de colonel.

Carrière Engagé le jusqu'au , il fut incorporé au cours de sa carrière dans les unités suivantes : RI · REI · REI · RI · RI · RI.

La Première Guerre mondiale

Pendant la Première Guerre mondiale, il est commandant de compagnie et reçoit durant la campagne quatre citationsj.o 13 du .

L'entre-deux-guerres

Après la guerre, il est nommé comme capitaine dès le au Maroc, où il se fait remarquer le dans la région de Fez avec la du étranger (RMLE) en assurant la protection du flanc gauche menacé par les insoumis. Il n'a décroché qu'à 18 heures, donnant ainsi le temps nécessaire à la de s'installer sur les nouvelles positionsj.o le . Il est présent au Maroc jusqu'au affecté au Étranger notifiée (service).

Puis réintégré en France au d'infanterie (Rennes) à compter du , où il prend le commandement de la jusqu'au .

Le , il prend les fonctions de capitaine major de fortification au camp de Zimming au d'infanterie de forteresse où il reçoit un témoignage de satisfaction du général commandant la région fortifié de Metznote n.2691 du :

La Seconde Guerre mondiale

Il est affecté au d'infanterie (au Mans) le , commandant du jusqu'au . Au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, il commande un régiment qui est engagé dans la zone d'armée D le , où il a pour mission de tenir le village de Berny-en-Santerre avec le du du Mans qui se trouve réduit par les assauts des chars et de l'infanterie ennemie. Il est alors cité à l'ordre de l'arméeordre n.1094 le état des services 28526/41 dérogation ministère de la défense -005768 Lors des combats qui se sont déroulés du au , il s'est emparé, à la tête de son bataillon, d'un village tenu par l'ennemi en prenant directement le commandement de ceux qui hésitaient devant une contre-attaque ennemie, les a portés en avant, les galvanisant par son exemple.

Il est prisonnier du au en Allemagne à Hoyerswerda, au camp d'Elsterhorst « Oflag IVD » en Silésie à la limite de la frontière germano-polonaise.

Le , de retour en France, il est soigné à l'hôpital du Val de Grâce. Puis il est placé en convalescence jusqu'au . Ensuite, il est rayé des cadres de l'armée et placé en retraite.

Rappelé à l'activité le , il est affecté au bureau de garnison du Mans, jusqu'au . Promu au grade de lieutenant-colonel de réserve à titre définitif le .

Autorisé à servir par contrat de six mois renouvelable, il se voit confier par le colonel directeur des DPGA (dépôts de prisonniers de guerre de l'Axe) de la décision numéro 6008 CAB du , le commandement du dépôt 403 PGA (Camp de prisonniers allemands à Mulsanne) (Sarthe) du au M.

Démobilisé à l'expiration de son contrat, âgé de 57 ans, il se retire au Mans, 101 rue du Bourg-Belé. Il est ensuite rayé des cadres de réserves de l'armée de terre par décret du . Il décédera le à Guingamp à l’âge de 75 ans.

Témoignages Recherche de témoignage : par le commandant Pocard Michel, ancien du R.I., président de l'amicale du même régiment du (Mans)revue de l'organe de l'amicale des R.I. fondée en 1915, dans les tranchées par le sergent R. Clain, du , au secteur des marquis).

Écrit par le lieutenant Jacques Eynaud De Faÿ de Solesmes (Sarthe)livre le solitaire de Bellefontaine les éditions du cèdre Paris - (archives château de Vincennes) le Lt Jacques Eynaud De Faÿ était le chef de la section des mitrailleuses, sous les ordres du commandant Brébant alors chef du du d'infanterie du Mans (né le 8 mars 1909, décédé le 19 février 2009). (frère de Jean Eynaud de Faÿ) 1937-1940. Le Commandant Brébant était un homme sec, au visage buriné par le temps, la grande guerre et les campagnes de la légion étrangère, connu pour sa sévérité, ses exigences sur la tenue, son besoin d'action, sa parole brève, ses ordres précis, il en imposait à tous. Mais il était foncièrement bon, il avait comme surnom « vieux brave » et si, entre soi, on se permettait de l'appeler ainsi, c'est par sentiment respectueux d'amitié. Écrit par le Lieutenant Jacques Eynaud De Faÿdu livre le solitaire de Bellefontaine les éditions du cèdre Paris - (archives château de Vincennes) le Lt Jacques Eynaud De Faÿ était le chef de la section des mitrailleuses, sous les ordres du commandant Brébant alors chef du du d'infanterie du Mans (né le 8 mars 1909, décédé le 19 février 2009) « Cette génération d'officiers a donné à la France plus que leur vie, une grandeur d'âme. »

