La rue Descartes est une voie située sur la montagne Sainte-Geneviève dans le quartier de la Sorbonne du de Paris.
Situation et accès
vignette|redresse|gauche|La rue Descartes à la jonction de la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève.
Cette rue commence rue de la Montagne-Sainte-Geneviève (place Jacqueline-de-Romilly) et finit rue Thouin (anciennement rue de Fourcy et rue des Fossés-Saint-Victor). Elle est prolongée au sud par la rue Mouffetard dans le Quartier latin, ce qui explique la présence de nombreux commerces tels que pubs, bars à chicha, traiteurs libanais, bars-restaurants et bazars.
Du fait de la présence de ces nombreuses activités, la rue est très fréquentée par les touristes qui aiment l'aspect « villageois » de la place formée par le croisement des rues Descartes, de la Montagne-Sainte-Geneviève et de l'École-Polytechnique.
La cour du lycée Henri-IV, mitoyenne avec la rue, porte le nom de cour Descartes ; il s'agit de la cour qui mène à la cantine du lycée.
Origine du nom vignette|redresse|gauche|Portrait de René Descartes, d’après Frans Hals. Elle porte le nom du philosophe, écrivain et scientifique René Descartes (1596-1650)..
Historique La rue faisait partie de l'ancienne voie gallo-romaine allant de Lutèce à Fontainebleau« La ville gallo-romaine au », Atlas historique ..
vignette|gauche|redresse|Rue Bordelle (« R.bordelle ») entre l'église Saint-Étienne et la porte Bordelle de l'enceinte de Philippe Auguste (plan de la Tapisserie, 1540).
Dès 1259, on trouve cette rue sous le nom de « rue Bordet », parce qu'elle conduisait à la porte Saint-Marcel que l'on nommait aussi « porte Bordet » à cause de la famille de Bordelles, une famille très connue au , qui y vivaitJean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris.. Ce nom a largement varié en « rue Bourdet », « rue Bourdelle », « rue Bourdeille » et « rue BordelleJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, . ».
Elle est citée dans Le Dit des rues de Paris de Guillot de Paris sous la forme « rue de la Porte De Saint-Marcel ».
Elle est citée sous le nom de « rue de Bourdeille » dans un manuscrit de 1636.
Elle est officiellement nommée « rue Descartes » en 1809 mais on la trouve encore en 1812 sous le nom de « rue Bordet » comme dans l'ouvrage de Jean de La Tynna.
Au elle était située dans l'ancien Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Saint-Jacques », îlot , cote F/31/96/28, îlot , cote F/31/96/29, îlot , cote F/31/96/30, îlot , cote F/31/96/39, îlot , cote F/31/95/09, îlot , cote F/31/95/12., puis dans le après la création de ce dernier en 1859. Les numéros de la rue étaient noirs au début du . Le dernier numéro impair était alors le 53 et le dernier numéro pair était le 32.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Côté impair, la rue longe les anciens bâtiments de l'École polytechnique, aujourd'hui occupés par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Ces bâtiments de l’ancienne École polytechnique, jusqu’en 1976, ont ensuite été attribués à l'Institut Auguste-Comte, avant d'être occupés depuis 1983 par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. En 1984, profitant de l'immensité des locaux, on y a également installé la Mission des Archives nationales. Le Collège de France a également récupéré une partie des locaux. Le rapport Larrouturou, remis en , préconise leur réversion à une des universités parisiennes. 11 à 19 : accès au jardin Carré.
Côté pair, des boutiques, cafés et restaurants.
juste avant la rue Mouffetard : une fresque de Pierre Alechinsky accompagnée d'un poème d'Yves Bonnefoy est peinte sur le flanc d'un immeuble. : site Sainte-Geneviève du Cercle national des armées. : le poète Paul Verlaine s'installe à cette adresse, hôtel de Montpellier, en Bernard Bousmanne, Verlaine en Belgique, 2015, .. : emplacement du cabaret « Au Roi Clovis » où les quatre sergents de La Rochelle (Jean-François Bories, Jean-Joseph Pomier, Marius-Claude Raoulx et Charles Goubin) préparèrent leur complot. : presbytère de l'église Saint-Étienne-du-Mont (monument historique) ainsi que l'arrière du lycée Henri-IV. L’hôtel est construit, au , pour Louis d'Orléans, fils du Régent. Qualifié de « Pieux », le duc se retire dans son hôtel à la mort de son épouse, survenue à la deuxième année de leur mariage. Il vécut de manière austère, sa seule occupation est la fréquentation de l’abbaye Sainte-Geneviève voisine. : emplacement du cabaret Le Cheval d’or, évoqué par l’écrivain Georges Perec dans le 289 fragment du recueil Je me souviens. : immeuble où Paul Verlaine est mort dans un atelier mansardé du dernier étage le Plaque commémorative sur la façade.. Ernest Hemingway occupa cet atelier en 1922« Paris dans les pas des grands hommes », L'Express Thema, dernier trimestre 2015, .. : l’allée est une ancienne sortie de l’abbaye Sainte-Geneviève..
Au niveau des et 50 : emplacement de l'ancienne porte Bordet ou porte Bordelles, ou porte Saint-Marcel, près de la rue ThouinUne partie du mur est visible dans les caves d'un restaurant indien, situé au 12, rue Thouin.. Depuis la rue Thouin, la rue suit le tracé exact de l’ancien pont de bois fermé par une herse. Il menait au pont-levis de la porte Bordet..
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
Catégorie:Rue dans le 5e arrondissement de Paris Catégorie:Ancien nom de voie parisienne Catégorie:Voie citée dans le Dit des rues de Paris Catégorie:Voie citée dans rues de Paris en 1636 Catégorie:Voie de Paris se référant à un nom d'homme