Ghofrane Haddaoui est une jeune fille de nationalité française, d'origine tunisienne, tuée à coup de pierres, dont le corps fut découvert sans vie dans un terrain vague, près du centre commercial Grand Littoral à Marseille le . Sa lapidation la veille suscita, après un temps d'indifférence, l'indignation sur la condition des jeunes filles des quartiers dits sensibles en France.
Description Née à Tunis, issue d’une fratrie de six, Ghofrane Haddaoui avait travaillé dans une société de nettoyage puis comme vendeuse. Avant sa mort, elle suivait une formation d’aide ménagère pour personnes âgéesSophie Bouniot, « Les meurtriers présumés de Ghofrane aux assises », L'Humanité, 10 avril 2007..
Terrence, l'accusé principal, fut interpellé le et reconnut les faits pendant sa garde à vue. Selon lui, la jeune fille avait accepté de le suivre tard dans la nuit, avant de changer d'avis, de lui expliquer qu'elle avait un autre copain et qu'elle devait se marier avec lui. et sous l'effet combiné de l'alcool et du cannabis« La lapidation de Ghofrane: ouverture du procès », L'Express, 10 avril 2007., il la gifla violemment, puis s'acharna sur elle , en lui jetant de grosses pierres sur la tête, selon ses propres déclarations. Il était accompagné d'une autre personne, lui aussi mineur violent« Le meurtre de Ghofrane devant les assises des Bouches-du-Rhône », Le Nouvel Observateur, 10 avril 2007.. L’autopsie permit d’établir qu’une trentaine de coups sur la boîte crânienne avaient entraîné des lésions cérébrales et une hémorragie à l’origine de la mort.
Le meurtrier fut confondu par le recel du téléphone portable de la victime. S'étant vanté de son forfait, il fut identifié par la mère de la victimeMichel Henry, « La lapidation de Ghofrane aux assises », Libération, 11 avril 2007.
Une marche silencieuse fut organisée dans les rues de Marseille, en présence notamment du chanteur Jean-Jacques Goldman. Le mouvement Ni putes ni soumises apporta un temps son soutien à la mère de Ghofrane, Monia Haddaoui« Les 2 meurtriers de Ghofrane condamnés à 23 ans de prison », 15 avril 2007, Le Nouvel Observateur..
La cour d'assises des mineurs des Bouches-du-Rhône condamna le les deux jeunes de 19 et 20 ans (mineurs au moment des faits) à 23 ans de réclusion criminelle. L'avocat général avait réclamé la peine maximale de 30 ans ; l'excuse de minorité ne fut pas retenue. L'un des accusés passa aux aveux devant la cour. La famille se déclara satisfaite du verdict« Les meurtriers de Ghofrane condamnés à 23 ans de prison », Le Figaro, 13 avril 2007..
Notes et références
Bibliographie Monia Haddaoui avec Anne Bécart, Ils ont lapidé Ghofrane, Éditions des femmes, 154 p.
Haddaoui, Ghofrane Catégorie:Féminicide en France Catégorie:Octobre 2004 en France Catégorie:Histoire de Marseille