Par Robert Levêque de Villeparisis, voir texte de témoignage (Seconde Guerre mondiale du R.I)(Témoignage de Robert Levêque dans la revue du 117 R.I. typographie plon, 8 rue Garancière Paris librairie Plon. Monsieur Robert Levêque était un soldat dans la compagnie de transmissions du R.I., appartenant au (Bataillon Brébant) Bataillon. Il a été reconnu comme « brave » par le Président de la République Monsieur Nicolas Sarkozy a reçu la médaille militaire le 7 septembre 2008 à Fontainebleau). : De la bouche du commandant Brébant à son bataillon. « Nous allons nous battre. Devant l’ennemi, s'il y a un déserteur qui provoque la mort de son camarade, j’ai une balle pour lui dans mon revolver. Si vous voyez que je fuis ou que je ne suis pas à la hauteur devant l’ennemi, abattez-moi. » Au début, ses hommes ne l’appréciaient guère, certains disaient : « dès les premiers accrochages avec l’ennemi, la première balle serait pour lui ». Voyant le courage de cet officier combattant l’ennemi avec un héroïsme d'un grand chef, galvanisant son bataillon, à chaque demande de sa part, concernant un volontaire pour allez de l’avant avec lui, ce n’était pas un, mais vingt, trente, quarante, cinquante qui se portaient volontaires. Le commandant était debout, il portait ses yeux à ses jumelles, les balles lui sifflaient dessus, nous étions allongés avec le capitaine : « mon commandant vous allez vous faire tuer. » Le commandant répliqua « mon capitaine, si je me fais tuer, vous viendrez me remplacer. » Toujours en avant des voltigeurs pour tirer ses câbles de transmissions, le soldat Levêque, repéré par un avion mouchard ennemi, sur la demande du commandant les postes de transmissions ont été mis dans un puits, car les tirs de l’artillerie ennemie se rapprochaient, de plus en plus. Le soldat Levêque Robert a combattu avec l’héroïsme d’un ancien de la grande guerre, comme tous ses camarades du bataillon, étant galvanisé par le commandant Brébant. « Nous nous allongions tellement bas que nous avions nos vareuses striées de marques de balles. J’ai un camarade qui m’a remplacé à l’endroit où j’avais tiré des centaines de balles, les douilles étaient encore toutes chaudes, il a reçu entre les deux yeux une balle, il s’était marié il n’y avait pas si longtemps, pauvre de lui. J’ai dû certainement tuer des Allemands ? « Si nous avions pu avoir les mêmes équipements que l’ennemi, les données auraient changé. L’ennemi était étonné de voir la résistance acharnée du RI. » Après plusieurs jours de combat, le commandant Brébant, puis le reste de son bataillon, se sont rendus faute de munitions. L’ennemi était effaré par l’audace et le courage de cet officier puis de ces quelques soldats mal équipés. « Actuellement, moi je pense à Bazeilles, la dernière cartouche 1870. » L'ennemi a rendu hommage au bataillon comme si s’était un de leurs régiments de fer (régiment d'élite). Le commandant dit « soyez fiers de vous, de votre régiment, vous vous êtes bien battus, la tête haute, attacher vos vareuses, ils vont nous rendre les honneurs militaires. Honneur et respect à nos morts. »

Robert Levêque dit « Nous nous sentions invulnérables avec notre commandant, il aurait pu et dû finir général ».

Famille Son frère, monsieur Albert Marie Brébant, né en 1898 à Ploumagoar, un des plus jeunes engagés de la Marine nationale à 16 ans et demij.o 308/DEF/DAJ/AA4 du 16.04.1981 Marine nationale a combattu pendant toute la Première Guerre mondiale et a reçu la croix de guerre avec plusieurs citations. Son beau-frère, monsieur Hubert Mespléde, né en 1903 et sous-officier de carrière, a reçu l'ordre honorifique, la Nichan Iftikhar, puis la médaille militaireGrande Chancellerie de la Légion d'honneur, bureau de la Médaille militaire, 1 rue de Solférino 75700 Paris 07 SP.. Son deuxième beau-frère, le professeur monsieur André Lemariey., un des créateurs de l'ORL infantile, chef du service à l'hôpital Trousseau de Paris. Ancien interne des hôpitaux de Paris lauréat de l'assistance publique (prix d'otologie 1927) Assistant du service de Laryngologie de l'hôpital Saint-Antoine. Ancien moniteur de tubage et de trachéotomie à l'hôpital Trousseau. Maintenant, un pavillon porte son nom Il écrit un livre en 1965 qui s'intitule "Mesnil-Perrey Terre Normande" tiré en 300 exemplaires numérotés, réservés aux souscripteurs.. Une rue porte son nom « Rue du Professeur Lemariey » dans la commune de Vieux-Port dans l'Eure 27680. Son troisième beau-frère, monsieur Grosfilley Rober, diplômé de l’Ecole libre des sciences politiques. Ancien chef des services politiques de Ce Matin-Le Pays (1947-51), Chargé de mission auprès du haut-commissaire de la République, gouverneur général de Madagascar (1948-49), Attaché au cabinet de Pierre de Chevigné, secrétaire d’Etat à la Guerre (1951-52), Chargé de mission au cabinet du même (1952), Conseiller technique (1952-54), Chargé de mission au cabinet de Pierre Schneiter, président de l’Assemblée nationale (1955-56), Chef adjoint de cabinet de Robert Lecourt, garde des Sceaux, ministre de la Justice (1957-58), Chef adjoint de cabinet de Robert Buron, ministre des Travaux publics, des Transports et du Tourisme (1958-59), Chef de cabinet de Robert Lecourt, ministre d’Etat (), Chef de cabinet du ministre d’Etat chargé du Sahara, des départements et des territoires d’outre-mer (1959-61), Chargé des relations extérieures (1964), Conseiller du président (1985-93) de Nestlé France, Directeur adjoint de cabinet du ministre de la Coopération, Pierre Abelin (1974-76), Conseiller technique du ministre de la Qualité de la vie, André Fosset (1976), Conseiller du président de l’Assemblée nationale, Edgar Faure (1976-78), Ancien membre du comité directeur du Centre des démocrates sociaux, Membre du Club de Dakar et du Comité international de l’Afrique noire. Décoration(s) : Officier de la Légion d’honneur, Chevalier du Mérite saharien.

Hommage On trouve aujourd'hui une rue au nom du « Colonel Brébant » à Guingamp et à Ploumagoar.

Décorations 106px|Commandeur de la Légion d'honneur106px|Croix de guerre 1914-1918106px|Croix de guerre 1939-1945106px|Croix de guerre des théâtres d'opérations extérieurs106px|Croix du Combattant106px|Médaille coloniale106px|Médaille commémorative de la guerre 1914-1918106px|Médaille Interalliée 1914-1918106px|Médaille commémorative de la guerre 1939-1945106px|Insigne des blessés militaires106px|Médaille commémorative de la bataille de la Marne106px|Médaille commémorative de la bataille de Verdun106px|Médaille commémorative de la bataille de la Somme

Intitulés des décorations françaises 50px* Chevalier le 40px* Officier le * commandeur le Commandeur de la Légion d'honneurAttestation de la Grande chancellerie de la Légion d'honneur au grade de commandeur le Croix de guerre 1914-1918 (4 citations dont 1 à l'ordre de l'armée) Croix de guerre 1939-1945 (2 citations à l'ordre de l'armée) Croix de guerre des TOE (1 citation à l'ordre de la division) Croix du combattant Médaille coloniale avec agrafe Maroc Médaille commémorative de la guerre 1914-1918 avec agrafe Engagé volontaire Médaille interalliée 1914-1918 Médaille commémorative de la guerre 1939-1945 avec agrafe France Insigne des blessés militaires avec deux étoiles (2 fois blessé : le 16/06/1915 près d'Arras par éclat d'obus et le 31/07/1918 brûlure par de l'ypérite) Médaille de la Marne Médaille commémorative de la bataille de Verdun (1916)